jeudi 13 juin 2019

Le cynisme sans scrupule d’Emmanuel Macron


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Posté le 11 juin , 2019

Il a effectivement été vendu à la population française par une armada de publicitaires comme s’il était une lessive censée laver plus blanc et il semblait n’être qu’une lessive.

Il a prononcé des discours ineptes proposant aux Français de «penser printemps», et il semblait débile en prononçant de tels discours.
Il a insulté la France en l’accusant de «crime contre l’humanité», et il a paru incapable de cacher sa haine du pays, même le temps d’une campagne électorale.
Il a, le temps d’une fête de la musique, fait de l’Élysée une extension de la gay pride et cela, ajouté à de multiples paroles de mépris vis-à-vis des plus pauvres, a manifesté qu’il n’était qu’un pantin méprisable.
Il a ajouté à la liste de ces critiques une gestion abjecte du soulèvement des gilets jaunes qui a laissé penser qu’il se prenait pour un dictateur, façon Jaruzelski, et qu’il rendait lui-même sa propre chute inéluctable.
Il a, piétinant les règles démocratiques, mené campagne pour les élections européennes en lançant un pseudo-débat consistant en réalité en une série de longs monologues retransmis à la télévision, et il s’est donné les apparences d’un démagogue mégalomane tout juste digne d’une république bananière.
Il est arrivé, au travers de tout cela, à une situation où il est détesté par une majorité de Français et où sept Français sur dix, selon les sondages, rejettent sa personne et sa politique.
Néanmoins, il est toujours là.

Il poursuit la ligne qu’il s’est fixée et entend la poursuivre sans en dévier.
Il a même désormais, et au vu de la situation politique, toutes les chances d’être réélu.
Il se trouve comparé, ici ou là, à Machiavel, maître à penser cynique de tous ceux qui aspirent à prendre le pouvoir et à le garder.
Je pense qu’il n’est pas Machiavel, mais qu’il est cynique et sans scrupule.
Je pense qu’il a compris d’emblée que prendre le pouvoir grâce à une action massive d’intoxication mentale était possible en France et pouvait l’autoriser à tout se permettre pendant une campagne électorale.
Et il a utilisé une action massive d’intoxication mentale qui a porté ses fruits.
Je pense qu’il a compris que, dans le cadre des institutions de la Ve République, un Président installé à l’Élysée est quasiment un monarque absolu qui peut bien davantage encore tout se permettre, y compris se comporter comme un disciple de Jaruzelski, et piétiner les règles démocratiques.
Je pense qu’il a bien évalué la vénalité et la fragilité des hommes politiques en carton-pâte qui peuplent la France et le degré de soumission qu’il est possible d’obtenir de la population française.
C’est sur ces bases qu’il a attiré vers lui les hommes politiques les plus vénaux du centre gauche et du centre droit, et peu à peu écrasé la plupart des autres, en usant de leurs fragilités.
C’est sur ces bases qu’il a craché sur les gilets jaunes, en a mutilé un certain nombre et obtenu tout à la fois la résignation amère de gens qu’il considère comme une vile plèbe et le soulagement des nantis qui ont vu en lui une incarnation de l’ordre à même de faire rentrer la plèbe dans sa tanière.
Le malheur dans tout cela est qu’il est à l’Élysée, sans doute pour huit années encore, qu’il dispose à l’Assemblée nationale d’une majorité absolue de députés prêts à voter n’importe quoi.
Il pense plus que jamais qu’il peut tout se permettre, et il peut effectivement tout se permettre.
Il passe même pour un homme de droite aux yeux de 42% des Français, disent les sondages.
Le vote des quartiers riches le confirme.
Il n’a plus aucune opposition susceptible de constituer une alternance: il a réduit la gauche et la droite en miettes, et son parti, La République en marche, est devenu une sorte de parti unique.
Le seul opposant encore debout face à ce parti unique, le Rassemblement national, et la seule opposante à n’être pas dans les abysses, Marine Le Pen, restent si diabolisés qu’ils n’ont, pour l’heure, aucune chance de l’emporter.

Il montre qu’on peut être impopulaire, méprisé, détesté par une large part de la population, et régir quand même un pays censé être démocratique.

 Nauséabond et inquiétant, di­tes-vous

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