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mardi 27 décembre 2016

Najat ne voit pas quels reproches on pourrait faire au gouvernement !

 


Le 27/12/2016


« De toute façon, à part la courbe du chômage, je ne vois pas quels reproches on pourrait nous faire »
 
Le Parisien du 25 décembre nous apprend que « pour ses courses de fin d’année, Najat Vallaud-Belkacem a choisi le marché de Noël de Villeurbanne ».
 Elle y a même acheté un appartement.
Un tel attachement à la 6e circonscription du Rhône ne pouvait laisser insensibles les socialistes, qui l’y ont investie pour les législatives.
Si, donc, Mme Vallaud-Belkacem a craqué pour une paire de chaussons chauffants, ce n’est pas qu’elle se cherche un pantouflage confortable : la bientôt ex-ministre est en campagne.
Et, si l’on en croit Le Parisien, elle a un succès fou !
 « Elle s’est présentée au suffrage des militants [et] a obtenu 128 voix sur 136 votants ».
Certes, Didier Vullierme, son suppléant, précise qu’« il n’y avait pas d’autres candidats ».

Mais parle néanmoins d’« une belle mobilisation en sa faveur »
Notamment des femmes, paraît-il.
De fait, sur le marché, les compliments fusent : « Je vous admire beaucoup », dit une dame.
Pourquoi, c’est ce que nous ne saurons pas.
« Je vous suis à la télévision, le mercredi à l’Assemblée nationale, vous êtes toujours souriante et agréable », ajoute une autre : voilà assurément une qualité qui distingue un député compétent !
Mais c’est une troisième passante qui fournit l’argument décisif à ceux qui hésiteraient encore : « J’adore votre rouge à lèvres ! »
Aucune question, en revanche, sur le bilan du gouvernement.
 Mais, à en croire Mme Vallaud-Belkacem, c’est aussi normal que le président Hollande : « De toute façon, à part la courbe du chômage, je ne vois pas quels reproches on pourrait nous faire », assure-t-elle.
La courbe du chômage ?
François Hollande a bien expliqué qu’il n’a « pas eu de bol ».
 Et ce ne sont pas les quelque 6.500.000 chômeurs français qui vont le contredire.
Pour le reste, on peut mettre à leur actif, pêle-mêle :

– l’accroissement de la dette publique, qui devrait dépasser les 100 % du PIB en 2018 ;

– une pression fiscale en hausse qui asphyxie les ménages ;

– une loi Travail très controversée et finalement passée en force en recourant au 49-3 ;

– des réformes dans le domaine de la santé désapprouvées par un grand nombre de professionnels, parmi lesquelles et l’ouverture du don de sang aux homosexuels et la création de « salles de shoot » ;

– l’abandon de l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, alors que les attentats islamistes ont causé la mort de 230 Français sur le territoire national ;

– la loi Taubira, qui a mis un million de défenseurs de la famille dans la rue ;

– une succession de réformes dans l’Éducation nationale qui nuisent toutes aux enfants : rythmes scolaires aberrants ; changements de programmes à tout va et sans cohérence ; réforme du collège qui est une véritable usine à gaz destinée à fabriquer des crétins ;

– une politique étrangère désastreuse en Syrie et ailleurs.

La charité chrétienne, en cette période de Noël, m’oblige à m’en tenir à cette liste non exhaustive.
Non, décidément, à part cette facétieuse courbe du chômage qui s’est quelquefois inversée pour nous faire croire que tout n’était pas négatif, il n’y a rien à reprocher aux socialistes : ils n’ont pas fait les choses à moitié et se sont plantés partout dans les grandes largeurs.
Avec tout cela, Najat Vallaud-Belkacem aborde, néanmoins, cette campagne avec plus de sérénité qu’en 2012, lorsqu’elle avait envisagé de se présenter aux législatives dans une circonscription très ancrée à droite : la 4e du Rhône.
N’y ayant aucune chance et ayant été nommée entre-temps au gouvernement, elle avait renoncé à aller au carton lorsque le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé qu’en cas d’échec aux législatives, un ministre devrait démissionner.

Un politologue avait alors commenté : « La petite classe apprend vite. »

Najat Vallaud-Belkacem a effectivement vite et beaucoup appris depuis…

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