mercredi 19 décembre 2018

Leur consultation populaire est bidon, la Révolution est devenue irréversible



 

Publié le 18 décembre 2018 - par Louise Guersan
 
Ils savent que la Révolution arrive, mais ils ne veulent pas lâcher et comme ils prennent les Français pour des cons, ils continuent leur enfumage.
 
Peur de la Révolution, car le constat est fait que le peuple, malgré la trêve de Noël et du Nouvel An, ne lâchera pas non plus.
Et un peuple dans la rue, un peuple déterminé, c’est une armée plus puissante que tous les gendarmes et policiers réunis.
Même les médias mainstream, qui soutenaient à fond les mesures dictatoriales du gouvernement, évoquent maintenant une révolution qu’ils sentent proche.
Le Point titrait le 15 décembre Gilets jaunes, acte V : « La révolution ?
On n’en est pas loin ! » et ce lundi : « La France face à son histoire, 1648, 1789, 1830, 1848, 1871… Quatre siècles de révolutions ».
Le 6 décembre, Le Nouvel Obs avait également titré : « Les Gilets jaunes ou le frisson de la révolution » ;
Le Monde du 9 décembre : « Gilets jaunes : chacun cherche sa révolution » ; le 17 novembre, L’Express : « À Paris, gilets jaunes et ivresse révolutionnaire » ;
Économie Matin le 21 novembre  rappelait ces paroles historiques  de 1789 : Gilets jaunes : « Mais c’est une révolte ? – Non, Sire, c’est une révolution ! » ;
Mediapart le 23 novembre : « Gilets jaunes : la Révolution en marche ». ;
Paris Match le 5 décembre : « Gilets jaunes » : une révolution Twitter ? » ;
Valeurs actuelles le 26 novembre : “Gilets jaunes” : révolte “post-démocratique” ou spectre des “révolutions de couleur” ? etc., car ils en parlent tous.
Voilà, le mot est lancé par ceux qui ne soutiennent pourtant pas – ou si peu – le peuple et n’ont cessé de dénigrer la mobilisation, la prétendant vingt fois inférieure à ses effectifs réels et n’hésitant pas à traiter à l’instar du Premier ministre les GJ de casseurs, alors même que l’on a pris sur le fait des policiers casseurs.
Donc payés pour le faire.

Mais, semblables à eux-mêmes, car tels que nous l’avons expliqué dans notre article du 14 décembre, ils sont dans l’obligation d’obéir à leurs vrais patrons oligarques mondialistes (Soros, Kravis, Rockefeller et autres nuisibles…) sous peine de terribles sanctions, nos Macron, Philippe et consorts (je préférerais écrire « qu’on sort », mais ça viendra certainement), tentent de s’en tirer en continuant à enfumer le peuple et ce matin Sud-Ouest titrait : « Macron : « comment peut-il reprendre la main ? ».
Oh la ! Mais c’est tout un programme, ça !
Reprendre la main ! Il y aurait, à mon humble avis, un moyen imparable : qu’il renonce à nous taxer et nous surtaxer, qu’il baisse les impôts – et non qu’il renonce momentanément à les augmenter – par le moyen le plus évident : annuler la dette qui nous pourrit la vie et renoncer aux aide grandioses à l’étranger d’un pays exsangue qui vit largement au-dessus de ses moyens.
Ce serait déjà un bon point.
Il ajouterait à cela la fin de la déferlante migratoire, et les Gilets jaunes rentreraient certainement chez eux, même s’il y aurait encore beaucoup à faire.
Mais non : point de cela, ses patrons ne le permettraient pas, eux qui aspirent la dette à leur seul profit.
Une dette par ailleurs fondée sur du vent et créée de toutes pièces, nous pourrons y revenir dans un article prochain.
Donc comment les scélérats ont-ils prévu de s’en sortir ?
Eh bien, comme d’habitude, par la violence et l’enfumage.
Et comme ils continuent à prendre le peuple pour des sans-dents, des derniers de cordée, des qui ne sont rien, des illettrés et des ivrognes, bref pour des cons, il n’y a qu’à.

Résultat  1: la violence

⦁ D’abord violences policières constatées lors des week-ends Gilets jaunes, agressions gratuites, morts et blessés graves, gazages en règle, matraquages, et maintenant évacuation des ronds-points, démolition des cabanes, maltraitance.
Sur BFM un Gilet jaune de Saint Brieuc dénonce : « On est évacués comme des moins que rien ».

