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samedi 27 octobre 2018

Scoop : Olivier Faure découvre qu’il y a des ghettos en France !

 
 


 
Est-ce le fait de devoir quitter prochainement son très chic hôtel particulier du VIIe arrondissement pour une ancienne manufacture à Ivry-sur-Seine qui amène le PS à voir la réalité en face et, surtout, à l’exprimer ?


Jeudi, sur France Inter, son premier secrétaire, Olivier Faure, était interrogé sur ce phénomène qui n’existe pas, est un fantasme, une fausse fenêtre, une invention de l’« estrèmdroite » : le racisme anti-Blanc.
Réponse, sous le regard attentif de Léa Salamé, du député de Seine-et-Marne :

« Il existe, aujourd’hui, des endroits où le fait de ne pas être issu de l’immigration peut poser problème à des gens qui vivent dans ces quartiers. Ils peuvent se sentir exclus. Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits génération après génération et qui donnent le sentiment qu’on est dans une forme de colonisation à l’envers. Ce que m’a dit, un jour, une de mes concitoyennes qui me disait, après avoir longtemps voté pour la gauche, qu’elle ne voulait plus voter pour nous parce qu’elle avait le sentiment d’être colonisée. »

Waouh ! Marine Le Pen, sors de ce corps !
On ne pourra pas dire que nous avons extrait un petit bout de phrase pour l’enlever de son contexte et faire dire, ainsi, à son auteur tout autre chose, pour ne pas dire le contraire, de ce qu’il voulait dire.
Par ces propos très clairs, bien développés, Olivier Faure résume, en fait, quarante années d’évolution, à la fois sociologique et politique, dans nombre de quartiers de notre pays.
Mais ne nous réjouissons pas trop vite.
Olivier Faure reste un socialiste.
Car, pour lui, les causes de cette « crise identitaire » (il ose l’expression, c’est déjà pas mal !) sont sociales.
Les milliards des politiques de la ville doivent être un fantasme, comme le racisme anti-Blanc…
« Ça donne le sentiment de regroupements qui ne sont pas organisés », ajoute-t-il.
« On a créé des ghettos où la mixité ethnique n’existe plus. »
Mais Olivier Faure n’évoque pas le fait que cette ghettoïsation est sans doute tout autant due à une concentration de certaines populations en ces quartiers qu’à la fuite d’autres populations de ces mêmes quartiers pour un ailleurs.
Cette émigration de l’intérieur : celle de ces « petits Blancs » qui s’exilent toujours plus loin des centres urbains pour trouver la paix dans cette France périurbaine.
Au prix cher, bien souvent, surtout lorsqu’il faut prendre la voiture, parce qu’il n’y a pas d’autres moyens, pour aller travailler loin et tôt le matin.
Cette émigration de l’intérieur de nos compatriotes israélites, quand ils ne partent pas carrément pour Israël.
Olivier Faure ne se pose, d’ailleurs, pas la question qui fâche : cette « mixité ethnique » est-elle alors possible ?
Le député Rassemblement national Louis Aliot a salué les propos d’Olivier Faure en parlant d’« étincelle de lucidité ».
Ne nous emballons pas !
Olivier Faure s’empresse d’ailleurs, comme pour se dédouaner, un peu résigné, d’expliquer qu’il n’a fait que répéter ce qu’il entend parfois.
Parfois ou souvent ?
Moi, en tout cas, c’que j’vous en dis, vous savez…
On se croirait revenu aux pires heures du débat entre l’insécurité et le sentiment d’insécurité.
Il n’y a pas de colonisation mais un sentiment de colonisation : nuance !

Entre nous, aujourd’hui, on n’attend pas d’un politique qu’il soit, au mieux un petit rapporteur des malheurs de nos concitoyens, au pire une concierge qui répète dans les étages ce qu’elle a entendu le matin en sortant son caniche.

On attend de sa concierge qu’elle sorte les poubelles et nettoie la cage d’escalier.

Georges Michel

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