jeudi 8 février 2018

Macron ou l'amateurisme dans le recrutement de ses ministres





Avec Macron, il nous faudrait apprendre à "penser printemps".
 
 
Ça en était fini de l'ancien monde, nous allions entrer dans un monde nouveau.
Un nouveau monde qui se construirait sur la transparence, l'exemplarité et la fin des affaires.
Macron, auto-proclamé maître des horloges, sous-entendu qu'il serait non seulement maître du temps mais telle une horloge bien réglée, il serait rigueur et précision, allait nous réconcilier avec la politique: Que les Français retrouvent la confiance dans leurs dirigeants et dans la classe politique.

Sauf que patatras, la succession des affaires depuis le début du quinquennat, en moins d'un an, a grippé la belle mécanique.

On a eu Ferrand, Bayrou, Goulard, de Sarnez, tous obligés de quitter précipitamment le gouvernement, tous mouillés dans diverses affaires d'emplois fictifs ou de favoritisme et pour certains un recasage immédiat dans de beaux fromages répoublicains

On a eu ces jeunes apprentis députés: celui qui défonce à coup de casque un adversaire politique, celle qui mord un chauffeur de taxi, celle qui redécouvre le goût des pâtes, celle qui, condamnée à 5 ans d'interdiction de gestion d'une entreprise, se pavane sur les plateaux télés tout en étant l'une des députés les plus absentes, celui qui assure que les SDF dorment dans la rue "par choix", ceux qui au bout de six mois réclament des séances de relaxation et une assistante psychologique tant ils sont surchargés de travail,...
Des députés recrutés via internet et dont on mesure chaque jour l'inexpérience.


Ferrand, Bayrou, Goulard, de Sarnez... puis Agnès Busyn, ministre de la santé après avoir travaillé 15 ans pour des laboratoires pharmaceutiques que l'on découvre incapable de gérer ses propres deniers jusqu'à être à découvert de 14 000 euros, puis Bélloubête ministre de la Justice qui sous-évalue de 300 000 euros son patrimoine, puis Nicolas Hulot que l'on découvre multimillionnaire propriétaire de 7 véhicules à moteur et qui sous-estime de moitié sa maison corse,...

Ferrand, Goulard, Bayrou, de Sarnez, Busyn, Belloubête, Hulot... puis Darmanin et ses histoires de fesse, puis à nouveau Nicolas Hulot et des histoires de fesse, lui aussi...
Cela fait tout de même beaucoup pour rehausser la cote d'amour des Français vis à vis de la classe politique.

Peu importe le dénouement judiciaire ou autre de toutes ces "affaires", elles ont toutes à mon sens un point commun: l'amateurisme.
L'amateurisme avec lequel Emmanuel Macron a choisi ses collaborateurs de premier ou de second rang.
On nous avait promis du professionnalisme, de la rigueur, de l'exemplarité et de l'irréprochable, on s'aperçoit que c'est tout le contraire qui se produit au sommet de l'Etat.
corto74

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