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mercredi 30 septembre 2020

Halte au délire sanitaire !


Halte au délire sanitaire !
 
Publié le 29 septembre 2020

 Car "délire" est bien le mot : toute raison a volé en éclat depuis le début de l’épidémie de covid-19 et l’extravagance continue de plus belle alors que nous en sommes désormais au septième mois de cette soi-disant guerre.

Et revenons à ce mot de guerre employé dès le début par notre président, expression dévoyée appliquée à une situation qui en rappelait d’autres dans le passé et pour lesquelles il n’y avait pas eu tant de battage. D’un côté le virus annoncé appartenait à la branche des coronavirus qui prolifèrent régulièrement à l’origine des rhinopharyngites et bronchites de nos enfants. De l’autre il était un nouveau produit de sa série et s’avérait évoluer sur un mode pandémique. Quoiqu’il en soit il s’agissait d’une invasion virale de plus à laquelle nous devions faire face, situation encore une fois qui n’avait rien d’exceptionnel.

Or tout a viré d’un coup à un mélange de tragédie et de grand-guignol. Et d’abord la question : comment protéger la population ? La réfutation par les autorités que le port de masques à ce stade ait un quelconque intérêt a d’ores et déjà pris sa place dans le grand bêtisier des annales du covid-19. La question de la prise en charge des contaminés a été à l’origine d’un psychodrame national. D’emblée la proposition de prescrire d’emblée une association hydroxy-chloroquine-azithromycine a été rejetée par le conseil scientifique aux manettes avec des cris d’orfraie.

Comment oser préconiser sans preuve ? critique non dénuée de mauvaise foi et mettant surtout en cause un virologue marseillais, Didier Raoult, personnalité flamboyante qui osait dire son fait aux caciques de Paris. Le débat a été enterré sous les invectives et autres coups bas. Le conseil scientifique tenait le bon bout. On ne traitait plus désormais les cas déclarés, sauf bien sûr les formes graves transférées aux hôpitaux pour être, au besoin, réanimées. Et le comble de tout cela est que la délivrance d’hydroxy-chloroquine dans les pharmacies a été suspendue sur la foi d’une soi-disant dangerosité jamais prouvée.

Sans vouloir polémiquer sur le désastre sanitaire enregistré à Paris, l’affaire aurait mérité, plutôt que des échanges au-dessous de la ceinture, une confrontation en bonne et due forme entre scientifiques responsables. Mais là encore c’était trop demander à un microcosme parisien imbu de lui-même et qui avait fait de Didier Raoult l’homme à abattre.

Je passerai sur le confinement de mars-avril auquel a été attribuée sans preuves sérieuses la survie de milliers de contaminés, en se gardant bien de mettre à jour les dégâts collatéraux considérables en termes d’appauvrissement, d’isolement social, d’abandon de soins, de désordres psychiques et la perte de tout lien pour les plus âgés laissés à eux-mêmes voire livrés à la mort.

L’état de panique qui a pris place lors de l’invasion de l’épidémie, orchestrée par une communication médiatique anxiogène délivrant quotidiennement son lot de morts, a fait émerger la notion d’un fléau à nul autre pareil, d’une dangerosité redoutable, capable de tout, et qui, même après le déclin annoncé, était encore capable de résurgence violente. Pourtant la mortalité observée au-dessous de 65 ans avait été de l’ordre de 0.3%, et les sujets de plus de 80 ans étaient les principales victimes. Pourquoi en avoir tenu si peu compte et laisser se propager quand même un discours alarmiste ? A l’évidence la peur s’est mêlée au débat. Certes les débuts avaient été catastrophiques, et on ne remettra pas sur le tapis les éventuelles responsabilités. Il reste qu’en mettant sur le dos de l’épidémie le poids de la tragédie, en en faisant un mal à part doté de pouvoirs hors du commun, le propre rôle des gens qui nous gouvernent dans la marche des évènements devenait plus subalterne.

Par contre cette même dramatisation a été enfourchée pour reprendre à bras le corps, alors que l’épidémie s’épuisait, le combat comme si de rien n’était. Le contexte a été noirci à souhait. Il a été donné au public le sentiment que tout ne faisait que commencer et qu’avec les armes maintenant disponibles, masques et autres tests, était engagée la véritable lutte contre la bête immonde. Était inauguré du même coup un nouveau début de la confrontation, et relégué aux oubliettes un prologue calamiteux. L’honneur était sauf et le bien-fondé de cette politique sanitaire de rattrapage légitimée.

