jeudi 15 mars 2018

L'empoisonnement de Skripal rappelle celui de Litvinenko : à qui profite le crime ?



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Le Premier ministre britannique Theresa May a annoncé l’expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux avec la Russie, qu’elle a déclarée « coupable » de l’empoisonnement d’un ex-espion russe sur son sol.

Moscou a dénoncé « une provocation grossière ».
Analyse partagée par certains spécialistes occidentaux.
Eric Dénécé (Directeur du Centre de Recherche sur le Renseignement) estime que les accusations d'empoissonnement de Skripal par la Russie ne tiennent pas la route et dénonce l'inversion de la charge de la preuve :


Le Vice-Président à Paris du Parti Conservateur Britannique se désolidarise de Theresa May :
«Je ne vois pas l'intérêt de la Russie d'avoir voulu le tuer(...) Je suis avocat et regrette que l'offre de coopération de Lavrov ait été rejetée»



Le Directeur de Recherche à l'Iris se demande à qui profite le crime sachant que les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne étaient en train de se réchauffer avec une visite qui était prévue de Sergueï Lavrov à Londres.



En 2006, une affaire similaire, l'empoisonnement au polonium de l'espion russe Alexandre Litvinenko, avait provoqué en 2016 cette révélation du capitaine Barril, ex-commandant du GIGN, affirmant détenir des documents prouvant qu’Alexandre Litvinenko a été tué par les services spéciaux américains et britanniques.
Selon lui, l’assassinat de Litvinenko était une opération des services spéciaux conçue pour diffamer la Russie et Vladimir Poutine, à laquelle le fameux oligarque russe Boris Berezovsky a participé, et a été tué lui-même par le MI6 quand il est devenu gênant. L’opération aurait pour nom de code « Beluga ».
«La Russie n’a rien à voir avec (l’assassinat de Litvinenko). L’affaire a été fabriquée depuis le début. Le Polonium a été choisi comme poison parce que, en raison de sa production en Russie, il impliquerait la Russie. L’objectif de l’ensemble de l’opération était de discréditer le président Poutine et le FSB. Cela a été fait parce que la Russie bloque les intérêts américains dans le monde entier, en particulier en Syrie. Ce fut une tentative d’affaiblir l’emprise de Poutine sur le pouvoir, de déstabiliser la Russie«.
Dans l’interview, Barril mentionne celui qui s’affiche ouvertement comme l’ennemi de Poutine, le financier William Browder, comme étant en étroite collaboration avec Berezovsky.
Browder a dirigé le bureau russe des investissements chez Salomon Brothers.
Il dirige actuellement le fonds d'investissement Hermitage Capital Management, une branche de la banque HSBC qui contrôle le plus grand fonds d’investissement étranger en Russie et possède notamment des parts dans des sociétés comme Gazprom, Inter RAO, Rosneft, Sberbank, Sidanko, Surgutneftegaz, etc.
 
Michel Janva
Posté le 15 mars 2018 à 08h04 | Lien permanent |

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