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martes, 26 de marzo de 2019

Le dernier stratagème du régime algérien peut-il réussir?

 
 
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mardi 26 mars 2019

Paniqué par l’ampleur des manifestations populaires, et craignant de les voir évoluer vers un processus révolutionnaire incontrôlable, les vrais maîtres de l’Algérie viennent de tenter un coup de poker destiné à leur permettre de conserver la réalité du pouvoir.
 
En faisant jouer l’article 102 de la Constitution qui autorise à faire constater par le Conseil constitutionnel que le président Bouteflika se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le régime algérien tente en effet de gagner plusieurs mois d’un précieux répit qui va lui permettre de contrôler l’organisation du futur scrutin présidentiel. Explications :
 
1) Faire constater l’incapacité du président Bouteflika permet de vider l’abcès en  donnant une satisfaction à bon compte à une grande partie des manifestants, tout en isolant les jusqu’au-boutistes qui veulent un changement de régime et la fin du système FLN.
 
2) Cette décision permet de replacer l’armée au centre du pouvoir, mais une armée qui joue la carte de la légalité et qui apparait comme ressoudée, un voile ayant été mis sur ses profondes fractures.
 
3) Cette reconnaissance d’inaptitude  ne changera rien au fonctionnement du pouvoir puisque, quasi inconscient depuis plusieurs années, ce n’était plus Abdelaziz Bouteflika qui gouvernait.

domingo, 3 de marzo de 2019

Quand Bouteflika mourra, l’Algérie s’embrasera, et la France souffrira






Publié par Manuel Gomez le 3 mars 2019
 
 
Dimanche 24 février à 20 h 14, selon l’enregistrement des arrivées et départs de l’aéroport de Genève, le « Gulfstream IV » du président Bouteflika s’est posé en Suisse.
 
 
Il s’agit, c’est ce que l’on affirme, d’effectuer ses contrôles médicaux périodiques.
La durée du voyage n’est pas précisée.
Nous sommes le dimanche 3 mars et toujours pas de nouvelles du président.
Est-il toujours en Suisse ?
Est-il dans cet hôpital pour un simple contrôle, comme cela avait été annoncé ?
Est-il dans cet hôpital pour obtenir le certificat médical qui lui permettrait, comme la constitution algérienne le réclame, de présenter de nouveau sa candidature ?
Nous venons d’apprendre que le directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, vient de démissionner (ou a été démissionné ?), est-ce une indication ?
Silence radio, silence de tous les médias, et pendant ce temps-là les manifestations se poursuivent en Algérie, de plus en plus réprimées, puisqu’elles sont interdites.
Vendredi, puisque c’est le jour de revendications des Algériens, le jour de la prière, des dizaines de milliers étaient présents, à Alger et dans toutes les principales villes du pays.
Il y a eu près d’une soixantaine de blessés parmi les forces de l’ordre, une cinquantaine d’arrestations parmi les manifestants et une dizaine de blessés.
Il y a eu un mort également, et il s’agit d’Hassane Ben Khedda, le fils de Benyoucef Ben Khedda, qui fut président du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne).
L’autopsie précisera les causes exactes de son décès.
L’écrivain, Kamel Daoud, était présent lors de cette manifestation.
Il a affirmé que les jeunes Algériens n’ont pas peur.
Sans doute a-t-il raison mais, en revanche, les moins jeunes eux se souviennent et ils ont peur.

sábado, 17 de febrero de 2018

Algérie : le coût de construction de la « mosquée Bouteflika » représente 75 % des exports hors hydrocarbures du pays

                          
 

Par le 17/02/2018

120 000 fidèles, un minaret colossal, des milliards d’euros d’investissement : l’édifice est un vrai défi.

Son chantier concentre tous les maux de l’Algérie. (…)
« Ce projet est celui du président. Tous les moyens sont mis à disposition de ce chantier. Retards, coûts, polémiques, on gère, mais ce n’est pas important. Le plus important, c’est que le projet présidentiel avance… coûte que coûte » : un responsable du projet résume l’état d’esprit ambiant, balayant les couacs et les mésaventures du gigantesque chantier.

