dimanche 22 avril 2018

Nîmes: une vingtaine de « jeunes musulmans » âgés de 13 à 20 ans agressent des passagers au départ d’un bus, les conductrices ont exercé leur droit de retrait

 
 
samedi 21 avril 2018 à 16:20 Par France Bleu Gard Lozère, France Bleu Gard Lozère
 
De jeunes adolescents s'en sont pris à des passagers et aux conductrices de trois bus de la ligne a un euro entre Nîmes et le Grau-du-Roi ce samedi midi.
 
Les conductrices ont exercé leur droit de retrait.
Aucun train ni bus ne circulera ce dimanche sur la ligne.
                     
Voilà de quoi donner du grain à moudre aux opposants à la ligne à un euro qui relie Nîmes au Grau-du-Roi.
De nouvelles échauffourées ont émaillé le départ d'un bus qui allait vers la mer ce samedi midi. 
Une vingtaine de jeunes âgés de 13 à 20 ans s'en est pris à des passagers et aux conducteurs au départ d'un bus qui allait vers la mer.  
Ils voulaient monter dans l'autocar qui était déjà plein.
Ils n'ont pas accepté de ne pas pouvoir prendre le bus de 12h35 et le ton est monté. 
Quelques incivilités, des bousculades puis des bagarres éclatent entre ces jeunes et des passagers. Les conductrices des bus expliquent alors aux jeunes qu'elles sont au complet et qu'elles ne prendront pas plus de passagers.
Mais ceux-ci ne l'entendent pas de cette manière.

Ils les invectivent et forcent le passage. Certains forcent même les portes arrières fermées des autocars et montent à bord.
 
Les conductrices coupent le contact et appellent la police.
A l'arrivée des policiers, les jeunes refusent de descendre prétextant une discrimination religieuse. 
"Ils ont dit aux policiers que c'était parce qu'ils étaient musulmans qu'on les traitait de cette manière" Une témoin à France Bleu Gard Lozère. 
Mais finalement tout le monde descend et repart dans le calme.
Les conducteurs de la ligne, marqués par la scène, exercent leur droit de retrait.
Aucun bus ne circulera ce dimanche sur la ligne à un euro entre Nîmes et le Grau-du-Roi.
 
 
Un train souvent décrié et critiqué
 
Depuis la mise en place en 2011 de cette ligne à tarif extrêmement avantageux, les critiques vont bon train.
Des commerçants graulens, des passagers, des élus ont demandé plus de sécurité.
Des patrouilles de sécurité ferroviaire ont rejoint le train.  
Mais une fois les rames de 600 places arrivées à bon port : les forces de l'ordre ne peuvent suivre la foule dans les rues du Grau-du-Roi et des élus dénoncent  des incivilités.  
 
Insultes, crachats et bagarres, autant de problèmes à gérer pour la petite ville qui accueille a peine 8.000 habitants l'hiver. 
 

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