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vendredi 28 janvier 2022

« Les confessions de la directrice de l’information de BFM TV qui en disent long ! » L’édito de Charles SANNAT


 

 par | 28 Jan 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Nous sommes dans un monde outrancier, le monde outrancier des « vaxxinés » double doses, triple-dosés et sans doute prochainement quadri-dosés. 

Vous savez et je le répète à chaque fois, je ne suis pas votre médecin de famille et donc, je n’ai aucun conseil médical à donner. En revanche pour alimenter le débat et la réflexion je suis là !

Cette réflexion doit justement aider à penser de manière nuancer et plus complexe que les anathèmes ou les affirmations réductrices d’un Martin Hirsch qui veut exclure des soins les non-vaccinés, lui qui a démarré sa carrière sous la cape protectrice de l’Abbé Pierre qui doit se retourner dans sa tombe. L’Abbé Pierre et son accueil inconditionnel.

« Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime ».

Vaste programme que cette phrase qui dit tout, qui dit l’essentiel et qui résume ce qui devrait guider toute action politique mais aussi journalistique et qui guide en tous cas mon travail. Chaque jour.

Vous allez pouvoir écouter la directrice de l’information de BFM TV.

Que dit-elle ?

Plein de choses évidemment.

La première c’est qu’il ne faut « pas trop aller à rebours de la parole officielle car ça serait fragiliser le consensus social ». Sacrée litote pour nous expliquer pourquoi il faut mentir. Pourquoi il ne faut plus informer. Pourquoi une chaîne d’informations se transforme forcément en canal de propagande gouvernemental. Certains en doutaient sans doute encore. Ils en ont ici la preuve. On ne cherche pas à vous informer mais à ne pas fragiliser le consensus social.

Cela peut sembler choquant.

Cela pose la question de l’autocensure de la presse ou des médias, ou des sites.

Nuançons donc.

Est-ce que je me censure par exemple?

Très rarement, mais oui, je me censure.

Ne pas relayer une information non confirmée n’est pas de la censure mais du professionnalisme.

Je vais vous donner un exemple de censure personnelle. Lors des attentats du Bataclan, j’ai eu les photos de la fosse de cette tristement célèbre salle de concert. Il ne m’est pas venu un seul instant à l’esprit que les publier serait une bonne idée. Parfois, nous devons tous comprendre que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Mais lors du choix de ce qui doit-être dit ou pas, la moralité et la recherche du bien commun doivent tenir un rôle essentiel.

Quels sont les critères ? Entre maintenir un consensus social avec responsabilité et accompagner et même amplifier une propagande d’Etat injuste il y a un grand pas.

De la même manière ce que nous savions des risques en début de pandémie et maintenant est totalement différent et la situation a radicalement évolué. Ce qui était juste en janvier 2020 (ne pas créer de panique) est devenu totalement injuste avec Omicron en janvier 2022 deux ans après. Pousser des gens à la vaccination quand on pense qu’elle est efficace il y a un an et le faire aujourd’hui sans se poser de question ce n’est pas la même chose ni la même responsabilité.

La presse doit donc sortir de son alignement sur la parole publique et officielle non pas pour la rejeter systématiquement mais pour la discuter de manière démocratique quand il semble y avoir matière à discuter. Cela s’appelle l’esprit critique, dans un moment où l’on insulte tout ceux qui veulent encore penser de complotiste.

Dès janvier 2020, il fallait avant tout éviter la panique et la peur. Cela a été « l’opération Raoult » et si vous écoutez quelques minutes cette vidéo vous entendrez rapidement la directrice de l’Information de BFM expliquer qu’avant de donner la parole à Didier Raoult elle avait demandé l’autorisation au ministre de la santé Olivier Véran lui-même.

Raoult était aux commandes, lui qui était l’homme le mieux préparé de France pour gérer la situation pandémique à laquelle notre pays était confronté. Après il a fallu faire taire le même Didier Raoult et Céline Pigalle explique à quel point cela a été difficile de faire rentrer le druide marseillais dans la boîte dont on l’avait laissé sortir !

Et pour cause, ce n’est pas à celui qui était le plus prêt qu’à été confié la gestion de la pandémie, mais à des médecins plus consensuels à l’égard de nos « politiques et autres mamamouchis ».

Cela a été une immense erreur technique, politique et évidemment médicale.



Enfin, je voulais, parce que j’ai de très nombreux malades du Covid autour de moi, vous faire part du fait que je suis profondément choqué de l’absence de soin.

Je ne parle pas des non-vaccinés.

Les non-vaccinés ne sont pas plus soignés que ceux qui ont « fautés »!

Je parle d’amis, de proches, de connaissances qui sont bien triple-dosés conformément non pas à la loi mais à la morale imposée et dominante.

Ils ne sont pas soignés.

Si vous allez voir votre médecin pour un ongle retourné, ou pour un rhume vous aurez de quoi vous soulager avec souvent une ordonnance longue comme le bras.

Pour le Covid ? Rien.

Rien de rien dans 80 % des cas.

C’est une approche affligeante.

Je ne suis pas médecin, mais donner un antibio pour éviter une surinfection à ceux qui en ont besoin est sans doute une bonne idée. Donner un peu d’aspirine sans doute également. Calmer la toux n’est sans doute pas une mauvaise idée. S’occuper des gens, prendre soin d’eux, c’est déjà les aider à guérir. Les laisser avec leurs angoisses ce n’est pas les aider et il n’y a rien de compassionnel et de bienveillant là-dedans.

Lorsque je vois mes amis non-vaccinés ne pas être soignés je suis choqué.

Choqué de voir qu’en réalité on ne veut plus soigner personne.

Personne n’est soigné, sauf ceux qui sont suivis par des vrais médecins, qui n’ont pas cédé à la grande hypnose et qui savent que même si c’est un peu d’effet placebo, et bien c’est 25 % de plus de guérison. L’effet nocebo (l’inverse) c’est la même chose. Entre celui dont on prend soin et celui qu’on laisse livré à lui -même c’est jusqu’à 50 % de différence dans le résultat !

Le professeur Raoult l’a toujours dit et c’est ce qui fait sa popularité.

« Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime ».

Mais pas à l’APHP. Pas chez Hirsch. Pas au gouvernement.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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