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jeudi 29 avril 2021

Dictature



 

27 avril 2021  Régis Chamagne


Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017, j’avais écrit un article intitulé « La dernière cartouche ».


Extraits : « Si Macron est élu, le rouleau compresseur ultralibéral et ultra européiste sera poussé à son maximum et des pans entiers de ce qui fait la France seront détruits. Mais cette fois, le système ne pourra pas rejeter la faute de cette situation sur le dos d’un bouc émissaire. Il restera la possibilité d’une dictature qui ne se cache plus, qui s’assume. » et encore « Que ce soit en France ou dans n’importe quel pays occidental, la possibilité de voir se mettre en place une dictature n’a jamais été aussi forte… »


Nous y sommes !

Le prétexte pour la mise en place de moins en mois sournoise de cette dictature est un virus. Il est inutile de revenir sur les courbes ni sur les mesures successives qui ont été prises. Cela fut l’objet de maintes passes d’armes au cours de la première assignation à résidence sous contrôle policier qui fut appelée pudiquement confinement. Toutes les analyses rationnelles montrent, chiffres à l’appui, qu’il n’y a pas le feu au lac. Voici une bonne synthèse d’Ema Kruzi, censurée par YouTube et réfugiée politique sur Odysee. Et pourtant, la masse abreuvée par la Sainte Inquisition médiatico-politicienne a pris peur et obéit aux mesures gouvernementales, par crainte du virus ou d’une amende de 135 €. Mesures absurdes, contraires à toute logique, à toute raison et pour tout dire arbitraires. Or quand une société se soumet à l’arbitraire, elle est mûre pour accepter l’inacceptable, la dictature officielle, car le gouvernement par l’arbitraire, c’est déjà la dictature.

« Nous sommes en guerre » avait déclaré le pantin de l’Élysée. Oui, nous sommes en guerre, mais pas contre un virus. Les gouvernements occidentaux ont déclaré la guerre à leurs peuples. Une guerre qui vise à maintenir le peuple en prison à domicile à vie, qui vise à détruire toute forme de solidarité, d’amitié et d’amour entre les individus. À cet égard, la propagande à l’endroit des enfants est horrible : n’embrasse pas tes grands parents, tu risques de les tuer ! Même Joseph Goebbels n’avait pas osé. Face à cette situation, le choix des peuples est soit la soumission, soit la résistance, la révolution ou le contournement.

À condition d’avoir fait l’analyse de la situation, car aujourd’hui personne ne défile au pas de l’oie dans nos villages. Il n’y a pas eu de guerre-éclair mais un long grignotement, une longue fatigue menant à la résignation des peuples et au coup de grâce actuel. Il leur reste à transformer l’essai.

Rendre la dictature institutionnelle

Dans une conférence que j’avais donnée le 10 février 2018, invité par une association « l’Université réelle de Montpellier », sur le thème « Le système peut-il s’effondrer ? », j’évoquais un scénario possible de mise en place de la dictature de façon institutionnelle. C’est à la minute 34. Le système pourrait faire élire Marine Le Pen, ou tout autre épouvantail à moineaux. C’est facile. En effet, on sait, depuis l’élection de Kennedy aux États-Unis, que le score au premier tour d’une élection présidentielle est proportionnel, ou à peu de choses près, au temps de passage dans les médias dominants. Et une fois l’épouvantail à moineaux élu, le spectacle pourra commencer : au nom des droits de l’Homme, de la liberté et même de la démocratie, pour ne pas revivre les heures sombres de notre histoire, tous les intermittents du spectacle politicien, la main sur le cœur et l’écharpe tricolore en bandoulière nous diront qu’il faut annuler l’élection et désigner un gouvernement de spécialistes apolitiques. Exit le peuple et place à la dictature institutionnelle, au nom des droits de l’Homme.

Comment en sortir ?

On peut toujours se tourner vers le passé pour analyser comment les peuples se sont sortis de situations analogues : résistance de l’intérieur, intervention extérieure ou simplement implosion du système…

Il se pourrait que nous nous en sortions par une combinaison de plusieurs facteurs. Oui, je précise que nous nous en sortirons, sinon ce sera la fin de notre civilisation :

  • La résistance. Résister, c’est commencer par refuser la peur et se mettre dans les bonnes dispositions pour vivre, aimer, penser et agir (éteindre son téléviseur pour ceux qui en possède un est un bon début). Ensuite, c’est contourner le système, entrer dans la clandestinité. Sous l’Occupation, une des tâches importantes de la Résistance consistait à faire des faux papiers. Il faut faire de même face à tous les ausweis liés au virus qui nous attendent. Pour cela, il faut constituer des réseaux de proximité autour de compétences en la matière. Résister, c’est aussi se retrouver pour faire la fête, clandestinement si nécessaire, afin de maintenir le lien social qui est le centre de gravité du combat. Enfin, le contournement du système peut et doit s’appuyer sur l’outil stratégique par excellence, la monnaie. Mon précédent article traite du sujet de la monnaie libre, créée par nous, en dehors des banques.

  • L’intervention extérieure. Cela n’arrivera pas, tout au moins de manière directe car la situation ne s’y prête pas. En revanche, de manière indirecte, le changement de paradigme géopolitique en cours peut amener à l’implosion de notre système. L’intervention du député Adam Smith, président de la Commission des Forces Armées de la Chambre devant l’American Economic Institute, le 22 avril dernier, prend acte de la fin de la suprématie militaire des États-Unis. Cela fait presque dix ans que je le dis, ils finissent par l’avouer tant les faits s’accumulent qui montrent cette évidence. Le député Adam Smith a pris acte de la situation mais pour le moment la politique étasunienne conserve son cap. À un moment donné, la prise de conscience massive se fera, peut-être à l’occasion d’un événement singulier. Est-ce que cela provoquera un soulèvement intérieur ? Est-ce qu’un soulèvement des peuples aura lieu avant et indépendamment de la situation internationale ? Pour ma part, je pense que les situations intérieures où le feu couve sous la braise et le changement de paradigme géopolitique en cours sont liés, consciemment ou dans l’inconscient des peuples.

À court terme

Les mois, et probablement les quelques années qui viennent risquent d’être très difficiles à supporter. Il faudra résister et survivre, dans la clandestinité parfois. Les voies de la résistances doivent prendre plusieurs aspects : clandestinité, falsification, solidarité et autonomie locale, pas de côté vers une monnaie libre… 

En attendant un nouveau procès de Nuremberg pour juger cette clique de … La décence m’interdit d’aller plus loin.

Régis Chamagne

2 commentaires:

  1. Mais pourquoi les Français ne se remuent pas le "fion" ?????????

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  2. Devrai-je faire comme mon père ; entrer dans la résistance, avec armes et bagages ???

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