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samedi 13 septembre 2014

Le bal des faux-culs : pour les socialistes, il faut rééduquer le peuple séditieux.


valls


Le 12 septembre 2014


   
Avec les socialistes, nous avons droit à un festival de volontarisme déclamatoire, un feu d'artifice d'irréalisme emphatique et de manichéisme vengeur.
 
Hollande, emphatique et enflé, et sacrificiel, déclamant que les pauvres, même sans les dents, sont « sa raison d’être », et qu’il agira jusqu’à bout (au bout de quoi, de son mandat ou de l’effondrement du pays ?).
Valls furibard, au Journal de France 2, et contre qui ?
Notre Savonarole en avait contre le triste spectacle de la désunion du gouvernement qu’il dirige.
Pas de mea culpa chez notre redresseur de torts, mais un dédoublement de jésuite.
Et pour finir, Thomas Thévenoud dénonçant les mensonges à la Cahuzac, un Fouquier-Tinville de la fraude fiscale qui oublie de payer ses impôts !
On ne fait pas assez attention aux figures rhétoriques en politique.
Avec les socialistes, nous avons droit à un festival de volontarisme déclamatoire, un feu d’artifice d’irréalisme emphatique et de manichéisme vengeur, le triomphe de la mentalité de censeur.
Passage en revue…

La mentalité de censeur-rééducateur : Valls lançant des anathèmes contre les racistes et les antisémites, Peillon et Belkacem avec les ABCD de l’égalité, les députés qui veulent éradiquer la prostitution et mettent à l’index les mots tabous.

La modestie ostentatoire et le volontarisme déclamatoire.
 Si la normalité hollandienne est une tartufferie, l’enflure du discours sert de substitut à l’action gouvernementale : les chocs et autres pactes de compétitivité et de responsabilité, les gouvernements de combat ou de clarté.

La langue de coton et l’irréalisme emphatique : un parler creux et mou, abusant d’éléments de discours.
L’art des mots pour ne rien dire, vidés de contenus pratiques.


Le discours de soi distancié, les « il y a » et la forme impersonnelle : « Il y a des questions de principe qui sont en cause…
 Et puis il y a un autre [principe}, c’est ce que je suis » (Hollande).
 Discours de la faiblesse, de l’impuissance.
 La gauche vertueuse, qui aime à faire la morale, a un problème avec le pouvoir.
Elle est schizophrène et préfère in fine le confort de l’opposition.
L’emploi du « Il est » ou du « C’est ».
Les socialistes aiment à énoncer des principes essentiels, leur Vérité définitive.
 D’où le manichéisme de leurs idées, le déni de réalité, la démonisation de leurs adversaires.
 Ceux que Mitterrand qualifiait de gauche américaine épousent logiquement la vision puritaine états-unienne.
La deuxième gauche française (Mendès France, Rocard, Jospin, Hollande et Valls) est habitée d’un fond de religiosité sous-jacente.
Elle a toujours détesté la France conservatrice qu’elle taxe de pétainiste et la France populaire, hier communiste et aujourd’hui frontiste, qu’elle traite de populiste.
Tout son projet est de rééduquer les déviants qui pensent de travers, mais en vain.
Alors elle attribue ses déboires à l’extrême droite, à Internet et aux réseaux sociaux.

Parce que les franchouillards croient tout ce qui traîne d’idées immondes et rances, et qu’en dépit de tous ses efforts, via un système scolaire dévolu à ses idées, l’armée des fonctionnaires et des syndicats pour faire échec à ses manières séditieuses, et des médias à la botte pour propager la bonne parole, le peuple continue de n’en faire qu’à sa tête.

Dont acte.

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