dimanche 6 mai 2018

Et oui, c'est comme ça, je m'en fous, tu t'en fous... On s'en fout d'attraper la vérole...


 
 
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dimanche 06/05/2018
 
Oh purée !, trois jours sans rien écrire ! Quelle flemme !

Mais que voulez-vous, y a rien à dire, enfin pas grand chose si ce n'est de déplorer avec lassitude la vacuité de ce qui se passe en ce moment dans notre pays.
Le grand vide, le rien, le calme plat (avant la tempête?).
Ce n'est pas comme si nous étions dans une merde noire avec tout plein de chômeurs et deux fois plus de précaires et de mal logés; non, non, toute l'attention médiatique se tourne sur une bande d'insoumis en mal d'une victoire à la présidentielle, présidentielle qu'ils ont perdu sans vouloir, un an après, le reconnaître.
Les gusses, ils nous ont fait la "fête à Macron" à Paris.
40 000 qu'ils étaient, autrement dit rien, à peine la moitié du stade de France, tout juste le parc des princes !
Et les gars osent nous dire que ce fut un succès !
Un "extraordinaire succès" selon Alexis Corbières !
On se frotte les yeux et on se prend à penser mais c'est qui ce connard qui voit un triomphe là où sur 64 millions d'habitants, seuls 40 000 ont pris la peine d'aller manifester en rêvant du Grand Soir et d'une convergence des luttes qui n'aura pas lieu !
Un p'tit 40 000 et ça fait la Une des médias, on croît rêver.
Les Insoumis de la France du même nom, aujourd'hui, ils sont à la pêche, ils font barbecue et boivent du rosé quand les commentateurs de BFM s'en gargarisent encore.
Rendez-vous compte: ils ont osé faire la fête à Macron, montant en épingle un événement qui n'en est pas un.

Mélenchon, Quattenens, Ruffin, les premiers opposants à Macron, voilà le prix qu'ils ont gagné depuis des mois de la part des médias, les ériger en seuls opposants au pouvoir en place.

C'est simple et efficace et ça balance aux oubliettes médiatiques les Républicains, le FN et les autres. Donner de la visibilité à ces cocos, à ces révolutionnaires en peau de lapin et à ces Insoumis, tous détenteurs d'une box et d'un Iphone, c'est étouffer les autres oppositions, celles qui ont un peu plus de jugeote et de raison, celles qui font peur à Macron et ses équipes.
Les Insoumis, c'est l'épouvantail dont personne n'a peur, dont personne ne croit un instant qu'ils puissent un jour prendre le pouvoir, démocratiquement s'entend, mais les avoir en Une, c'est ne pas voir les autres.
Les médias le savent, Melenchon en jouit et Macron s'en régale.
Même en voyage aux antipodes.

Bon, vous me direz, les autres, on ne les entend pas beaucoup.
C'est vrai.
Encore faudrait-il qu'on leur repasse le mégaphone...
Wauquiez a beau donner de la voix (pour qui suit ce qu'il fait ou dit, même si il dit, lui aussi, des conneries), on ne nous donne pas la possibilité de l'écouter.
Marine fait son show à Cannes et Nice, c'est à son père qu'on donne la parole.
Quant à Dupont-Aignan (très bien ce matin sur LCI), on ne lui accorde que LCI - soit 0,5% d'audience - et on lui met en face un journaleux mal rasé au nom imprononçable qui ne cesse de lui poser des questions sans attendre les réponses.

