jeudi 15 mars 2018

«Il faut le tuer, ce chien» : une princesse saoudienne visée par un mandat d'arrêt

 
 
«Il faut le tuer, ce chien» : une princesse saoudienne visée par un mandat d'arrêt
 
© Mike Segar Source: Reuters
Pour avoir tenté des photos dans un appartement de la soeur du prince héritier saoudien, un artisan s'est fait séquestrer. Image d'illustration
 
- Avec AFP 
Pour avoir menacé de mort et séquestré un artisan, une riche saoudienne du nom de Hussat ben Salmane, sœur du prince héritier Mohammed ben Salmane, est sous le coup d'un mandat d'arrêt.
                                   
Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la sœur du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, soupçonnée d'avoir donné l'ordre à son garde du corps de frapper un artisan qui se préparait à effectuer des travaux dans son appartement parisien, a appris l'AFP le 15 mars de source proche du dossier.
Photo d'archive
 
«Il faut le tuer, ce chien» : à Paris, un artisan passé à tabac sur ordre d'une princesse saoudienne 
Ce mandat d'arrêt contre Hussat ben Salmane, sœur de l'homme fort de Riyad, a été délivré fin décembre par un juge d'instruction parisien, a précisé cette source, confirmant une information du Point.

En septembre 2016, un artisan était venu faire des travaux dans l'appartement de la princesse, avenue Foch, dans les beaux quartiers parisiens.
D'après son récit, il prenait une photo de la pièce où il devait intervenir lorsqu'il a été accusé de réaliser des clichés volés pour les vendre à des médias.
Mécontente, Hussat ben Salmane avait alors, selon les dires de l'ouvrier, donné l'ordre à son garde du corps de le frapper.
L'artisan affirme avoir été roué de coups, notamment au visage, et humilié.
Le garde du corps lui aurait notamment intimé l'ordre de s'agenouiller, les mains ligotées, pour baiser les pieds de la princesse.
Au bout de plusieurs heures, il avait pu quitter l'appartement sans son matériel qui lui a été confisqué. Le garde du corps a été mis en examen le 1er octobre 2016 pour «violences avec arme», «séquestration», «vol» et «menaces de mort».

Lire aussi : «Il faut le tuer, ce chien» : à Paris, un artisan passé à tabac sur ordre d'une princesse saoudienne

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