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lunes, 1 de diciembre de 2014

Un troisième chantier de mosquée démarre à Roubaix .

Publié le
PAR YOUENN MARTIN
 


 
Après Bilal à l’Épeule et Abou Bakr dans le Pile, c’est le quartier Oran-Cartigny qui va voir pousser une mosquée flambant neuve.

C’est le centre cultuel et culturel Eyup-Sultan, que la communauté franco-turque de Roubaix veut le plus ouvert possible sur la ville.
Une cohue et une ferveur digne de la visite d’une pop-star.
Cet après-midi, pour la communauté franco-turque, c’était un jour historique.
Les pères, venus à Roubaix et tout particulièrement dans les quartiers du Cul-de-Four et Oran-Cartigny pour travailler à la Lainière, avaient transformé un garage en lieu de prière.
Les fils vont construire une véritable mosquée avec un minaret culminant à 23 m de haut.
Mieux, un centre cultuel et culturel sur un terrain de 5 000 m².
La première pierre a été posée aujourd’hui, vers 16h.

Plusieurs millions à trouver
 
« C’est le jour qui voit se réaliser le rêve de milliers de Roubaisiens, une trentaine d’années d’espoir et de travail », s’enthousiasme Ibrahim Alci, le président de la mosquée franco-turque.
Il insiste : ce lieu ne sera pas seulement celui d’une communauté, il l’imagine ouvert sur son quartier, sur la ville.
Bref, ouvert à tous, musulman ou non.
L’ancien et le nouveau maire étaient présents.
Pierre Dubois (PS), auteur du schéma directeur des lieux de culte, avait fortement accompagné le projet.
Guillaume Delbar (UMP) a marché dans ses pas.
Si la municipalité n’a pas le droit de financer la construction, elle a aidé les responsables de la mosquée à présenter un projet architectural susceptible d’être validé par l’architecte des bâtiments de France et compatible avec le plan local d’urbanisme.

Eyup Sultan –c’est son nom – est la troisième mosquée neuve qui va sortir de terre à Roubaix, après Bilal à l’Épeule et Abou Bakr dans le Pile.
 Elle coûtera, selon Ibrahim Alci, entre 6 et 10 millions d’euros, entièrement financés par les dons des fidèles.
 « Nous avons déjà près d’un million », indique le président, confiant pour la suite : « La première pierre montre que ça devient concret. Ceux qui étaient sceptiques vont commencer à donner. »
 
Le gros œuvre doit être achevé dans huit mois.
 Ensuite, tout dépendra des récoltes de dons.
Les responsables de la mosquée franco-turque mettront ce temps à profit pour négocier avec les pouvoirs publics : ils espèrent racheter 1 000 ou 2 000 m² de terrain pour « aérer » leur mosquée, avec espaces verts et terrains de sport.

Où en sont les six mosquées?

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