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mardi 22 décembre 2020

Convention citoyenne : les “appelés” étaient donc écologistes !


Mais qui sont ces gens ? Oui, qui sont ces 150 Français, soi-disant tirés au sort, qui croient savoir ce qui est bien pour nous ?

Qui sont-ils, pour vouloir imposer la rénovation de nos maisons, le remplacement de nos chaudières, nous dire ce que nous devons manger, expliquer aux agriculteurs et aux pécheurs comment ils doivent travailler, aux parents comment ils doivent éduquer leurs enfants ? 

Qui sont-ils pour nous apprendre à nous déplacer, nous imposer des limitations de vitesse, choisir notre carburant et la voiture que nous ne pourrons peut-être pas payer ? Pour qui se prennent-ils, pour des députés, des sénateurs, des ministres ? Ont-ils été élus pour siéger dans une quelconque assemblée ?
À moins qu’il ne s’agisse de figurants appelés à comparaître sur le théâtre d’une nouvelle comédie. De celles qui empruntent aux effets placebo du moment, quand le premier d’entre nous prête son jouet démocratique pour mieux le récupérer dans la foulée. Et montrer à ces “appelés” qu’il est en définitive le seul à pouvoir en disposer. De quoi susciter la frustration sur les strapontins du hasard où ces 150 protagonistes sont venus s’installer le temps d’une illusion. D’où cette déception et ce semblant de rébellion qui trahissent assez bien l’état d’esprit de ces anonymes nominés.
Nous en déduirons, à ce titre, qu’ils étaient “à priori” écologistes. D’ailleurs, comment pouvait-il en être autrement à la lecture de leurs demandes, quand la quasi-totalité de ce qu’ils proposent est dépourvu de logique économique. Et ce, que ce soit concernant le cœfficient d’adaptation des entreprises, comme celui des ménages. 


Doit-on sacrifier des pans entiers de notre économie pour obéir à des idéaux dictés par une adolescente, des artistes de variété et des vedettes de cinéma ?



L’écologie donne-t-elle tous les droits, y compris celui de “prescrire”, à ceux qui n’ont pas été désignés par le peuple pour officier ? À quoi jouons-nous dans cette société où beaucoup ont du mal à joindre les deux bouts en travaillant et où certains se croient suffisamment qualifiés pour leur imposer des mesures coercitives, de nouvelles taxes, des normes tout autant inadaptables qu’inadaptées ? Quelle est cette histoire de chèques alimentaires devant être attribués aux plus démunis pour qu’ils puissent accéder aux produits bio, si ce n’est la preuve d’une énième infantilisation, d’une énième orientation consumériste qui, par ricochet, décrédibilise l’agriculture conventionnelle, pourtant seule capable de garantir une autosuffisance alimentaire digne de ce nom. Où veut en venir le président de la République en voulant rajouter un alinéa à l’article 1er de la constitution “La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique”, sachant, de surcroit, que ladite proposition a peu de chance d’aboutir car elle doit passer dans l’implacable moulinette des institutions ?
N’y a-t-il que l’écologie qui compte désormais dans le débat sociétal ? Doit-on obligatoirement régler notre pas sur celui des environnementalistes et sacrifier des pans entiers de notre économie pour obéir à des idéaux dictés par une adolescente, des artistes de variété et des vedettes de cinéma ? 

Depuis René Dumont en 1972, ont-ils prouvé par le suffrage qu’ils étaient en mesure d’imposer quoi que ce soit ? Non ! Et même bien loin de là si l’on exclut les récentes alliances politiciennes. Alors pourquoi les laisser, dans de telles proportions, influencer et monopoliser le débat ? Si ce n’est pour le maintenir au-dessus de cette ligne de flottaison, épaisseur du trait qui fait et défait, entre deux élections, la stratégie des candidats.

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