Je ne dis pas qu’il n’y ait que faux-semblants dans l’action publique actuelle. Il suffit de jeter un coup d’œil sur ce qui s’est fait de par le monde pour réaliser que, fait extraordinaire, nombre de pays ont surenchéri à l’envi dans le combat antiviral. Et l’on doit s’interroger sur les déterminants des conduites humaines au XXIème siècle : conscience d’un monde en péril, finitude expulsée de notre horizon, défense quasi-hystérique de toute vie, peur panique devant un trublion mortifère invisible, autant de facteurs dynamitant un combat sans merci aux dimensions prométhéennes. Certes, nous en sommes là. Toute-puissance et immense fragilité coexistent intimément liées.

Alors, que cela ait pu être exploité, voire entretenu à des fins peu honorables, pourquoi pas ? Big Pharma a vite perçu les avantages à tirer de l’affaire et a, en coulisses, fait jouer ses lobbies. Des antiviraux onéreux, et non dénués de risques, se sont imposés dans les instances officielles, mettant l’hydroxy-chloroquine au tapis. La course aux vaccins profite d’un contexte hystérisé dans lequel cette injection miraculeuse est attendue comme le messie et doit inaugurer la fin de tous nos maux. Inutile de préciser que la concurrence en la matière est rude et les bénéfices à en attendre des plus juteux.

Dans le même temps nous poursuivons inlassablement le virus, cinq mois après la fin annoncée de l’épidémie. Dépistage à tout va, comptabilisation quotidienne des contaminés, retour de l’angoisse, atmosphère de plus en plus alarmiste, messages récurrents nous rappelant que le virus circule toujours. Et l’on ne traite toujours pas les sujets infectés, l’hydroxy-chloroquine demeurant jusqu’à ce jour, mais oui, un sujet tabou. Si des formes sévères sont signalées, à l’évidence cependant le processus n’a plus la même gravité, témoin une mortalité demeurée à son taux le plus bas.

Pourtant les interdits pleuvent ici ou là limitant dramatiquement la vie sociale, qu’il s’agisse de restauration, de lieux de rencontre, de rassemblements, de festivités, sans parler de la fermeture d’écoles pour un oui pour un non. Un soi-disant indice de contamination fait la loi, des villes sont étiquetées rouges et subissent les oukases d’un pouvoir plus que jamais liberticide. Un sentiment de “jamais fini“ s’est installé. Surtout l’atmosphère a un relent de folie, de course en avant incontrôlée, nos gouvernants sont devenus des marionnettes aux ordres d’un virus qui s’en donne à cœur joie.

Il est urgent de briser cette dynamique infernale. Le pouvoir reste enfermé dans une surenchère de dépistage, on a envie de dire, par compensation, si l’on se réfère à l’historique des tests, inexistants en phase d’invasion épidémique. Or à l’évidence le virus n’est plus le même et sa dangerosité est grandement atténuée, toutes les données récentes le prouvent. Comment dans ces conditions justifier une politique aussi agressive, et dont les conséquences sur la société sont d’ores et déjà catastrophiques ? Nous ne sommes pas près de nous relever de ce qui se dessine à nos portes : chômage massif et marasme économique. Nos édiles nous entrainent dans le mur avec une obstination démente.

Il faut reprendre raison. Certes le virus, celui-là ou un autre, circule encore. Cantonnons-nous aux malades déclarés pour le suivre et enchainer à partir de là un dépistage rapproché, maintenons un cordon sanitaire autour des sujets très âgés, gérons l’affaire au cas par cas en gardant bien sûr un œil vigilant sur les données épidémiologiques. Mais foutons la paix à la population et laissons-la vivre sa vie. Après tout un peuple bien vivant, et non sous l’éteignoir, a plus d’armes pour se battre. Notre pays doit retrouver au plus vite ses fondamentaux, son dynamisme et ses traits bien à lui. Et l’immunité collective fera le reste.

Nos gouvernants ont eu tout faux depuis le début. Et ça continue. Les voix discordantes sont étouffées voire discréditées. Le débat en la matière est biaisé, détourné, annihilé, les contraintes exercées au nom de la bonne parole sont de plus en plus pesantes et expriment un glissement totalitaire. La dérive de l’institution démocratique se poursuit inexorablement. Comment ne pas voir dans la politique sanitaire brutale menée dernièrement à l’égard de Marseille un coup de Jarnac à l’adresse de Didier Raoult ? On en est encore aux règlements de compte. Dans cette course en avant menée par un pouvoir pris dans un engrenage fatal, seul est à espérer un sursaut populaire pour siffler la fin de la partie.

 frontpopulaire

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