jeudi 21 février 2019




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Ministère de la Vérité, suite.

Selon Benjamin Griveaux, le remarquable rapport sénatorial pointant sur les multiples dysfonctionnements du pouvoir dans l’affaire Benalla relèverait de la «contrevérité».
Il ne l’a pas lu, mais il sait que ce qu’il contient est faux.
Par-delà la bêtise de l’assertion au plan logique, par-delà l’arrogance d’un petit morveux qui croit pouvoir à lui seul mettre en doute et la Constitution (article 24) et le travail probe des représentants du peuple français, il y a un grave danger, si l’on y prête bien attention.
En effet, la semantique à l’oeuvre ici, si vous tendez bien l’oreille, est celle de la dénonciation obsessionnelle et propagandiste des «fake news».


Le rapport sénatorial s’y trouve en quelque sorte réduit, par connotation au registre de la contre-Vérité.
Je dis depuis des mois que cette dénonciation des fake news dont LREM a fait son fond de commerce a pour but réel de museler d’une part la liberté d’expression, et, à travers elle, progressivement, de rendre impossible voire de pénaliser l’opposition politique et donc la démocratie.
À quand une loi interdisant donc l’opposition politique au motif qu’elle traduirait une haine (la méchante haine) de ceux qui ont le pouvoir, et qui n’ont pas l’air bien décidés à le lâcher, quelle que soit l’ampleur désormais insondable des magouilles et malversations mises en lumière par les affaires qui commencent à s’empiler et des révoltes que ces pratiques engendrent légitimement dans l’opinion publique ?

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