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domingo, 6 de abril de 2025

L’Italie de Meloni chasse l’écriture inclusive des écoles par décret


Capture d'écran Présidence du Conseil italien 
 
Capture d'écran Présidence du Conseil italien

 


Si Rome tranche sur l’écriture inclusive, la France continue de se noyer dans ses contradictions.


« Non aux lobbies LGBT ! Non à l’idéologie du genre ! », lançait, en 2022, Giorgia Meloni, en pleine campagne législative. La promesse qu'elle faisait il y a trois ans, le président du Conseil italien la tient aujourd’hui avec le soutien de son gouvernement.


Rome tranche sur l’écriture inclusive à l'école

Le 21 mars dernier, le ministère de l’Instruction et du Mérite diffusait une note à destination des chefs d’établissement et directeurs d’école leur enjoignant de bannir l’usage de l’écriture inclusive dans leur communication. Une précision qui vise la forme italienne de cette écriture « parfois constatée » dans les documents officiels de certains établissements en proie à un militantisme progressiste qui tente de s’imposer.

 

 

Comme chez nous avec le funestement célèbre point médian, l’italien a vu émerger, dans certains cercles, l’usage de symboles censés neutraliser le genre grammatical des mots en remplaçant les traditionnels « -a » et « -o » par des signes typographiques comme l’astérisque (*) ou, à partir de 2015, le très branché « schwa » (ə). Problème : ces pratiques nuisent à la lisibilité et à l’accessibilité des textes, estime le ministère, qui appelle désormais à les proscrire. S’appuyant sur différentes recommandations de l’Accademia della Crusca, la plus ancienne institution de conservation de la langue italienne, le ministre Giuseppe Valditara rappelle que ces formulations ne sont « pas grammaticalement correctes » et qu’il convient de s’en tenir aux « structures codifiées » et à « l’orthographe traditionnelle italienne ».


La France, pionnière en théorie, ambivalente en pratique

Quant à nous, Français, si nous pouvons nous targuer d’avoir devancé nos voisins transalpins sur l’interdiction de l’écriture inclusive – actée dès 2021 par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale –, nous n’avons pas échappé au sempiternel « en même temps » que nous réservait un ministre macroniste. Car si Giorgia Meloni, à peine arrivée au pouvoir, s’était battue pour conserver la masculinisation de son titre de président du Conseil, refusant le néoféminisme grammatical, Jean-Michel Blanquer, lui, rétropédalait. Dans la foulée de son interdiction de l’écriture inclusive, il affirmait que « l’usage de la féminisation des métiers et des fonctions [devait] être recherché » au nom de « la garantie de l’égalité entre les filles et les garçons ».

martes, 24 de octubre de 2017

L’orthographe inclusive : un crime contre nos enfants !

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Chère amie, Cher ami,

Je sais, il paraît que je ne devrais plus écrire comme ça.

L’orthographe qui s’impose, ou plutôt qu’on veut nous imposer, c’est : cher.e.s ami.e.s !
Il se trouve que j’ai du mal à le faire car je suis allée à l’école à une époque où on y apprenait encore le français...

Au départ de cette imbécile invention grammaticale, il y a des féministes quelque peu égarées...
Pour elles, l’orthographe actuelle incarne une abominable oppression de l’homme sur la femme, une préférence inacceptable accordée au masculin sur le féminin.
Il est vrai qu’au pluriel, c’est le masculin qui l’emporte sur le féminin.
À coup sûr, des millions de femmes en souffrent, et humiliées, n’en dorment pas la nuit...

Petit à petit, à force de vocifération et de pétitions, elles ont gagné du terrain.
Et l’ère actuelle est propice à assurer leur triomphe.
Même le parti qui nous gouverne a ainsi changé son logo.
Désormais c’est LaREM et on peut lire en dessous : « vos député.e.s en marche ».
Eh oui, elles sont au pouvoir.
Retenez bien ces points qui dénaturent notre langue.
Certain.e.s (c’est promis, après j’arrête !) d’entre vous connaissent les points tricots.
Ces points-là s’appellent des points médians.

Bientôt, ils seront intégrés automatiquement sur les ordinateurs.
Déjà des éditeurs, pensant comme il faut, éditent des livres « inclusifs ».
Et on trouve des auteurs, (je n’arrive pas à écrire « auteures ») pour les écrire.
Tout cela est grotesque, ridicule.