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lundi 22 mai 2023

Fauché et à la rue, le propriétaire d'une maison squattée plante sa tente devant les bureaux de son assurance


 
 Le propriétaire a été délogé par la police au bout de 24. Image d'illustration.
Le propriétaire a été délogé par la police au bout de 24. Image d'illustration. MAXPPP - Vincent Isore
 
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Ce jeudi 18 mai, Cyril C., un propriétaire à la rue dont la maison est squattée et devenue un point de deal, a posé sa tente devant le siège de son assurance pour éviter de régler les 50 000 euros de dégâts causés par les locateurs et les squatteurs.

Une lente descente aux enfers. 

Cyril C., propriétaire à la rue en raison de problèmes avec sa maison squattée sur Toulon, a planté sa tente, ce jeudi 18 mai, devant le siège de son assureur, pour réclamer des dommages et intérêts. Moins de 24 h après s'être installé devant les bureaux de la GMF, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), il a été délogé par la police, rapporte Le Parisien.


Une maison au cœur de l'affaire

L'histoire commence 2013. Cyril C., propriétaire d'une maison à Toulon, loue son bien à un couple avec deux enfants. Mais les deux parents finissent par rompre et la mère, placée sous curatelle, ne paye plus les loyers. Face à cette délicate situation, il envoie alors des lettres recommandées, en vain.

Le logement se dégrade ensuite avec le temps. "Il commence à être squatté lorsque ma locataire est absente, il devient même un point de deal", explique-t-il, au Parisien. En février 2022, la maison fait l’objet d’une procédure d’insalubrité mettant en demeure le propriétaire. Cyril C. doit alors réaliser d’importants travaux sous un délai de six mois, mais ne peut le faire faute de moyen.


Un incendie dans la maison

En septembre dernier, sa locataire part finalement ailleurs sans le prévenir et un deux mois plus tard, un "incendie de matelas" ravage "une poutre de mezzanine", selon l’attestation d’intervention des sapeurs-pompiers, indique Aujourd'hui en France.

"Il n’y a plus de fenêtres, plus de serrure…

La maison est dans un état déplorable alors que c’était une petite maison familiale au départ", déplore le propriétaire, qui n'est pas encore au bout de ses peines. Son principal problème, sa demeure a tant été dégradée par les locataires que par les squatteurs, le contraignant ainsi à payer.

"Moi, je me retrouve au milieu de tout ça, sans pouvoir payer, je suis dans la mouise, la maison risque de m’être saisie car je ne peux plus rembourser le prêt", s'attriste Cyril C.


250 000 euros de travaux

La suite de l'histoire est encore plus difficile le quadragénaire. Il perd son emploi et connaît d’importants problèmes de santé.

"Là, je n’ai plus de moyens de paiement, je suis interdit bancaire, je vis chez ma grand-mère. J’ai dormi sur la plage et dans ma voiture tout le printemps et l’été derniers, avec un budget alimentaire à 1 euro par jour…", se souvient-il dans les colonnes du Parisien.

Selon ses estimations, le montant des travaux pour sa maison a été chiffré à 250 000 euros. Malheureusement pour lui, "l'assurance de l’ancienne locataire ne veut rien faire et la GMF ne veut toujours pas payer".

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