mardi 12 juin 2018

La figure du crétin, Patrick Simonin et TV5








 




L’auteur de cette apologie souhaite tout de suite lever un malentendu.
Il est prêt à attester que le sympathique Patrick Simonin fait plus de cinq pieds de haut, a une tête normale (bien que chauve) et n’est pas originaire du Valais.
Ce texte est avant tout un hommage au caractère sacré et protecteur des simples d’esprit.


Le gentil Simonin officie me diton (l’auteur n’a pas la télévision) régulièrement sur TV5 dans une émission intitulée L’invité.
Il a invité Mamoudou Gassama, le héros qui a sauvé un enfant en péril en grimpant à mains nues un immeuble.
Puis qui a été reçu par le président Macron, obtenu la nationalité française et est en cours d’intégration au corps des sapeurs pompiers.
L’émission complète du 9 juin 2018 pour les amateurs se trouve ici.
Pour ceux qui n’ont pas le temps de regarder cet exercice de haut vol, nous leur offrons ce florilège. Un grand moment de télévision où le très gentil Mamoudou Gassama, un peu dépassé par les évènements, joue un rôle bien modeste, le rôle titre réservé au charmant Patrick Simonin, comédien éprouvé.
 
Un conte de fées moderne

L’émission est intitulée sobrement « L’incroyable histoire d’un héros sans papiers qui a fasciné le monde ».

Le terme sans papiers n’est pas neutre.
Le clandestin est un délinquant qui a franchi une frontière en fraudant.
Le sans papiers n’est qu’une personne en attente de documents de l’administration, comme si vous aviez perdu votre passeport et attendiez le nouveau.
Nous ne commenterons pas les réponses de Mamoudou qui se contente de répéter les questions de Patrick Simonin (PS) ou de les paraphraser, les citations sont toutes de l’ami PS.
PS (compréhensif et attentif) : Vous avez traversé ces pays pour venir en France et vous vous êtes retrouvé sans papiers.
Commentaire : Il n’y a jamais eu franchissement illégal de frontières ni infraction à la loi, une simple histoire de papiers, sans doute égarés.
PS (affirmatif) : Vous ne vous êtes pas posé de questions Mamoudou… et vous n’avez pas eu peur… Toutes ces années de galère, vous avez traversé des pays, vous avez été emprisonné, ça a duré des années. On vous a violenté dans cette prison et vous avez vécu ça.
Commentaire : Ce ne sont pas des questions, Mamoudou reprendra ces termes dans son français approximatif.
PS (très émotionné) : Et vous saviez à ce moment là que cet enfant pouvait mourir… Vous vous êtes dit je n’ai pas le choix… Il y a un moment d’émotion très fort.
Commentaire : voir supra, ce sont des affirmations.
 
Au tour du grand frère

Puis le doux Patrick interroge le grand frère de Mamadou (grand frère et petit frère donnent un ton d’intimité familiale, nous faisons partie de cette famille, nous devons faire partie de cette famille).
PS (moralisateur et grave) : Vous avez le sentiment parfois, Gaby, que tous ces réfugiés ne sont pas bien traités en France ?
Commentaire : Gaby vient de déclarer qu’il était venu en France pour la nourriture, il ne s’agit en aucun cas de réfugiés politiques mais bien d’immigration économique. La confusion est entretenue volontairement.
PS (indigné et impératif) : Mais l’image qu’a donné Mamoudou de tous (c’est nous qui soulignons tous) les réfugiés au fond… ça cloue le bec de tous ceux (nous soulignons de nouveau) qui disent le contraire.
Commentaire : tous les réfugiés sont des héros, pan sur le bec !
 
L’entretien se termine par une déclaration du papa de Mamoudou, enregistrée au Mali (oui, il est content).
Puis, de manière étrange, l’animateur indique que Mamoudou va bientôt retourner au Mali, On me dit que peut-être vous vous retrouverez au Mali bientôt, c’est vrai ?
Le souriant Mamoudou se rembrunit, personne ne l’a prévenu et il doit se demander si ce n’est pas un retour déguisé à la case départ.
Mais non !
Pour eux (les maliens ndr) c’est un héros Mamoudou, ils ont envie de l’approcher, de le toucher.
Un peu comme le souverain touchait les écrouelles pour guérir le bon peuple.
Le mot de la fin du brillant Patrick Simonin sur la triomphale entrée de Mamoudou chez les pompiers, C’est avec le cœur qu’on est pompier français.
Rajoutons un refrain de notre cru Avec les pompons, avec les pompiers, car en France tout se termine par une chanson.
 
Cet article est dédié aux Valaisans, passés, présents et à venir.
Notre cœur compatissant bat pour eux.

Photo : capture d’écran vidéo TV5/L’invité
 
ojim.fr
 
 

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