Pages

jeudi 28 avril 2016

Loi Travail : Retour sur des violences sans précédent à Paris et en province



© Charles PlatiauSource: Reuters

Jeudi 28 avril, alors qu'une nouvelle journée de protestations était prévue partout en France contre la Loi Travail, les manifestations ont pris une tournure de véritable guérilla urbaine. RT France était sur place.

A Paris, violences, dégradations et policiers blessés

C'est dans une ambiance chaotique que nos correpondants ont suivi le cortège parisien.
 Partie dans le calme de la place Denfert-Rochereau, la manifestation a complétement dégénéré vers le quartier de la gare d'Austerlitz.

©

RT France
Des vitres de commerces ont été brisées, de nombreux véhicules qui se trouvaient sur le chemin du cortège vandalisés.



© RT France
 
Les forces de l'ordre ont procédé à de nombreuses arrestations dans le quartier Reuilly-Diderot.


Nos journalistes ont pu assister à de vraies scènes de guérilla urbaine, plusieurs membres des forces de l'ordre ayant été blessés, le casque brisé.
 Un CRS n'arrivait plus à tenir sur ses jambes après avoir reçu un projectile.


Il s'est avéré plus tard qu'un policier avait été grièvement blessé lors de ces affrontements et en état d'urgence absolue, selon la préfecture de police.
 
 
Des blessés parmi les civils, parfois en dehors de la manifestation ont également été rapportés en direct.
Des images de nos correspondants ont montré une personne agée vraisemblablement blessée, soutenue par plusieurs personnes qui l'aidaient à marcher.
Une autre image montre un individu le visage ensanglanté, mis à l'abri par les CRS.
 

© RT France
 
Au croisement du quartier de la gare de Lyon et du boulevard Diderot, une pluie de pavés, de pierres et de bouteilles a fondu sur les forces de l'ordre, parfois obligées de se retrancher dans des commerces.
Notre correspondant a lui-même été touché par une pierre au bras.
Il a également pu filmer un photographe qui saignait de la tête après avoir été touché par un projectile.

 



Un hélicoptère de la police a surveillé de près les incidents depuis le ciel parisien.
Deux policiers ont été blessés, et trois personnes interpellées pour violence contre les forces de l’ordre d'après la préfecture de police. Les CRS font face à un groupe de 300 individus cagoulés.

 



Arrivés sur la place de la Nation, les manifestants se sont assagis pendant plusieurs minutes, avant que les violences ne reprennent.
Plusieurs centaines de casseurs ont chargé les CRS à de nombreuses reprises tentant de forcer le passage dans les rues autour de la place de la Nation.
 
 
Aux alentours de 18h45, plusieurs groupes de casseurs refusaient toujours de quitter les lieux, malgré la forte présence policière.
 



  A Rennes, des explosifs lancés contre les CRS
 
Les affrontements ont également eu lieu dans de nombreuses grandes villes françaises, notamment Rennes, Nantes et Marseille et Bordeaux et Toulouse.
Dans la capitale bretonne, nos confrères de France Info ont fait état de 10 blessés graves.
 Plus tôt dans la journée, plusieurs engins explosifs artisanaux ont été lancés sur les forces de l'ordre.
 


A Nantes, des voitures brûlées, la statue de De Gaulle vandalisée

Dans la cité des ducs, des véhicules ont été incendiés et la statue du général de Gaulle vandalisée, cours des 50 otages.
 


Des manifestants d'extrême gauche ont peint les mains de la statut en couleur rouge (sang sur les mains) et ont déssiné une moustache d'Adolf Hitler sur son visage, également à la peinture rouge.

Cinquante-sept personnes ont été interpellées à Marseille, a indiqué à l'AFP le préfet de police Laurent Nuñez.

 
La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles où des voies ont été envahies.
 Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec des jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l'ordre et des incendies de poubelles.
 La manifestation a réuni 4 800 manifestants selon le préfet de police, mais 75 000 selon la CGT et 30 000 selon FO.

source

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.