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vendredi 26 juin 2015

Le zéle des nouveaux convertis

                                                    

Le 26/06/2015

L’islam étant une illusion neuve en Europe, ses nouveaux adeptes sont les plus enthousiastes et les plus scrupuleux.

Il se nomme Jean-Baptiste Michalon.
Comme cela sonne français.
 Michalon est un diminutif de Michel.
Et Jean-Baptiste tient une épicerie dans le quartier Saint-Michel, justement, de la belle ville de Bordeaux.
C’est dire comme notre pays a changé de visage et d’esprit, jusqu’en ses terroirs les plus anciens et les plus caractéristiques.
Car Jean-Baptiste Michalon, jeune homme de 24 ans, vient de se faire connaître pour avoir tenté d’abolir la mixité au sein de sa clientèle.

Une pancarte sur la porte de sa boutique malicieusement nommée « De L’Orient à l’Occident » indiquait en effet : « Les frères : les lundi, mardi, mercredi, vendredi. Les sœurs : le samedi, le dimanche ».

 Précisons que le saint-estèphe n’est évidemment pour rien dans cet éclair de génie – hélas. Jean-Baptiste, on l’aura compris, est un converti à l’islam – de fraîche date.
 Sa femme également.
 L’histoire n’en est, pour nous autres, que plus surprenante et vertigineuse.
 Que s’est-il passé, pendant que nous dormions sur nos deux oreilles, sûrs de nous-mêmes, forts de nos siècles, de nos luttes, de nos lumières et de nos livres ?

 On en trouve aussi, des livres, chez Monsieur Michalon : Le rôle de la femme dans la réforme de la société, œuvre d’un « éminent savant » de l’islam, par exemple.
Entre l’huile à barbe, le pack ramadan et le filet de dinde égorgée dans les règles.
 Comment ces bizarreries d’un autre monde ont-elles poussé dans la lumière de nos quartiers Saint-Michel ?

Nous sommes devant nos téléviseurs, nous regardons l’histoire de ce Jean-Baptiste si peu baptismal, et nous ne savons que penser.
Cela semble aller de soi.
 Nul commentaire ne vient nous éclairer sur l’étrangeté d’un tel événement.
Rien ne nous permet de comprendre pourquoi ce Français, ce Bordelais – qui ne semble pas avoir passé son adolescence en prison, et qui ne porte pas les stigmates de l’exclusion sociale –, pourquoi ce jeune converti montre autant de zèle à provoquer les mœurs de son pays natal.
Pourquoi il s’applique même à dépasser ses maîtres en puritanisme et en niaiseries coraniques.
 Nous restons dubitatifs.

 « Voyez ces nouveaux convertis, avec quel zèle ils vendent leurs biens, et comme ils se pressent autour des apôtres », lit-on dans un sermon de Bossuet.

Il va de soi que, l’islam étant une illusion neuve en Europe, ses nouveaux adeptes sont les plus enthousiastes et les plus scrupuleux.

Ils s’évertuent plus ardemment à consommer la rupture définitive avec ce qu’ils sont, ce qui les constituent en tant qu’héritiers de notre civilisation.

C’est ainsi qu’à notre grand étonnement ils piétinent les libertés individuelles, les lois, les coutumes, et tous les fondements des sociétés modernes – avec une ferveur toute particulière.

L’islam radical fascine parce qu’il procure une expérience de subversion des valeurs occidentales ; il va d’autant plus nous bouleverser qu’il nous est profondément étranger et hostile.

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