Placée presque au centre de l’arc de la côte ceinturant la baie d’Alger, à l’embouchure de l’oued El-Harrach, la plus grande mosquée d’Afrique – et 3e au monde après celles de La Mecque et de Médine – repose sur une assise d’un peu plus de 27 hectares et pourra accueillir 120 000 fidèles. Son minaret – le plus haut du monde, qui culmine à 267 mètres de hauteur (60 de plus que celui de la mosquée Hassan-II de Casablanca) – abritera un musée sur l’art et l’histoire de l’islam en Algérie sur 15 étages.
La salle de prière occupera 20 000 mètres carrés.
Il y aura aussi une bibliothèque de 1 million de livres pouvant accueillir 1 800 personnes, un centre culturel (3 000 personnes), un institut La Maison du Coran et un parking de 4 000 places, sans oublier une salle de cinéma, une salle de conférence, des restaurants, des cafés, des boutiques d’artisanat…
Dès la genèse du projet, les critiques ont fusé. (…)

martes, 30 de enero de 2018

Le naufrage de l’Algérie et ses conséquences

 
 
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Posté le 30 janvier
Au temps de la France, l’Algérie était un territoire prospère.

Des villes avaient été construites, des routes, des hôpitaux et des écoles.
Des terres arides avaient été mises en culture.
Des ressources énergétiques étaient extraites du sous-sol.
Même s’il est devenu politiquement très incorrect de le dire, la France avait, en réalité, créé l’Algérie qui, avant la France, n’était pas un pays, mais juste une bande de terre en lisière du désert, peuplée de quelques hordes tribales et de pirates.
Un mouvement terroriste financé par l’Union soviétique et encadré pour partie par des gens formés dans les rangs de la Waffen-SS a pris forme, le FLN, et a commencé à tuer dès 1954.
Une guerre s’en est suivie que la France n’a pas gagnée, et qui a été soutenue sur le territoire français par les mouvements communistes et par une gauche qui, dès cette époque, avait de la sympathie pour le terrorisme anti-occidental.
L’Algérie a été abandonnée en 1962 par le Général de Gaulle au mouvement terroriste du FLN et, avec l’Algérie, ce sont les Français d’Algérie et les Arabes algériens qui avaient choisi la France qui ont été abandonnés, eux aussi.
L’Algérie indépendante a été soutenue par l’Union soviétique, qui avait financé le mouvement terroriste et lui avait permis d’accéder au pouvoir.
Puis, l’Union soviétique s’est effondrée.
Au moment de l’effondrement de l’URSS, l’Algérie était déjà une dictature délabrée ne survivant que par le gaz et le pétrole.
Ses terres agricoles étaient retournées au désert.
Ses villes, les routes, les hôpitaux, les écoles laissés par la France se détérioraient.
La flambée islamique qui avait commencé à déferler sur le monde arabe frappa aussi l’Algérie et des actes aussi atroces que ceux commis entre 1954 et 1962 par le FLN ont été commis.
Le FLN les a réprimés sur un mode également barbare.

lunes, 18 de abril de 2016

Algérie : l’heure de vérité approche pour le clan Bouteflika


Le 18/04/2016




La visite que le Premier ministre français, M. Manuel Valls, vient d’effectuer à Alger, fut l’occasion de constater ce que les lecteurs de l’Afrique Réelle n’ignoraient pas, à savoir que l’Algérie est « dirigée » par un président moribond.
 
Depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika, paralysé, sourd et quasiment muet, n’apparaît plus en public que très rarement, et sur un fauteuil roulant.
Ses trois frères, sa sœur -tous quatre conseillers à la présidence-, et leurs affidés, savent qu’ils vont vivre des moments difficiles dans les heures qui suivront son trépas.
Il ne doit donc pas mourir tant que les clans qui, dans l’ombre, dirigent l’Algérie, ne seront pas parvenus à un accord permettant une succession contrôlée.
 
Acculée, l’équipe au pouvoir a épuré l’armée au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d'Etat-major et vice-ministre de la Défense.
Est-ce pour autant un gage de survie ?
Il est permis d'en douter car, lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l'effondrement du prix des hydrocarbures[1] ?
 L'Odjak des janissaires[2] pourrait alors être tenté de se refaire une "vertu" à bon compte en donnant au peuple la tête de Saïd Bouteflika et celles de ses proches, avant de placer l'un des siens aux commandes.