dimanche 7 mai 2017

Emmanuel Macron élu produit marketing de l'année !

Le 07/05/2017




A voté !

Nous avons donc voté aujourd'hui, vous et moi.
Vous avez voté pour MLP, pour Macron, vous êtes allés à la pêche ou bien avez-vous voté blanc, peu importe, nous avons voté, il est élu.
Nous avons donné à Macron les clés du pouvoir, le bouton nucléaire, le droit de nommer un premier ministre, de négocier avec les grands de ce monde et l'honneur de nous représenter urbi et orbi.
Nous avons donné tous ces pouvoirs à un gars de 39 ans sorti de pas tout à fait nulle part puisque sorti de l'ENA, de la banque et de l'actuelle Socialie.

Le candidat du capitalisme, de la mondialisation, de la diversité, de la finance, d'Attali, de Collomb, de Hollande, de Minc, de Bergé, d'Obama, de Goldman Sachs, de Bruxelles, de la BCE, du multiculturalisme, de la dilution de la France dans l'open space est ce soir notre nouveau président de la République.
 Le suffrage universel en a décidé ainsi et tant pis si nous étions 75 % à ne pas vouloir de lui dimanche 23 avril, il faudra faire avec, se le goinfrer pendant 5 ans, subir, courber l'échine, se contenter de critiquer plutôt que d'agir puisque lui aura les manettes et nous tout juste le droit de contester sur nos blogs et nos murs ses décisions et la politique qu'il mettra en oeuvre.

Il y a cinq ans, nous eûmes François Hollande, aujourd'hui nous héritons d'Emmanuel Macron.
 Le même en moins pire ?
Le même, la cravate bien mise ?
 Le même sans scooter, une vielle Vespa à la place ?
 Le même, les blagounettes à deux balles en moins ?

Pauvre France qui n'est déjà plus tout à fait elle-même, pauvre France vendue à des intérêts qui nous dépassent, pauvre France dont seuls les médias semblent donner le cap.

La France, pays des cathédrales, de Hugo, de Jaurès, des Lumières, de Zola, de Venner, de Racine, de Voltaire, de Rimbaud, de Verlaine, de Baudelaire, de Prévert ou du grand Charles a ce soir rendu les armes en élisant celui qui n'a rien à voir avec tout ce que nous fûmes et sommes encore peu ou prou aujourd'hui.

 Le marketing aura pris la main sur le solide et notre Histoire.
 Mes pères, les vôtres et nos anciens, auront construit, auront combattu et seront morts pour donner la vie à une créature pré-fabriquée par un système qui ne nous veut pas forcément que du bien, à un homme qui de par ses discours incantatoires n'aura convaincu que 65,5% des suffrages exprimés soit tout juste X% du corps électoral, moins de un Français sur deux (chiffres affinés ultérieurement).

Ils chanteront et danseront ce soir au pied de la toute petite pyramide, ivres qu'ils seront d'un suffrage universel qui, faute de leur donner une légitimité indiscutable, leur ouvrira les portes de nos palais nationaux et leur offrira tous les attributs de la puissance républicaine.

Je ne mangerai pas de ce pain là.
 Je ne mangerai pas le fruit d'une campagne électorale aussi pourrie que viciée et vérolée à la base. Macron ne saurait être mon Président puisque nous n'avons rien en commun.
A aucun moment depuis qu'il s'est manifesté, l'homme qui nous demandait de "penser printemps" ne m'a intéressé ou impressionné.
A aucun moment, je n'ai cru que cet homme pas tout à fait fini pourrait préserver nos racines et ce qui nous a fait.
Je ne vois en lui qu'un outil de dissolution de ce que nous fûmes et sommes aujourd'hui dans ce que nous serons demain: un pays ouvert à tous vents, à toutes les cultures et à des pouvoirs qui ne nous appartiendrons plus.

Dans sa dernière profession de foi, avant le second tour, Emmanuel Macron affirmait que nous n'avions pas le choix: soit voter pour une France " dans ce qu'elle peut avoir de meilleur, lorsqu'elle est rassemblée, conquérante " et cette France " dans ce qu'elle peut rappeler de pire, lorsqu'elle est repliée sur elle-même, divisée et qu'elle regarde vers le passé ".
Et bien désolé, ce que je vois aujourd'hui, c'est une France divisée comme jamais, une France au bord de la crise de nerfs, une France qui ne sait plus où elle en est mais une France qui sait d'où elle vient et qui faute de savoir où elle veut aller, sait pertinemment ce dont elle ne veut pas.

Je ne veux pas d'une France livrée aux puissances de l'argent.
 
 Je ne veux pas d'une France multiculturelle.
 
Je ne veux pas d'une France qui se laisse musulmaniser sans broncher.
 
Je ne veux pas d'une France ouverte aux quatre vents de la mondialisation.
 
Je ne veux pas d'une France égalitariste.
 
Je ne veux d'une France où l'on tire au sort le droit d'entrer à l'université de son choix.
 
Je ne veux pas d'une France qui niera, au nom d'un progressisme mortifère, la famille traditionnelle et la filiation naturelle.
 
Je ne veux pas d'une France qui sacrifiera sur l'autel de la modernité mon passé et mes racines.
 
Je ne veux pas d'une France que l'on accuse de crime contre l'humanité.


Quoiqu'en ait décidé le suffrage universel, je ne veux pas d'une France macronisée.

corto74

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