Entré au parti socialiste à 17 ans, licencié en histoire, il a fait toute sa carrière dans le milieu de la politique, où il a débuté comme attaché parlementaire avant d’entrer en 1997 au cabinet du premier ministre Jospin comme chargé de la communication, avant d’être élu maire d’Evry en 2001.
Homme de réseau, Valls est un proche ami de Monsieur Alain Bauer, le criminologue, ancien grand maître du grand orient de France,
auquel il doit en partie sa réussite en politique.
Or, les chiffres de 2012, présentés par Manuel Valls lors de sa conférence de presse du 18 janvier dernier, sont désastreux :
auquel il doit en partie sa réussite en politique.
Valls garde un air d’adolescent, une allure timide, de petite taille, mince, cambré, brun, la mèche décontractée sur le front, le visage étroit, aux traits fins qu’il peut rendre dur en fronçant les sourcils et en serrant les lèvres.
Manuel Valls est, aux dires de ses collaborateurs, un personnage froid mais d’humeur égale, d’un abord plutôt sympathique et convivial.
Quelles sont ses véritables convictions, ses idées ?
Il est avant tout un spécialiste de la communication et un tacticien de la politique aux ambitions présidentielles non dissimulées.
A cet égard, il fait penser à Nicolas Sarkozy qu’il considère ouvertement comme l’un des ses modèles.
Toutefois, à l’inverse de ce dernier, Manuel Valls se montre plutôt mal à l’aise en public, piètre orateur, ne s’exprimant qu’à l’aide des notes rédigées par ses collaborateurs, dans l’incapacité d’improviser.
D’ailleurs, il donne toujours l’impression de réciter une leçon et de reprendre des éléments de langage convenus quand il s’exprime devant un écran de télévision ou face à un contradicteur.
Ce personnage politique a un côté mystérieux, insaisissable.
Le 8 juin 2009, il surprend les milieux bienpensants du monde politico-médiatique en demandant à l’un de ses proches, lors d’une sortie dans un quartier coloré de sa ville d’Evry :
« Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos »
Or, ses propos hallucinants par les temps qui courent, qui eussent ruiné la carrière sinon la vie de n’importe quel autre homme politique en déclenchant les foudres de l’inquisition anti-raciste (on imagine un Hortefeux, Guéant ou Besson s’exprimant ainsi !), ne lui valent aucun préjudice durable, comme si sa supposée appartenance à la gauche lui valait une sorte d’immunité idéologique.
Manuel Valls ne fait l’objet d’aucune plainte en justice, d’aucune chasse aux sorcières… Avait-il calculé son coup ?
En tout cas, ce ministre de l’Intérieur, qui est avant tout un homme de communication, sait y faire.
Il est de loin le ministre le plus populaire du gouvernement Ayrault, avec une cote de satisfaction de 68% selon le sondage IFOP du 13 mars 2013.
Il joue à fond la carte du langage de fermeté sur l’immigration et la sécurité. Le 14 mars dernier, il déclare au Figaro :
« Il faut faire respecter la loi en démontant le maximum de camps de Roms insalubres. »
Pour des paroles strictement équivalentes, Nicolas Sarkozy s’était attiré une volée de commentaires furibonds et haineux dans toute l’Europe allant jusqu’à l’appel au meurtre.
Avec Valls, cela passe comme une lettre à la poste…
Cet habile communiquant, véritable professionnel de la politique médiatique, joue en permanence sur deux tableaux, une identité supposée de gauche, un discours d’ordre et d’autorité.
La vraie question, aujourd’hui, c’est de savoir ce qu’il y a derrière, si les paroles sont suivies par les actes.
- vols avec violence +8,9%,
- violences sexuelles, +12,2%,
- cambriolages de résidences principales, +8,5%.
Il faut être clair, l’alternance de mai 2012 marque le début d’une explosion de la délinquance, qui était jusqu’alors à peu près stabilisée.
Cela, la presse bien pensante s’est bien gardée de le relever…
Les postures de Monsieur Valls ne suffiront pas longtemps à masquer cette dégradation spectaculaire des conditions de sécurité des Français.
D’une part, Manuel Valls demeure totalement inactif au ministère de l’Intérieur, se cantonnant à son domaine de prédilection, la communication, et se désintéressant de la réalité.
D’ailleurs, aucune réforme importante, aucune décision ne ressort de son bilan de presque un an au gouvernement sinon les fameuses zones prioritaires qui existent depuis 2002…
La dégradation des conditions de sécurité des Français est le résultat non seulement de l’immobilisme du ministre de l’Intérieur, mais aussi et surtout, du laxisme profond, viscéral, du pouvoir socialiste, incarné par Madame Taubira, ministre de la justice.
Manuel Valls est l’otage de l’idéologie du laisser-faire et de l’angélisme de sa majorité et notamment de ses franges gauchisantes.
Quand le pouvoir socialiste annonce la suppression des peines planchers pour les récidivistes ou de la rétention de sûreté pour les auteurs de crimes sexuels considérés comme dangereux, deux mesures essentielles que nous devons à Nicolas Sarkozy, ou bien l’arrêt du programme de construction de 20 000 places de prison, il donne un signal d’impunité aux criminels et commet une véritable incitation à la délinquance, à la violence, à la barbarie.
Que peut Manuel Valls face à ce phénomène ?
S’il était un véritable homme d’Etat, il s’opposerait à cette politique aux conséquences désastreuses pour la vie quotidienne des Français, notamment les plus fragiles, les plus défavorisés qui n’ont pas les moyens de s’abriter dans les beaux quartiers.
La situation est encore pire en matière d’immigration. Tous les voyants sont au rouge.
Le nombre des demandeurs d’asile explose littéralement, passant de 40 000 en 2008 à 60 000 en 2012, ce qui fait de la France le deuxième pays au monde pour l’accueil de ces derniers.
Le coût est astronomique : 700 millions d’euros auxquels il faut ajouter l’aide médicale d’Etat qui bénéficie à 220 000 migrants clandestins, d’un montant d’un demi milliard d’euros.
Le nombre de migrants comptabilisé dans le rapport du gouvernement sur la politique migratoire, en plus de l’asile, atteint 200 000 par an.
Toutes les vannes sont ouvertes, et comme en témoignent les préfets et les policiers sur le terrain, les reconduites à la frontières de migrants en situation illégale ont quasiment cessé, les migrants clandestins bénéficiant désormais d’une totale immunité en France qui les incite à venir en masse dans notre pays.
La situation des banlieues rongées par un chômage endémique, la criminalité, le repli identitaire est en outre absolument dramatique, explosive, menaçant à terme la paix civile.
Que fait Monsieur Valls ? Il communique ! Oui, mais jusqu’à quand cela peut-il durer ?
Quand les Français vont-ils ouvrir les yeux, l’opposition sortir de son aveuglement consenti et faire enfin son travail ?
16 Mars 2013
Auteur : Roland Bargignac Pseudonyme d'un Préfet hors cadre
16 Mars 2013
Auteur : Roland Bargignac Pseudonyme d'un Préfet hors cadre
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