samedi 30 septembre 2017

Les retraités, « enfants gâtés », doivent payer. Ben voyons !




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Le 30/09/2017
Nous n’étions ni consuméristes ni infantilisés ni socialisés. Nous nous tenions debout et avions, nous aussi, retroussé nos manches.

J’ai travaillé cinquante ans dans le public et le privé, et commencé comme ouvrier pour payer mes vacances.
Je suis, en cela, un archétype de la génération d’après-guerre.
J’ai cotisé sans idée de devenir un jour un « enfant gâté », l’idée de « profiter » étant hors des possibilités de la plupart des travailleurs de ma génération et surtout de notre morale civique.
Les Trente Glorieuses, c’est une image d’Épinal.
Elles ont, d’ailleurs, duré jusqu’en 1981 avant que le pouvoir socialiste ne se vautre dans l’or des économies et ruine la France en trois ans.
Mais elles ne sont pas tombées du ciel pour notre plus grand profit, comme Barbier nous en fait grief. Elles ont été tout simplement le résultat du travail de deux générations.
Elles sont une conséquence, pas une cause.
La vie quotidienne était, d’ailleurs, beaucoup plus prosaïque que ne le voudrait la légende dorée qu’on nous sert aujourd’hui en procès d’intention.
On vivotait parce que les familles de nos parents avaient, pour beaucoup, été ruinées par la guerre et il ne venait surtout pas à l’esprit de notre génération de demander l’aumône à tout bout de champ.
On faisait avec.
Nous n’étions, il est vrai, ni consuméristes ni infantilisés ni socialisés.
Nous nous tenions debout et avions, nous aussi, retroussé nos manches dans la continuité de la génération de nos parents.

Valeur de l’exemple et état d’esprit fait d’honneur civique et de vraie solidarité.
L’immense majorité des Français n’était pas, non plus, riche comme on le laisse accroire car les impôts étaient lourds, les salaires assez bas et les cotisations, qu’on veut maintenant lui voler, élevées.
Et les « enfants gâtés » continuent, aujourd’hui, à se serrer la ceinture aux dépens d’une vie plus facile, participent au paiement des études de leurs petits-enfants après avoir payé cher celles de leurs enfants et donnent à toutes sortes d’œuvres.
Pas sur le superflu, sur le nécessaire : en économisant sur le train de vie. Ils forment, enfin, une « grande armée » de bénévoles qui huilent les rouages d’une société qui, sans leur dévouement, serait bloquée.
Qui dit mieux ?

Il n’a fallu qu’un quart de siècle d’impéritie gouvernementale, d’idéologie socialiste de gauche comme de droite, d’État vache à lait et de dévoiement sociétal pour ruiner le travail de nos deux générations et en arriver, aujourd’hui, à vouloir saigner les vieux avant de les euthanasier.
Et voilà que la secte « prime-time-mainstream » qui touche des salaires indécents, profite de multiples avantages en nature non imposables, de régimes favorables – et on en passe -, vient nous donner des leçons de civisme et d’économie alors qu’elle a pour seule et totalement improductive occupation de brasser du vent en ergotant à l’infini sur une information achetée, censurée et prémâchée.
Manque pas d’air !
Que la Cour des comptes informe complètement les Français sur cette catégorie et la catégorie politique qui lui est siamoise, mette les choses à plat, rétablisse la vérité des chiffres… et qu’on nous foute la paix !

Quant à vous, Barbier, vous êtes un sacré « glorieux » !

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