⦁ À cela s’ajoute la violence économique, puisque Vinci « qui voit rouge » selon le journal L’Indépendant, veut utiliser les caméras des autoroutes pour faire payer les automobilistes ayant voyagé gratuitement les week-ends.
Or, pour savoir qui sont les automobilistes ayant emprunté « gratuitement » les autoroutes, il faudrait à Vinci avoir accès au fichier des cartes grises, donc restreindre les droits fondamentaux des personnes.
En théorie impossible… sauf avec la complicité des pouvoirs publics.
Affaire à suivre donc.

Et d’ailleurs cela met l’accent sur l’un des grands scandales de ce pays : les autoroutes ont été intégralement payées par nos impôts, donc par le peuple, et une fois leur coût amorti… on a remis à une société privée, Vinci, le droit de faire payer le même peuple.

Mais c’est du brigandage cela.
Les autoroutes nous appartiennent et nous ne devrions rien payer à une société privée même pas française mais internationale (laquelle, n’en doutons pas, sait arroser les politiques généreusement pour profiter de l’argent du peuple).
Voilà une revendication qu’il conviendra de ne pas oublier.

Résultat 2 : l’enfumage. Et alors là, mes amis, il est considérable

⦁ On demande aux gens de rédiger dans les mairies – donc sous contrôle – des cahiers de doléances, comme ceux de 1788.
Avec l’assurance qu’ils seront rassemblés au 1er mars.
Christophe Barbier, le gars à l’écharpe rouge et à la fidélité éprouvée pour ceux qui le paient si bien, a déclaré que cela était le meilleur moyen car le mouvement GJ était terminé.
C’est connu, il n’y a qu’à affirmer quelque chose pour que ça prenne vie.
Eh bien non, Barbier, la mobilisation n’est pas terminée.
Quant aux cahiers de doléances !
Mais c’est incroyable, ça ! Macron continue à se prendre pour un roi.
Sauf que le roi en question, c’est celui qui perdit la tête sur l’échafaud dont il avait aidé le Dr Guillotin à améliorer la lame.
À une différence essentielle : Louis XVI aimait la France et son peuple ; Macron non.
Une telle mesure est faite pour repousser aux calendes grecques toute décision (il faudra encore lire ces cahiers de doléances (en mai 1789, il y en avait environ 40 000), regrouper les demandes, les étudier, faire des propositions, les voter…
Et la grande mobilisation du peuple serait stoppée.
Et puis, d’ailleurs, sur BFM ce matin, Laurent Neumann a dénoncé qu’un grand rapport avait déjà été fait et… qu’il avait été purement et simplement mis à la poubelle par nos superbes dirigeants.
Du mépris, toujours du mépris.
Eh bien, qu’ils retrouvent ce rapport, il doit y en avoir des copies.
Et exeat, les faux cahiers de doléances.

⦁ On promet une « grande » concertation populaire, mais permettez-moi de douter, car j’ai entendu ce matin sur BFM Édouard Philippe oser déclarer, après avoir présenté de vagues excuses au peuple, « concertation populaire oui,  mais pas sur tous les sujets ».
Aujourd’hui, Macron va réunir ses ministres pour « finaliser et clarifier » la « grande concertation nationale » du 10 décembre.
On parlera demain des moyens avec lesquels on compte nous entourlouper.

⦁ Rajoutons toutes les non-mesures annoncée ces jours-ci, à savoir le report de l’augmentation de la CSG pour les retraités.
Offrir ce qui n’existe pas encore n’est pas un cadeau, bande d’escrocs, mais je vous le dis, craignez les retraités.
Ce ne sont pas – sauf pour le quatrième âge, celui de la dépendance – des bras cassés, ils peuvent vous faire très, très mal.
Le « 3e âge d’aujourd’hui est composé de gens en parfait état physique et mental qui ne comptent pas se laisser faire et qui représentent 15 % de la population, ce n’est pas rien.
Quant à l’augmentation du Smic, elle a été largement débattue et tous savent que ce n’est pas une mesure.
Ce n’est rien que de la poudre aux yeux.
C’est pour toutes ces raisons que la Révolution est devenue maintenant irréversible.
 Et en définitive, les cons, ce n’est pas le peuple, ce sont ses gouvernants.

Louise Guersan

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