mercredi 27 juin 2018

« Esclaves africains. Pas hier. Aujourd’hui » L’édito de Charles SANNAT

 

« Esclaves africains. Pas hier. Aujourd’hui » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Passant un temps certain à écouter ce qu’il se dit et les hurlements proférés à longueur de journée par les dictateurs de l’émotion, la dernière émission ONPC de Ruquier qui recevait Dupont-Aignan n’est pas passée inaperçue.
 
Il faut dire que devant le tribunal des bien-pensants, Dupont était le méchant.
À un moment de l’émission est évoqué le sujet des gentils migrants esclaves en Libye et que donc, on ne peut pas nier qu’ils souffrent beaucoup-beaucoup, ce que semble faire le Dupont crucifié par le tribunal médiatique en place cathodique.
Laissons-les braire.
Mon rôle n’est pas de vous assener des vérités ni de faire de la démagogie ou encore de faire en sorte que vous soyez d’accord ou pas.
Mon humble volonté est de réfléchir, de garder allumées les lumières de nos esprits, d’alimenter les débats, de nourrir les réflexions de chacun, pour que chaque citoyen puisse exercer son rôle de citoyen éclairé (ou le moins éteint possible).
Lorsque je les ai entendus hurler à l’esclavagisme sur ce plateau – et quand on parle d’Afrique, l’esclavage c’est le « point Godwin » africain –, j’ai pensé à cet anthropologue Tidiane N’Diaye, auteur de l’ouvrage Génocide voilé, et loin des imbéciles sans culture qui soumettent les masses à leur propagande idéologique.
Que nous apprend Tidiane N’Diaye?
Le rôle du monde arabo-musulman qui a été bien pire depuis des siècles que la traite transatlantique pour les Africains.
Cette interview réalisée sur Cnews par Jean-Pierre Elkabbach date d’y il a un an.
Déjà, nous savions que les pratiques d’esclavagisme avaient lieu en Libye, mais pas uniquement.
Au moment où nous sommes priés en France et en Occident de battre notre coulpe pour les crimes commis par nos ancêtres, l’esclavagisme, lui, se poursuit.
Je ne peux plus rien pour les esclaves d’hier et ceux d’avant l’abolition de l’esclavage.
Je peux demander pardon au nom de l’histoire, mais guère plus.
Nous pouvons faire un ou deux musées.
Parfait.
Cela ne changera rien aux souffrances, mais la symbolique est là.
Mais le pire c’est que la repentance pour l’esclavage d’hier fait oublier l’esclavagisme d’aujourd’hui, qui n’est pas le fait de l’Occident qui se contente d’exploiter, ce qui n’est pas bien, mais reste un degré en dessous de réduire à l’état d’esclaves des hommes et des femmes.
 
L’esclavage d’hier et celui d’aujourd’hui

Massif.
Il y a la Libye avec ses marchés aux esclaves à ciel ouvert.

Il y a aussi quelques gentilles pétromonarchies dans lesquelles les passeports sont confisqués et qui réduisent en esclavage des pauvres bougres par milliers.
Mais ces pays ont l’amabilité de nous acheter beaucoup d’armement et aussi de financer quelques campagnes électorales ou d’acheter nos tous aussi aimables politiciens et journalistes de tous les bords avec des liasses épaisses de billets.
Il y a aussi la néocolonisation chinoise en Afrique, et je peux vous assurer que le contremaître chinois qui fait bosser des Africains dans une mine n’y va pas avec le dos de ses petites baguettes !
La morale à géométrie variable, comme les ailes de nos mirages de nos bien-pensants, s’arrête là où commencent les intérêts de nos grandes multinationales.
Je vous laisse donc écouter et lire Tidiane N’Diaye, sans doute un horrible fasciste, révisionniste, et lépreux même s’il est tout noir…
 
 

 
 
Les choses sont beaucoup plus compliquées que l’on veut nous le faire croire ; la propagande, terrible ; la liberté de conscience, un combat de tous les instants.
Vous pourrez également, toujours sur ce sujet, lire un article consacré à l’Algérie, accusée de mauvais traitements, tellement inhumains que Trump, avec ses clandestinos chicanos, nous semble presque une ONG à lui tout seul !
Bref, régler ce problème nécessite de sortir des postures émotionnelles, pour regarder sans fard la réalité, telle qu’elle est, et la réalité, c’est que le monde reste profondément cruel et dur.
 
Ce n’est pas en faisant se trémousser quelques hommes transgenres en bas résille sur les marches du Palais de l’Élysée que nous préparons les conditions de notre réussite collective dans un monde qui reste dangereux, compliqué et violent.
 
Nous devons protéger les intérêts du peuple de France dans toutes ses composantes, en étant les plus humains possible dans un contexte qui n’est pas vertueux.
On ne dirige pas dans la dictature de l’émotion.
On ne doit pas non plus nier les réalités des souffrances de hordes de pauvres bougres va-nu-pieds.
La ligne de crête de la politique française idéale et juste est, par définition, étroite.
Très étroite.
Alors, cessons les simplismes, fussent-ils généreux.
 
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
 
Charles SANNAT

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