jeudi 10 janvier 2019

Violences policières et répression : Macron prépare la guerre civile

 
 
 

 Publié le 8 janvier 2019 - par Sophie Durand
 
Le gouvernement Macron a tout faux dans sa gestion des samedis des Gilets jaunes.
 

Dans un sens, on peut se réjouir des multiples erreurs de la clique qui nous gouverne dans la gestion de la crise actuelle car le peu d’estime et de légitimité qu’il restait à ce gouvernement est en train de s’effriter totalement.
Ne subsiste plus que l’auto-admiration narcissique que la caste a pour elle-même, et qui ne saurait mener qu’à son effondrement.
Mais d’autre part on ne peut qu’être indigné du nombre de blessés lors des manifestations chez les pacifiques Gilets jaunes.
Blessés par quoi, par qui ?…

http://www.ricochets.cc/Reccord-de-violences-policieres-sur-gilets-jaunes-A-present-tout-le-monde-doit.html

Les Gilets jaunes sont blessés par ceux-là mêmes qui devraient les défendre et assurer leur sécurité et qui au lieu d’être neutres se comportent en ennemis du mouvement.
J’ai nommé : les forces de l’ordre.
Qui en l’occurrence paraissent bien être des forces du désordre.
Le désordre n’existe pas, écrivait Henri Bergson.
Il existe selon lui juste des manières différentes d’organiser l’ordre.
Les forces de l’ordre ne semblent pas en ce moment vouloir garantir cette sorte d’ordre auquel les citoyens ordinaires aspirent.
Ce ne sont pas des forces d’apaisement comme elles devraient être.
Il faut bien constater que les conceptions de l’ordre divergent de part et d’autre.
L’une réprime violemment le droit de manifester.
L’autre exige simplement le dialogue démocratique et le respect des personnes.
Les Gilets jaunes sont des gens non armés dans leur immense majorité, et pacifiques.
Par conséquent on ne peut pas comprendre un tel déploiement et un tel comportement des forces de l’ordre, comme si nous étions en guerre et que les Gilets jaunes étaient l’ennemi à abattre.
Les casseurs sont, eux, une minorité de racailleux plus ou moins musulmans (certains ont fait le signe de l’égorgement halal aux commerçants qu’ils venaient piller), sans foi ni loi. Ils sont parfaitement connus de la police.
On sait qui ils sont, d’où ils viennent, on les suit sur les caméras de surveillance, dans les lignes de métro qu’ils empruntent, on les voit arriver sur place.
Mais la police ne fait absolument rien contre eux.
Même pour des manifestations non déclarées, on ne voit pas pourquoi il y a un tel déploiement, dans la mesure où les vrais Gilets jaunes ne viennent pas pour en découdre.
En fait on se prend à rêver à la première manif : et s’il n’y avait pas ou peu eu de forces de l’ordre pour l’encadrer, que serait-il advenu  ?…
On peut parier que rien ne se serait passé.
Les Gilets jaunes auraient défilé calmement, avec bonhomie, ils auraient pu aller jusque sur les Champs-Élysées, dont on se demande pourquoi ils sont un lieu tabou pour les manifestations alors que de soi-disant sportifs déchaînés peuvent les mettre à sac en toute impunité.
Pendant ce temps, des forces de l’ordre en petit nombre se seraient contentées de maîtriser les casseurs.
Les Gilets jaunes auraient pu aller jusqu’à l’Élysée même, et Macron les aurait reçus benoîtement en bras de chemise sur le perron, et avec le sourire, beau joueur il aurait pris acte de leurs revendications, aurait fait le nécessaire, et les Gilets jaunes seraient rentrés chez eux savourer leur victoire : tout le monde aurait été gagnant, y compris Macron.
Après tout, sous l’Ancien Régime, les manants pouvaient aller voir le roi ; on se souvient de Louis IX rendant la justice sous un chêne ; à Versailles, n’importe qui pouvait aller rencontrer le roi pourvu qu’il soit muni d’une épée (souvent prêtée).
En démocratie on ne pourrait plus ?…
On aurait des chefs d’État bunkerisés de peur ?
Choupinet, en gamin immature, capricieux et colérique qu’il est, n’est pas doté du bon logiciel pour régler la question et mettre les gens de son côté.
Dans cette crise, les forces de l’ordre, gérées de façon calamiteuse, ne semblent bonnes qu’à mettre de l’huile sur le feu.
Macron voudrait la guerre civile qu’il n’agirait pas autrement.
Choupinet aurait pu corriger le tir (de Flash-Ball?) par la suite, mais bien qu’ayant fait l’Ena (sourire) il ne peut pas apprendre de ses erreurs.
Ce n’est pas le joueur de poker qui va l’y aider.
Ni l’exfiltré.
Ni aucun des bonimenteurs menteurs et incompétents du régime.
Aussi avons-nous connu une escalade.
Car comment supporter les abus des forces de l’ordre : gazages en pleine figure et à bout portant, tirs de Flash-Balls ou de grenade sur une foule proche et compacte, qui ne peuvent que blesser, et induire de dangereux mouvements de foule, tabassages en règle, piégeage dans des nasses sans issues de manifestants voulant s’éloigner de la manifestation : tout cela est indigne et n’a rien à voir avec le maintien de l’ordre.
Certes des Gilets jaunes se livrent à des violences maintenant, mais à qui la faute ?…
À ceux qui abusent nettement de leur fonction.
D’habitude les Français normaux respectent et estiment les forces de l’ordre.
Sauf quand elles se comportent en mercenaires sans respect et sans éthique.
Ce comportement nous révulse.
Nous avons donc presque tous joyeusement applaudi lorsque Griveaux a dû fuir son ministère défoncé à l’aide d’un élévateur, ou lorsque le boxeur a, par-dessus le bouclier grâce à sa haute taille, asséné des coups de poings à un gendarme.
La surabondance de forces de l’ordre et les ordres qui leur sont donnés pour contrer les Gilets jaunes est politique : ce gouvernement antidémocratique n’admet pas la contestation.
Staline non plus n’admettait pas la contestation…
On peut se demander pourquoi il n’y a pas le même déploiement pour karchériser les banlieues, éliminer les dealers qui y font la loi, éparpiller définitivement les prieurs de rue, empêcher les rodéos souvent meurtriers, les mariages dont les cortèges paralysent la circulation  ?…
Tous ces faits attentent à l’ordre public mais leurs auteurs, eux, sont les chéris du gouvernement, au contraire des sans-dents.
Pour l’acte IX, on nous promet 80 000 agents des forces de l’ordre.
Pour combien de manifestants ?
Qui va s’épuiser le plus vite ?
Quels ordres vont recevoir les forces de l’ordre ?
Ceux de mater la révolte à n’importe quel prix, même au prix du sang ?
Même en gazant, blessant et jetant en prison des innocents ?
Alea jacta est.

Cette guerre civile qui vient, et que nous redoutons tous, c’est Macron qui nous la prépare.

Sophie Durand

ripostelaique

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ici, les commentaires sont libres.
Libres ne veut pas dire insultants, injurieux, diffamatoires.
À chacun de s’appliquer cette règle qui fera la richesse et l’intérêt de nos débats.
Les commentaires injurieux seront supprimés par le modérateur.
Merci d’avance.