mardi 18 février 2020

Apolline de Malherbe: procureur, commissaire politique, ou journaliste?



Olivier Piacentini
 
Florilège non exhaustif des interviews d'Apolline de Malherbe.

A Marine Le Pen, au lendemain de l'affaire Benalla : " les agissements de Benalla ne vous rappellent-ils pas les violences de votre père, condamné pour cela en 1997 ? "

A Bruno Retailleau ce matin : " Vous dites que Macron ne va pas au devant des Français, mais si, il le fait, maintenant. Pourquoi vous ne le dites pas ? "

L'interview de Balkany au lendemain du procès se transforma elle en un resucé des audiences, de Malherbe se para de la robe du procureur : la guêpe pique, tire même sur les ambulances.
Et je passe le réquisitoire infligé hier, la mine serrée, à Juan Branco, accusé de façon explicite d'être l'organisateur du complot contre Griveaux. 
L'avocat a saisi le CSA illico : on verra si la haute autorité est aussi indépendante qu'elle le prétend.
L'autre soir, c'était un plaidoyer pour Griveaux : Paris aurait perdu un grand maire, pour quelques grivoiseries qui n'enlèvent rien aux capacités du candidat.
Dans mon livre OPA sur l'Elysée, j'expliquais pourquoi BFM TV est à ce point arc-bouté à la défense de Macron et de sa bande : sans Macron à Bercy, Drahi n'aurait jamais pu racheter SFR. 
Alors la rédaction de cette chaine est devenue un service de propagande, et si certains journalistes s'en sortent avec doigté et subtilité, d'autres foncent tête baissée, le couteau entre les dents.
 Et deviennent ainsi des procureurs, des agents politiques du pouvoir. 
Apolline de Malherbe rentre dans le rôle avec férocité, hargne, esprit partisan, ne cherche même pas à cacher un tant soit peu sa partialité et sa haine de tout ce qui peut atteindre le gouvernement. 
Il serait grand temps que le public comprenne ce que cache (de moins en moins bien) l'information sur cette chaine si populaire, la connivence entre pouvoir macronien et l'affairisme au plus haut niveau, l'instrumentalisation du journalisme au service d'une alliance d'intérêts privés et politiques telle que la France n'en a encore jamais connu.

1 commentaire:

  1. Typique d un journalisme d entre soi... Plus de déontologie.. L objectif est de faire le buzz

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