Je vous le dis les amis, le pays part en couille et on nous casse les oreilles avec ces pseudos sans-culottes.
Comment ça le pays part en couille ?
Mais regardez, bon Dieu, écoutez, lisez.
La censure s'installe tranquillement, sans faire de bruit, sur les réseaux sociaux.
On ferme arbitrairement les pages FaceBook et Twitter des Identitaires qui n'ont rien fait d'illégal et on laisse les Black Blocs France s'exprimer et rameuter les troupes.
Robert Ménard se fait agresser par des gauchistes, pas un mot aux infos.
L'agresseur du jeune Marin se prend à peine 7 ans de réclusion - il n'en fera que 3 ou 4 - quand Marin passera toute sa vie à tenter d'oublier comment il était beau avant; qui pour s'en offusquer ?
Les cheminots continuent leur cirque et emmerdent à qui mieux-mieux ceux qui veulent circuler et aller travailler et ces mêmes cheminots osent nous dire que c'est pour notre bien qu'ils nous emmerdent luttent.
Les pilotes Air France, privilégiés s'il en est, mettent à genoux leur compagnie; ils osent tout ceux-là: Des salaires annuels à six chiffres et ils osent se plaindre quand, dans les banlieues, on fait miroiter aux d'jeuns au mieux un CDI payé au smic, au pire un contrat d'insertion payé au lance-pierre.
Autant aller vendre du shit et foutre le bronx dans la cité, c'est plus festif et certainement plus rémunérateur !

Et la dette, hein, on en parle de la dette ?
2 240 milliards d'euros !
 
On s'en fout de la dette, on se fout qu'il faille chaque année emprunter des dizaines de milliards pour payer les seuls intérêts de cette même dette.
 
On s'en fout de l'hôpital qui crève la dalle même si Macron promet qu'on ne fera pas d'économies sur la bête (tout en annonçant discrètement qu'il faudra faire 1 milliard d'éconocroques sur la fonction hospitalière).
 
On s'en fout des EPHAD malgré les beaux discours dégoulinant de belles intentions; en moyenne 2 500 euros le mois à Quai des Brumes, mais qui peut se payer ça ?.
 
On s'en fout des retraités qui rament, mieux, on les remercie de donner un coup de main aux jeunes générations.
 
On s'en fout de taxer les Français; qu'ils payent et qu'ils se taisent.
 
On s'en fout qu'un président de la République, garant de l'intégrité du territoire de la République, refuse de se prononcer sur les velléités indépendantistes néo-calédoniennes.
 
On s'en fout que ce même Président n'ait, malgré ses 37 déplacements à l'international en à peine un an, aucun véritable succès diplomatique à mettre à son actif.
 
On s'en fout des 3 000 migrants qui vivent dans la crasse et la fange à Paris, la preuve, on n'en parle plus.
 
On s'en fout qu'une noiraude grognasse milite pour obtenir des pansements avec une compresse qui ne soit pas blanche.
 
On s'en branle qu'à Aubervilliers le "Salam Alaykoum" ait remplacé le "bonjour, comment ça va".
 
On s'en fout que la Bastille devienne palestinienne.
 
On s'en fout, on s'en fout, on s'en fout, la roue tourne et le temps passe mais nous faisons comme si... comme si rien ne pouvait nous atteindre.
Le réveil sera brutal mais comme tous les adeptes de la position horizontale, nous repoussons sans cesse l'heure de se mettre debout.

Et oui, c'est comme ça, on s'en fout, je m'en fous, tu t'en fous, il s'en fout; c'est comme dans la chanson: "On s'en fout d'attraper la vérole, on s'en fout, pourvu qu'on tire son coup".
 Le pays part à vau-l'eau mais tout le monde s'en fout sauf ceux qui sont aux manettes et qui jonglent allègrement avec notre lassitude, nos égoïsmes et notre... je m'en foutisme.
Ils ont bien raison. Macron a raison: " Le roi te touche et Dieu te guérit" qu'il a dit son porte-parole; tout lui est permis, tout glisse sur lui comme l'eau sur les ailes d'un canard, tout lui est pardonné avant même qu'il n'ait commis la faute qui aurait valu crucifixion à bien d'autres...
Alors contentons-nous du soleil qui pointe et du rosé qui coule à flot, la belle saison arrive, celle de tous les dangers puisque nous regardons ailleurs...
corto74
 

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