samedi 24 novembre 2018

La minute de l’Oncle Hô. Gilets jaunes : prélude au grand massacre [Tribune (très) libre]

 
 
 
 

Je rêve… Mon dieu je rêve… Je rêve d’un retour de bataillons de Khmers rouges fanatiques qui prendraient Paris et s’occuperaient précisément et avec style de l’insupportable faune boboïde qui y grouillasse.
 

Possession de trottinette ? 20 ans de goulag ! Direct !
Sans procès, comme une amende de bagnole.
Abonnement à Teknikart : 30 ans de camp de redressement par le travail !
Un sachet de thé « commerce équitable » avec une tête de Guatémaltèque qui rigole ? La peine de mort appliquée dans la rue ! En public ! Pour bien faire réfléchir la start-up nation !
Avec moi les arrondissements branchouilles de Paris ce serait Phnom Penh en 75.
La fin du Grand Remplacement et le début du Très Grand Déménagement.
En vérité, j’ai toujours eu une tendresse particulière pour ces sympathiques bataillons de joyeux Cambodgiens qui savaient si bien rigoler avec les bobos de leur temps.
C’est émouvant cette culture de l’Asie du sud-est, vous savez.
Délicate. Virile. Mais toujours empreinte de simplicité !

 Le Paris des bobos oui, c’est une infecte pullulance cancéreuse sur un corps sain et travailleur, c’est à dire nous !


Car cette classe sociale de fumeurs de pétards de bobos de merde nous fait dégueuler, nous les vrais gens.
Les gens sains. Normaux. Le peuple de base.
Car il faut le dire, le bobo parisien qui vote Hidalgo est un parasite malsain.
Un cafard qui ne produit rien, n’amène rien à la société.
Même la plus infâme des colonies de doryphores boiteux a plus d’utilité sociale que ces inutiles en sarouel.
Cette haine de classe. Pure. Chimiquement pure. Virginale.
C’est très exactement ce qu’on entend sur les barrages des Gilets jaunes.
Parce que ça fait 35 ans, depuis le virage sociétal de Mitterrand, en gros, qu’on vit sous ce poids, cette ambiance culturelle bobo.
Comme un pet qui tourne dans la société.
Écrasés politiquement et culturellement par les caprices extravagants de cette petite secte de débraillés.

Accueillez toutes les smalas qui frappent à votre porte, braves pécores consanguins, ils vous « ouvriront sur le monde » !
Écartez-vous bien le troufignon, Messieurs, qu’on vous fasse découvrir les robustes plaisirs du « nouvel homme, curieux et tolérant ».
Mais surtout donnez, donnez, donnez votre pognon les campagnards, les « périphériques » pour le rayonnement du Grand Paris.
Le phare de l’Humanité.
Le soleil du bon goût, « équitable, bio et solidaire ».
Donnez, donnez votre écot au « Nouveau Monde » des métropoles.
Mais l’atroce vérité est que Paris est un territoire d’assistés, d’inutiles, de « consultants », de boursouflures violacées labellisés gay-friendly, de vieux clebs pouilleux la truffe dans la coke.
Le Paris des bobos oui, c’est une infecte pullulance cancéreuse sur un corps sain et travailleur, c’est à dire nous !
Maaaaais n’oublions pas dans le tableau l’autre versant de Paris.
Cette banlieue exotique et jacassante sur laquelle on aura déjà déversé des millions de millions de milliards de plans Marshall pour rien.
Pure perte certifiée Halal.
 
Notre grand fantasme… est de bien faire trotter Anne Hidalgo les pompes dans la boue pour aller chercher les vaches un dimanche soir

Loin… loin devant le gasoil c’est ça que les gilets jaunes veulent…notre grand fantasme !
Car notre grand fantasme est de brûler le dernier livre de Caroline de Haas dans un feu de palette.
De bien faire trotter Anne Hidalgo les pompes dans la boue pour aller chercher les vaches un dimanche soir.
Aaaah ! De contempler Manu et Brigitte descendre les barres de cuivre du camion et de porter l’oxygène et l’acétylène au 5è !
Oui ! Et puis de voir Juliette Binoche accueillir toute une tribu de Maliens hard-core, chèvres comprises, dans son loft de 500 m carrés. Oui !
C’est ça qu’on veut, en fait !
C’est pour ça qu’on bloque tout, bondieu !
Personne n’osera le dire sur BFM TV mais on leur fera bouffer nos yaourts de chez Leader Price à ces fumiers !!!
Et nous aussi on l’aura le paquet de chips sans gras, bio, équitable, solidaire et au sel de Guérande label green.
Et là… Là….le tapis tissé par une vieille mémé genre mère Denis du Laos… nous aussi on l’aura ! Pour dix balles !
On pourra même le payer avec notre carte Intermarché si on veut !
Et toutes les fringues Agnès B. on les trouvera chez Noz maintenant !
 Nous aussi on veut rouler à l’électrique. Même le tracteur ! Et aller faire du surf près de la Grande Barrière de Corail quand on veut…

 Nous aussi on veut rouler à l’électrique.
Même le tracteur !
Et aller faire du surf près de la Grande Barrière de Corail quand on veut.
« Quand on cherche à se retrouver en nous-même ».
Et surtout on veut aller nager avec les baleines pour prendre conscience-que-notre-planète-est-fragile-et-qu’il-faut-la-protéger. Love !
 
Mais on ne peut rien faire de tout ça, nous les cons qui payent !!!
Parce qu’à l’animalerie à côté de Franprix y’a que des rats et des hamsters dedans.
Et que chez Monsieur Solde dans la zone industrielle, on ne peut acheter que des jeans moches.
Et notre vieille Clio elle va pas passer le prochain contrôle alors on roule sans assurance.
Comment on va y aller à la Grande Barrière de Corail ?
Et la petite elle a des chicos plein la bouche, mais on va attendre parce que « c’est pas le moment ». Est-ce que le mec qui va l’emmener voir les baleines un jour il prend les bons CAF ?
Voilà merde c’est ça notre vie !
 
Nous on bosse, tu comprends ? Tu comprends ? On bosse, on ne fait que ça.

C’est que, nous aussi on voudrait faire partie des winners de la cordée et de partir en péniche avec les potes pendant 6 mois, mais nous on bosse, tu comprends ?
Tu comprends ? On bosse, on ne fait que ça.
Déclaré, au noir, on bosse.
Et on est en déclin.
Et la mondialisation nous a tués.
Et on a beau cavaler comme des hamsters, on est dans une roue qui n’avance pas.
Non ! Stop ! C’est fini maintenant !
Nous sommes des millions !
Nous faisons la richesse de ce continent !
Et ce continent il est A NOUS !
On va leur faire bouffer leur pétition pour les migrants !
On va leur ouvrir le ventre et leur bourrer la rate de leurs taxes écolos.
De leurs normes ! Merde quoi ! Le peuple, quoi ! Le peuple ! Le peuple des gens normaux !

Nous sommes les gens normaux, les gens sains, sérieux et travailleurs.
Nous, le peuple ! Et le peuple a toujours raison !
 
L’Oncle Hô
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