La Haute Autorité de Santé est-elle prise d'un sentiment de panique face à la question des effets secondaires des vaccins, qui s'envenime après l'audition des "anti-vax" par l'Office Parlementaire présidé par Cédric Villani (lire notre résumé de cette séance publié vendredi) ?
En tout cas, son dernier document publié, sur la stratégie vaccinale à mettre en oeuvre cet automne laisse entendre, entre les lignes, que la vaccination obligatoire tant aimée par le gouvernement et ses commanditaires européens soulève quelques problèmes de conscience, désormais.
Il faut absolument lire entre les lignes du communiqué de presse publié par la Haute Autorité de Santé, intitulé “Covid-19 : anticiper une vaccination périodique des plus fragiles”, pour comprendre le malaise qui s’instaure à la tête de l’Etat autour de la vaccination.
Ce document décrit trois scénarios pour l’automne 2022, dont un seul prévoit une “campagne de rappel vaccinal pour la population générale”. Ce scénario est qualifié de “pessimiste”. Les deux autres limitent la vaccination aux personnes immuno-déprimées ou à risque (les plus de 65 ans, en l’espèce).
Pourquoi peut-on parler d’un malaise de la HAS ?
Premier point, on notera cette bizarrerie sur la démarche elle-même “d’anticipation” en matière de vaccination. Comme l’indique la HAS :
