mercredi 17 mai 2017

Avec les énarques, la France va droit à la faillite (L’Imprécateur)

Le 17/05/2017

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Publié le 17 mai 2017 par L'Imprécateur

Où voit-on qu’il y ait du « renouveau » dans le personnel politique français choisi par Emmanuel Macron pour gouverner le pays ?

Même la moyenne d’âge est identique à celle du gouvernement précédent, les impétrants revendiquant leur non-soumission à des partis politiques de droite ou de gauche puisque c’est à la mode.
 Mais ils ont en commun d’être, à de rares exceptions près, tous hauts-fonctionnaires-énarques.
Bref, une élite constituée de bons élèves brillants quand il s’agit de disserter sur les problèmes, mais qui se sont toujours montrés impuissants à les résoudre depuis que les socialistes les ont promus au pouvoir dans les années 1980.

C’est vraiment un classe sociale très spéciale qui a pris le pouvoir que la Constitution voulait donner au peuple : le président est énarque, le premier ministre est énarque et ils sont de vieux copains, la femme du président est fonctionnaire en retraite, celle du premier ministre est directrice de Sciences Po à Paris, la plupart des ministres sont énarques et quelques uns Sciences Po.
 Nous sommes entre les mains de toute une mafia dont la caractéristique essentielle est l’incompétence.

Avec elle, la France est passé en 2014 du 5ème au 6ème rang des puissances économiques mondiales, dépassée par l’Angleterre dont notre presse et nos économistes socialistes critiquent sans cesse le modèle économique, mais qui a, en trois ans, augmenté son PIB de 570 milliards de plus que la France et résorbé son chômage.

Au classement des pays développés (Indice de Développent Humain) elle était 9ème en 1970, toujours 9ème en 1990, mais 17ème en 2005 et elle est passée en 2014 à la 22ème place, tous les pays d’Europe du Nord, y compris la Belgique et l’Irlande mais Finlande exceptée, devant elle, mais aussi des pays d’Asie (Corée, Japon, Singapour, etc.), Israël, la Suisse, l’Australie (2ème) et la Nouvelle-Zélande (9ème) et les pays d’Amérique du Nord.
Pas de quoi être fiers de notre fameux « modèle social » qui est avant tout un exceptionnel modèle d’échec social avec un système de santé qui se délabre, et un chômage en hausse croissante malgré de rares embellies montées en épingle.

La France accorde une importance excessive aux diplômes alors que nos grandes écoles d’administration, comme l’ENA et Sciences Po, produisent des jeunes cadres supérieurs dont elles ont diminué le niveau de culture en l’encadrant du politiquement correct et surtout détruit à peu près totalement leur capacité à imaginer des solutions.
 Déjà, en 1963, un rapport le signalait au ministre de la Défense Pierre Messmer.
 Capables d’écrire un discours très beau mais qui n’est qu’un enfilage de perles et de lieux communs comme ceux que nous a lus Macron, incapables d’y glisser une idée nouvelle.
 Capables d’analyser les problèmes, ils sont incapables de les résoudre.
La réponse la plus classique d’un énarque au pouvoir qui butte sur une question : commander un rapport, créer un observatoire, mandater une commission Théodule.
 Modèle : la Commission Attali, exemplaire club de bras cassés.
 Efficacité ?
 Zéro.


L’ancien député des Yvelines Jean Michel Fourgous, ingénieur ayant développé une prospère entreprise de logiciels et travaillé pour le CNRS s’est amusé à faire des statistiques sur ce tout petit cercle de hauts fonctionnaires qui, depuis les années 80, préside aux destinées du pays et assure sa pérennité aux principaux postes de décision de la France par un habile jeu de chaises musicales et de cooptation.
 Plus de la moitié des membres des cabinets des ministères stratégiques sont issus de l’ENA, plus de la moitié de ministres aussi, une bonne partie du reste vient de Sciences Po.
 Où sont les scientifiques, les ingénieurs, les entrepreneurs ?
 Il n’y en a pas.

Pire, ils ont aussi investi les grandes entreprises, un autre gâteau qu’ils se partagent.
Fourgous en donne un exemple presque caricatural : Quand Noël Forgeard, ancien haut fonctionnaire, un X-Mines compétent, est débarqué de la présidence d’EADS (en 2006) parce qu’il y a un énarque à caser, il est remplacé par Louis Gallois (énarque) président de la SNCF, lui-même remplacé par Anne-Marie Idrac (énarque) présidente de la RATP, qui cède sa place à Pierre Mongin (énarque) directeur de cabinet de de Villepin, lui-même remplacé par Bruno Le Maire (énarque), etc.

Et naturellement, si l’on ose dire, chaque changement de poste donne lieu à des augmentations de salaire, des primes, des cadeaux en actions.
 Qui se souvient que l’énarque Jean-Marie Messier a failli couler Vivendi, l’énarque Anne Lauvergeon AREVA, que le Crédit Lyonnais et la Société Générale ont failli mourir des énarques ? Le système est bien verrouillé par une classe de prédateurs qui fonctionne à son seul profit dans une société politiquement fermée comme l’étaient l’URSS et les pays d’Europe de l’Est, comme le sont toujours la Corée du nord ou la Chine communiste.

Administrer un pays qu’ils ont bloqué, ils savent faire pour que dure leur suprématie, gérer un pays ouvert dans une économie libérale mondialisée, il ne savent pas et sont même dangereux.

Que fait Macron actuellement ?
Il place copains et amis de l’ENA et Sciences Po à tous les postes importants, dans la droite ligne de la méthode Hollande précédemment.
Du renouveau?
 Foutaises.
 De jeunes énarques remplacent les vieux politiquement morts de leur incompétence à relever la France.
 Ils appliquent au pied de la lettre le principe du Prince Salina dans Le guépard, « Il faut tout changer pour que rien ne change ».

Et rien ne changera puisque ce sont les mêmes formés à l’incompétence par l’ENA qui virent les vieux pour prendre leurs places, leurs gros et multiples salaires à des postes qu’ils n’occupent le plus souvent pas, et peut-être même leurs maîtresses, le « jeune » président ayant rendu « in » le fait de coucher avec une femme déjà bien âgée.

L’Imprécateur

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