dimanche 21 avril 2019

Caudry. La famille d’Aurélie Châtelain toujours dans l’attente du procès

 
 
 
 
Par Élodie Armand (Avec É.D.) |
 
Vendredi, comme chaque année depuis la disparition d’Aurélie Châtelain, sa famille, ses amis et des élus se sont recueillis au cimetière pour lui rendre hommage.
 
Quatre ans après son décès, le souvenir reste mais l’attente du procès devient pesante.
 
« Cela fait très long. À la base, on était parti sur deux ans d’instruction, et là ça fait quatre ans, s’émeut Jean-Luc Châtelain, le père d’Aurélie Châtelain. On voudrait que cette affaire soit terminée. On attend. »
Vendredi matin, sa famille, ses amis et des élus se sont recueillis au cimetière pour lui rendre hommage.
Comme chaque année, un moment intime dédié à la jeune femme, retrouvée assassinée dans sa voiture à Villejuif le 19 avril 2015. Un meurtre dont le principal suspect est Sid Ahmed Ghlam, qui aurait projeté un attentat contre les deux églises de cette commune de la banlieue parisienne.
Le procès se tiendrait en 2020, voire 2022, indique la famille de la jeune femme disparue.
 
 
« L’instruction devait prendre fin en novembre, ils ont relancé de nouvelles investigations, explique Mickaël Bazin, l’ancien compagnon d’Aurélie Châtelain. Normalement, cela devrait se terminer ce mois-ci. L’avocat pourrait demander une remise en liberté » des prévenus.

La fin de l’instruction signifie la fin de la détention préventive.
Elle pourra être prolongée « de manière exceptionnelle » de quatre mois, renouvelable une fois, selon Me Portejoie.
Puisqu’il est partie civile, Mickaël Bazin est informé tous les quinze jours de l’évolution du dossier par son avocat.
Si le procès se tient, il pourrait durer plusieurs semaines, précise-t-il.
« On appréhende quelque part. Si le terroriste dit des choses contre ma fille, ça va faire mal », réagit Jean-Luc Châtelain.
Lors de la reconstitution, il était à quelque pas de lui, « c’était très dur » avec l’envie de faire « plus que de dire des choses ».
Il dit tenir grâce à ses proches, et sa petite-fille Juliette, bientôt âgée de neuf ans : « Il y a toujours le manque de sa mère comme le manque de ma fille. »

Ce jour, élevée dans les bras de son papa (Mickaël Bazin), Juliette a déposé un baiser sur la plaque de sa maman.
Comment grandit-on dans une telle situation ? « Il y a des jours avec et des jours sans, elle est bien entourée, donc ce n’est pas tous les jours », dit-il.
Les « jours sans », quand elle entend ses camarades évoquer les moments de complicité avec leur mère. Lorsqu’elle pose des questions, il répond succinctement et veille sur ses navigations Internet : « Je veux la protéger au maximum sans l’interdire. »

Il conserve aussi toutes les coupures de presse, les vidéos photos et interviews pour le « jour où elle sera en âge de comprendre et d’amortir le choc ».

lavoixdunord

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