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mardi 28 février 2017

Un gendarme blessé à Nantes : qui s’en soucie ? (vidéo)

 


Le 28/02/2017
 
 
Un gendarme est blessé. Un parmi onze membres des forces de l’ordre ce week-end à Nantes, en marge de la venue de Marine Le Pen, présidente d’un parti autorisé en France, députée européenne, candidate à l’élection présidentielle.

 Ce gendarme a été plus grièvement blessé que les autres et devra s’arrêter de travailler pendant sept jours.
 Les images qui sont relayées sur Internet troublent : où est l’état de droit, l’état d’urgence, quand des milices amies du pouvoir en place se livrent à la violence dans une quasi-impunité ?
Il faudrait presque être soulagé que le bilan ne soit que de onze blessés.
Un gendarme est blessé.
 Les mouvances zadistes et antifas ont une curieuse conception de la démocratie.
Elles traiteront flics et pandores de fascistes, saccageront tout sur leur passage et tenteront d’empêcher par la force la prise de parole de ceux qui ne pensent pas comme eux.
Quitte à taper sur ceux que l’État interpose entre eux.
Un gendarme est blessé.
 Qui, pour s’en émouvoir ?
 Une phrase mécaniquement débitée au 20 heure avant de passer à la suite.
 Ce sont les risques du métier.
 Et c’est vrai, ce sont les risques auxquels les gendarmes s’exposent pour tenter d’assurer la sécurité des citoyens.
Leur donnons-nous toute la considération qu’ils méritent pour ce travail ingrat et dangereux ?
Un gendarme est blessé.

Son ministre de tutelle, le déplorable Bruno Le Roux, assure le service minimum minimorum.
Un télégramme, une réponse polie à la radio, mais pas de déplacement pour se faire photographier à coté de ce membre des forces de l’ordre dont il est le grand patron.
 Il l’appellera lorsqu’il sera rétabli, sans doute pour un serrage de main ministériel de deux minutes, tout compris.
Une question se pose : se serait-il déplacé pour un CRS ?
 La mise sous tutelle de la gendarmerie par la place Beauvau est l’une des deux désastreuses bérézinas démocratiques héritées de l’ère Sarkozy, avec le traité de Lisbonne.
Un gendarme est blessé.
Il y en aura d’autres, dans l’indifférence de beaucoup.
 Les médias et les hommes politiques ne s’intéressent qu’aux bavures.

L’entre-fesses de Théo est plus important que les horions, les plaies et les brûlures que subissent les forces de l’ordre.

Nos unités anti-émeutes sont réputées pour être parmi les plus professionnelles du monde, celles qui font le moins de victimes parmi la population.
 Mais dès qu’un problème se pose, il faut impérativement leur rogner les armes, comme après Sivens. Ou comment se tirer une balle dans le pied.
Un gendarme est blessé.
 Il a droit à toute ma gratitude, ma compassion et à mes plus sincères vœux de prompt et complet rétablissement.

Après un quinquennat désastreux où la force n’aura été déployée que contre des familles inoffensives et où la racaille militante (de gauche) a été plus que choyée par l’absence délibérée de coercition, il va bien falloir remettre les pendules à l’heure.

Je suggérerais bien que les gendarmes mobiles en maintien de l’ordre bénéficient d’une immunité pénale complète pendant cinq ans.

Il est probable qu’ils en feraient meilleur usage que les indignes Présidents qui en ont récemment bénéficié.

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