Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
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Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
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mercredi 11 mars 2020
Coronavirus, un infectiologue français s’oppose aux dires de l’OMS
Ce
6 mars, le cap des 100.000 contaminés au Covid-19 a été franchi.
Le
nouveau coronavirus résonne à l’international via les médias.
Une
information qui répond à la demande de transparence des populations mais
qui crée des inquiétudes. Qu’en est-il de la situation en France? Le
professeur Jean-Michel Molina fait le point pour Sputnik.
Le nouveau coronavirus s’est propagé comme une traînée de poudre à travers le monde, avec plus de 100.000 personnes contaminées, dont plus de 570
en France.
Près de 3.500 personnes sont décédées, dont neuf morts à
déplorer dans l’Hexagone en date du 6 mars.
Alors que le 24 janvier
dernier, Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, affirmait que le
risque dû au virus était modéré voire nul en France, les chiffres
d’aujourd’hui prouvent bien le contraire.
Que faut-il penser de la
gestion française de la crise, le pays a-t-il tardé à prendre les
mesures nécessaires?
Interrogé par Sputnik, le professeur Jean-Michel Molina, chef du
service infectiologie de l’hôpital parisien Saint-Louis, se veut
rassurant et assure que tous les services de l’État se mobilisent pour
faire face à l’épidémie «d’un agent infectieux qui est heureusement le plus souvent bénin» mais qui reste dangereux pour les personnes les plus fragiles.
Il regrette le traitement médiatique qui alimente la psychose, bien que tous ne partagent pas son opinion, y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
«Il existe en effet une forte pression
médiatique. L’information est importante pour que les gens prennent
leurs précautions sans s’affoler. En effet, même en l’absence de vaccin
ou de traitement contre ce virus, nous disposons tout de même de moyens
efficaces pour se protéger et aussi pour prendre en charge les personnes
malades.»
Alors que la France s’apprête à passer au stade 3 de l’épidémie, des
stades générateurs d’angoisses pour l’expert, pour la plupart des
personnes contaminées, le professeur assure qu’il s’agira d’une
infection bénigne «sous forme d’atteinte des voies aériennes supérieures, une sorte de rhume ou d’angine».
Mais pour les personnes les plus âgées, atteintes de maladies
chroniques, cardiaques ou respiratoires, l’infection sera plus grave et
ce sont ces personnes-là qu’il faudra protéger.
Si en France, près de
600 personnes ont été testées positives au 6 mars, le nombre de cas ne
va cesser de s’accroître, selon lui, puisque le Covid-19 est très
contagieux.
D’où la nécessité de prendre les différentes mesures
d’hygiènes: se laver les mains, porter un masque en cas de symptômes et
éviter les rassemblements d’un grand nombre de personnes.
«Les coronavirus, on les connaît bien,
ce sont des virus qu’on appelle les virus du rhume. C’est un peu comme
si nous avions une épidémie de rhume plus sévère. Même si je ne souhaite
pas banaliser la situation, je trouve qu’on la dramatise à l’extrême.»
Si le professeur se montre rassurant, ses propos ne sont pas partagés
par tous, y compris par l’Organisation mondiale de la santé.
Lors d’une
conférence datée du 3 mars, le directeur général de l’OMS insistait sur
la sévérité du Covid-19, avec un taux de mortalité estimé à 3,4%, ce
qui rend le virus «plus sévère que la grippe mais plus difficilement transmissible».
Tout le contraire de ce qu’avance l’infectiologue de l’hôpital Saint-Louis en somme, qui a réagi aux propos de l’OMS:
«Ce taux est directement lié aux
diagnostics qui sont faits. Si l’analyse se déroule à l’hôpital, le taux
de mortalité sera beaucoup plus élevé parce qu’on aura analysé les
formes les plus graves. Si l’analyse se déroule en ville, il sera
beaucoup plus faible. À ce jour, il est difficile de se prononcer
précisément. On ne pourra dire si ce virus est plus dangereux qu’une
grippe qu’à la fin de l’épidémie. En tout cas, aujourd’hui il est
beaucoup moins dangereux que d’autres coronavirus comme le SARS ou le
MERS.»
Un taux de létalité qui se base sur le nombre de cas dépistés.
Or, il
est connu qu’une bonne partie de la population n’est et ne sera
sûrement pas testée du tout, au vu de la complexité de la démarche.
Premièrement, cela amènerait à une saturation des services de santé et
ensuite, rien ne peut assurer que la personne soit contaminée après
dépistage, rendant ce dernier inutile.
Si aujourd’hui, dans le monde,
100.000 personnes sont positives, en réalité c’est peut-être le double
voire le triple qui est contaminé sans le savoir et sans subir de
conséquences aggravantes.
De fait, pour l’heure, il est encore trop tôt
pour pouvoir s’avancer sur le taux de létalité du Covid-19. Plus de 55.000 guéris
Sur les 100.000 personnes infectées, plus de 55.000 ont pu être
guéries du virus, dont 12 en France. Ces personnes deviennent-elles
immunisées?
Bien que le professeur Jean-Michel Molina prenne beaucoup de
recul sur le coronavirus, il affirme néanmoins au micro de Sputnik que
par analogie avec d’autres infections virales, une fois infectée puis
guérie, la personne est immunisée. Il ajoute:
«Aujourd’hui, un très grand nombre de
personnes qui ont été infectées ont guéri, sont immunisées, et on veut
même utiliser leur sang pour essayer de traiter les personnes malades.
En maladies infectieuses, c’est un concept assez classique: utiliser les
anticorps que l’on fabrique pour se défendre contre une infection afin
de les transférer sur une personne malade. C’est une méthode utilisée
lorsque l’on ne dispose pas de traitement efficace.»
Cependant, des cas de personnes guéries mais qui sont retombées malades ont fait leur apparition, principalement en Asie, rapporte le quotidien Les Échos.
Même s’ils restent rares, ces cas inquiètent les experts qui avancent
plusieurs raisons comme le professeur Jin Dong-yan, de l'université de
Hong Kong.
Celui-ci explique que des personnes encore malades ont
probablement été autorisées à quitter l’hôpital, notamment à cause de
tests erronés.
Depuis, certains hôpitaux ont renforcé leurs examens de
sortie.
Tel n’est pas le cas en France, où l’on rapporte que 12 patients ont
été guéris.
Et malgré la communication bancale de la part du
gouvernement autour du Covid-19, le professeur Jean-Michel Molina se
veut très optimiste et salue les efforts des hôpitaux publics, qu’il dit
prêts à faire face à l’épidémie malgré la crise que subit l’institution
depuis fin 2019.
«Il y a une prise de conscience par
les pouvoirs publics de la nécessité de renforcer significativement les
moyens financiers des hôpitaux, de revoir la gouvernance et de
revaloriser les métiers les plus faiblement rémunérés. Espérons que les
financements suivront… Cette épidémie nous montre en tout cas la
réactivité des hôpitaux publics qui sont capables de se mobiliser
rapidement et efficacement dans une situation de crise comme celle que
nous connaissons.»
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