Jean Raspail « Aujourd'hui, "Le Camp des Saints" pourrait être poursuivi en justice pour 87 motifs »
Il y a trente-huit ans, Jean Raspail
faisait scandale en publiant « Le Camp des Saints », roman dans lequel
il imaginait le déferlement de populations du tiers-monde, poussées par
la faim et la misère sur les côtes françaises.
Un million de boat people prenaient pied sur notre territoire, en avant-garde d'une inéluctable invasion.
Le gouvernement atermoyait, puis cédait.
Mais une poignée de patriotes résistait jusqu'au bout, les armes à la main...
Avec la nouvelle législation en vigueur, la réédition de cet ouvrage serait susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
Jean Raspail en prend le risque, et nous explique pourquoi.
Un million de boat people prenaient pied sur notre territoire, en avant-garde d'une inéluctable invasion.
Le gouvernement atermoyait, puis cédait.
Mais une poignée de patriotes résistait jusqu'au bout, les armes à la main...
Avec la nouvelle législation en vigueur, la réédition de cet ouvrage serait susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
Jean Raspail en prend le risque, et nous explique pourquoi.
Publié le 5 février 2011 à 12:52, mis à jour le 7 février 2011 à 12:53
Sitôt après avoir lu votre roman,
en 1973, Jean Cau s'interrogeait: «Et si Raspail, avec "Le Camp des
Saints", n'était ni un prophète ni un romancier visionnaire, mais
simplement un implacable historien de notre futur?»
Jean Raspail - Bonne question, à laquelle
on frémirait de répondre par l'affirmative.
C'est un livre inexplicable, écrit il y a presque quarante ans, alors que le problème de l'immigration n'existait pas encore.
J'ignore ce qui m'est passé par la tête.
La question s'est posée soudain : «Et s'ils arrivaient?»
Parce que c'était inéluctable.
Le récit est sorti d'un trait.
Lorsque je terminais le soir, je ne savais pas comment j'allais poursuivre le lendemain.
Les personnages ont surgi, inventés au fur et à mesure.
De même pour les multiples intrigues.
Henri Amouroux, passionné d'histoire et de démographie, s'est exclamé après lecture : «Ah, mon Dieu, je n'ai jamais vu de prophète de ma vie, vous êtes le premier!»
Le livre se trouvait simplement en symbiose avec une question fondamentale, devenue aiguë aujourd'hui.
C'est un livre inexplicable, écrit il y a presque quarante ans, alors que le problème de l'immigration n'existait pas encore.
J'ignore ce qui m'est passé par la tête.
La question s'est posée soudain : «Et s'ils arrivaient?»
Parce que c'était inéluctable.
Le récit est sorti d'un trait.
Lorsque je terminais le soir, je ne savais pas comment j'allais poursuivre le lendemain.
Les personnages ont surgi, inventés au fur et à mesure.
De même pour les multiples intrigues.
Henri Amouroux, passionné d'histoire et de démographie, s'est exclamé après lecture : «Ah, mon Dieu, je n'ai jamais vu de prophète de ma vie, vous êtes le premier!»
Le livre se trouvait simplement en symbiose avec une question fondamentale, devenue aiguë aujourd'hui.
