Le 31/10/2016
Manuel Gomez
Si dépendre de la France vous pose problème, Élie Domota, vous pouvez toujours solliciter votre indépendance !
Interrogé par un syndicaliste guadeloupéen, Élie Domota, leader de l’UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), lors de « L’Émission politique », jeudi dernier sur France 2, François Fillon, sans doute non préparé à cette intervention, a tout de même répondu d’une manière sereine et pondérée.
La question était :
Vous avez déclaré, en septembre, que “la France n’était pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique”. Vos propos relèvent du racisme et de l’apologie du crime contre l’humanité.Quelques secondes plus tard, Élie Domota poursuivait :
Les terres ont été acquises de façon criminelle, en 1849, par les propriétaires d’esclaves.Domota, par ces accusations outrancières et hors de propos, estimait que François Fillon « considérait les peuples d’Afrique et d’outre-mer comme des êtres inférieurs ».
Cependant, la réponse de François Fillon laisse quelque peu à désirer :
La France d’aujourd’hui n’est pas coupable. Pas de repentance.
Soit, mais cela implique qu’elle était, peut-être, coupable en 1849 !
L’était-elle ?
Tout d’abord un mensonge : lors de l’abolition de l’esclavage, par la France, en 1848, aucune terre n’appartenait aux esclaves, elles n’ont donc pas pu être acquises, au détriment de ces mêmes esclaves devenus libres, de manière criminelle.