samedi 29 juillet 2017

Les blancs peuvent payer

Le 29/07/2017
 
 

 

Décidément, je ne sors pas du sujet de la capitulation de l’occident qui s’applique à lui-même des règles strictes qu’il s’interdit de faire respecter par les étrangers …

Une amie très proche, vient de me raconter une histoire édifiante qui lui est arrivée avant-hier lors d’un voyage en train.

C’est une histoire banale, ordinaire, qui, j’en suis sûr, arrive quotidiennement, dans les trains de France. Le pire sans doute est que nous finissons par trouvé cela « normal » …

Voici son récit :



Ce jeudi 27 juillet, j’ai voyagé dans le tram-train qui relie Nantes et Chateaubriant.
Je suis montée à 13h02 à Sucé sur Erdre.
A cette heure là et en période estivale, il y a peu de monde, quelques étudiants, des mères de famille avec leur chariot de course et une grand-mère avec ses petits enfants.
Une ou deux stations plus loin, deux jeunes femmes en uniforme de la SNCF sont montées – elles portaient un badge « agent commercial ».
Elles ont commencé à faire payer les personnes qui étaient montées avec elles parce que l’automate de la gare ne fonctionnait pas.
L’une d’elle a quand même expliqué à la charmante grand-mère avec ses petits enfants que normalement elle aurait dû payer un supplément de 7 euros quand le billet est pris dans le train plutôt que préalablement au voyage; la dame, surprise, a répondu qu’elle n’avait jamais eu l’idée de frauder, mais que l’automate était en panne.
Peu aimable, l’employée de la SNCF a répondu qu’elle ne faisait que l’informer…

Une fois qu’elles eurent scrupuleusement fait payer toutes les personnes qui étaient montées sans ticket, elles ont commencé à contrôler les autres personnes du wagon.
Mon billet valait 4 euros et je l’avais acheté sur Internet.
J’ai donc montré cet e-billet que j’avais imprimé.
L’employée m’a alors demandé une pièce d’identité pour vérifier l’adéquation avec le nom sur le billet, qui portait déjà la date et l’heure du trajet.
J’ai trouvé qu’il y avait peut-être là un excès de zèle…
Mais, je me suis exécutée.

Un peu plus loin se trouvait un jeune homme d’origine africaine.

Il fut contrôlé par l’autre employée.
Ce jeune homme qui voyageait avec seulement un sac en plastique, n’avait ni pièce d’identité ni titre de transport.
L’employée lui a fait un petit sermon sur la nécessité de respecter les règles. Le tram-train arrivait à la Haluchère, elle lui a demandé s’il descendait ici.
Le jeune homme a répondu que non, qu’il continuait jusqu’à Nantes.
Elle n’a pas du tout insisté pour que ce contrevenant quitte le tram.
Elle n’a montré aucune velléité de le verbaliser.

J’ai assisté à la scène, assez étonnée du zèle déployé vis-à-vis des passagers « blancs » et de la complaisance à l’égard de ce jeune africain…

Je me suis tournée vers l’autre employée, qui était toujours à ma hauteur, pour lui demander qu’elle était normalement la procédure en cas d’infraction sans ticket ni pièce d’identité; elle m’a répondu que cela « pouvait aller jusqu’à appeler la police » et puis elle a soudainement réalisé que je risquais de créer des problèmes vis-à-vis du comportement de sa collègue, dont elle venait aussi d’être témoin.
Elle ne m’a pas laissé le temps de lui demander des explications et s’est enfuie pour rejoindre sa collègue à l’autre bout du tram-train.
Le contrevenant a pu poursuivre son voyage jusqu’à Nantes, puis descendre tranquillement, tandis que les deux employées quittaient prestement le tram-train pour s’engouffrer dans un bâtiment interdit au public.

Cette scène m’ a rétrospectivment mise en colère et je l’ai vécue comme une discrimination « anti-blancs » – car tous les passagers blancs ont été contrôlés scrupuleusement et ce jeune homme africain ou d’origine africaine a implicitement reçu le message qu’il pouvait continuer à tricher autant qu’il le souhaitait…

Je peux comprendre que deux jeunes femmes ne cherchent pas à se mettre en danger par les temps qui courent, mais elles pouvaient parfaitement appeler des collègues ou la police pour cueillir le contrevenant à son arrivée à Nantes (il s’est écoulé plus de 15 minutes entre le contrôle et l’arrivée en gare de Nantes).
Je ne comprends d’ailleurs pas que la SNCF laisse deux frêle jeunes femmes en charge de contrôler des passagers quand je compare cela aux escouades d’hommes baraqués qui contrôlent les trains de banlieue en région parisienne …

Néanmoins, la lâcheté de leur comportement me choque: en tant que femme seule ou grand-mère, elles étaient prêtes à nous verbaliser sans la moindre réticence, mais un jeune homme noir dans la force de l’âge et peut-être musulman, les a fait se réfugier à l’autre bout du tram-train et détourner immédiatement la tête ….
Leur refus de me répondre et leur fuite du train à l’arrivée est un comportement indigne.

Une usagère de la SNCF pour A droite, fièrement.
 
Ce qui est le plus choquant dans cette histoire, ce n’est pas que ces contrôleuses aient laissé « filer » ce probable clandestin.
Ce qui est insupportable, c’est la différence de traitement avec les usagers normaux !
Aller jusqu’à vérifier l’identité de la personne porteuse d’un e-ticket alors qu’on ne fait strictement rien pour une personne se déclarant sans papier, est inadmissible.
Comment s’étonner que certaines personnes fassent preuve d’agressivité vis-à-vis des immigrés, quand ils voient de tels comportements discriminatoires dont ils se sentent les victimes ?
Juste une question pour terminer : que se serait-il passé si mon amie avait déclaré qu’elle n’avait ni billet, ni papier d’identité …

Evidemment, elle part avec un fort handicap … Elle est blanche !

 

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