vendredi 2 novembre 2018

30 secondes de propagande...






Et bien, pour une fois, Macron et le gouvernement font l'unanimité... contre eux.
 
 
Parce que hormis les 21% de benêts qui font encore confiance à cette équipe dirigeante (dernier sondage Yougov/Cnews en date), de l'extrême gauche à l'extrême droite,  tout le monde s'accorde pour dire que ces trente secondes de Propagandastaffel propagande , financées avec vos sous et multi-diffusées, sont scandaleuses.
 
Mise en ligne sur le compte YouTube du gouvernement le 26 octobre dernier, cette courte vidéo au montage alarmiste égrène les enjeux des prochaines élections sur un ton qui n'a en effet rien de neutre. "Immigration: maîtriser ou subir? Climat: agir ou ignorer? Emploi: partenaires ou concurrents? Europe: union ou division?", assène ce clip mêlant des images d'actualité sur lesquelles on peut reconnaître les dirigeants nationalistes et eurosceptiques Matteo Salvini et Viktor Orban. 
 
A force de nous l'avoir répété sans relâche, non sans un certain mépris pour qui ne pense pas comme lui, nul ne peut ignorer que Macron s'est placé, pour les élections européennes à venir, comme le principal opposant  à Salvini et Orban; vous savez, cette "lèpre nationaliste" qui menace l'Union et nos démocraties, cette "lèpre" dont seraient atteints des millions d'électeurs européens, représentée en France par le RN, DLF, et tant qu'à faire Wauquiez. Alors, forcément, faire apparaître ces deux affreux fait indubitablement de ce clip un "tract de campagne" pro-En Marche.
 
La technique est simplissime et trouve ses origines contemporaines sous l'ère mitterrandienne.
Il s'agit d'opposer sans relâche là aussi le Bien (dont Macron et En Marche se font aujourd'hui les représentants) au Mal, les progressistes aux extrémistes, les européens aux nationalistes, de rabâcher sans cesse qu'il y a ceux qui maîtrisent et ceux qui subissent, ceux qui unissent et ceux qui divisent, que la bête immonde est de retour, que le fascisme est à nos portes... le tout afin de placer l'électeur face à une évidence: pas d'autre choix que de voter massivement contre tous ces vilains populistes, donc pour En Marche.
Cela a parfaitement fonctionné lors des deux dernières élections présidentielles, aucune raison, estiment-ils sans doute, que cela ne fonctionne pas en mai prochain.
 
Sauf que là, nos apprentis politiciens jouent une fois encore avec le feu.
Macron aurait-il oublié les résultats France de 2014 qui firent du FN le premier parti du pays en obtenant le plus de sièges (24) à Bruxelles ?
L'enjeu des Européennes, globalement, l'électeur lambda, chauffé à blanc par la politique menée depuis 18 mois, il s'en fout; lui ce qu'il voit, c'est que ce scrutin va lui permettre de sanctionner l'exécutif et toutes ces élites qui n'ont toujours pas compris ce qui peut pousser tant de gens à voter si "mal".
 
Marine en frétille d'avance quand Mélenchon appelle à un référendum anti-Macron et que Wauquiez... (on ne sait pas trop pour Wauquiez).
Ma main à couper que c'est ce qui va se passer: La République En Marche va se prendre une déculottée et les extrêmes, tant honnies par le camp des progressistes, vont faire carton plein.
Et la déculottée sera d'autant plus sévère que ce coup-ci, ainsi que l'a voulu Macron, il n'y aura que des listes nationales et non plus, comme en 2014, des listes régionales.

 Le CSA a été saisi ainsi que la commission des comptes de campagne par le groupuscule Générations de Benoît Hamon, gageons là aussi qu'aucune suite ne sera donnée...
 
corto74

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