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jeudi 25 janvier 2018

Ardennes: l’explosion du nombre de mineurs étrangers coûte 3,5 millions d’euros au Département

 
128 mineurs étrangers isolés sont pris en charge par les équpes sociales du Département.
 
128 mineurs étrangers isolés sont pris en charge par les équipes sociales du Département. - Illustration
 
Par L'union |
 
La prise en charge de ces jeunes isolés coûte 3,5 millions d’euros au Département.

 
O n subit. » Educateur et syndicaliste à la Madef, Vincent Daniel n’a pas d’autres mots pour résumer le phénomène.
En décembre 2017, 128 jeunes étrangers isolés étaient pris en charge par le conseil départemental des Ardennes.
En quelques mois, le nombre de ceux que l’on appelle les mineurs non accompagnés a littéralement explosé.
Le résultat d’un afflux record de ces jeunes en France l’année dernière, des migrants se présentant comme adolescents ou enfants sans famille.
« Le Département va engager une réflexion pour savoir comment accueillir au mieux ces enfants »
En première ligne, le Département qui en a la charge au titre de la protection de l’enfance.
Coût annoncé : 3 millions d’euros en hébergement et 450 000 euros environ en encadrement.
Comme nombre de ses homologues en France, le président de la collectivité en appelle à l’Etat : « C’est une politique liée à l’immigration, une compétence de l’Etat. Il ne peut pas laisser perdurer les choses sans donner les moyens  », étrillait Noël Bourgeois lors de ses voeux.

Une vingtaine de jeunes logés à l’hôtel

 
« Aujourd’hui l’Etat nous rembourse la prise en charge pendant cinq jours, le temps de faire la recherche de minorité et une évaluation de la situation. Moi, je crois savoir que cela prend 15 jours voire trois semaines pour la recherche de minorité... Après, c’est le bon département des Ardennes qui doit gérer cela », résume Marie-José Moser, vice-présidente du Département.
Une charge qui dégrade encore plus la situation financière de la collectivité, aux abois.
Rappelons que si la minorité est reconnue, ils bénéficient d’une prise en charge semblable aux autres jeunes.
Ces mineurs sont aujourd’hui logés à Rimogne et Novion-Porcien, mais aussi la Madef voire à l’hôtel pour une vingtaine d’entre eux selon le syndicaliste.

Preuve s’il en est « qu’on manque de place ». Selon Mme Moser, « l’accueil n’est pas satisfaisant »  : « Nous allons engager une réflexion au niveau du Département pour savoir comment accueillir au mieux ces enfants en 2018. Quelle structure, quel mode de prise en charge. »
               
Interrogée au Sénat, la ministre de la Justice a annoncé vouloir revoir la clef de répartition entre départements de ces jeunes migrants et les modalités de prise en charge financière. 
                                            
Manessa TERRIEN

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