mardi 25 avril 2017

Soirée Macron à La Rotonde : il y avait « des radis ». Et aussi pas mal d’oseille…

 


Le 25/04/2017

 
Le très bling-bling Sarkozy avait attendu le succès du second tour pour s’offrir une soirée VIP au Fouquet’s. Emmanuel Macron est un jeune homme pressé.

 Il a fait ça à La Rotonde, au soir du premier tour.
La Rotonde, la grande brasserie du Montparnasse, haut lieu de l’existentialisme où Sartre, toujours installé dans le même recoin sombre, lorgnait d’un œil sur les toilettes, de l’autre sur le comptoir.
Le jeune homme pressé a des lettres.
 Et des amis.
 Aux journalistes qui ont raillé sa petite sauterie mondaine, il a répondu, agacé : « Si vous n’avez pas compris que c’était mon plaisir, ce soir, d’inviter mes secrétaires, mes officiers de sécurité, les politiques, les écrivains, les femmes et les hommes qui, depuis le début, m’accompagnent, c’est que vous n’avez rien compris à la vie. Donc, c’est ce que vous voulez, mais c’était mon moment du cœur, vous voyez ? Moi, j’ai pas de leçon à recevoir du petit milieu parisien. »
Pas de leçon mais du soutien assurément.
 Car c’est justement le petit milieu parisien qui était à la fête.
 Des pipoles dont on ne savait pas qu’ils s’étaient reconvertis dans le gardiennage : Pierre Arditi, François Berléand, la vieille Line Renaud, Jacques Attali, l’académicien Erik Orsenna, l’architecte mitterrandolâtre Roland Castro, Daniel Cohn-Bendit…
La rumeur a même couru que Strauss-Kahn allait passer, mais peut-être était-il retenu auprès d’une amie.
On n’a pas vu, non plus, Jack Lang, mais vu le monde qui se précipite aujourd’hui chez le petit fiancé de la France, les places vont se faire rares…

C’est Stéphane Bern, le Saint-Simon moderne des vérandas Akena, qui a fait pour l’Express le meilleur compte rendu de la soirée.
Défendant son « ami dans la vie », il s’est insurgé : « Comment peut-on comparer le Fouquet’s à La Rotonde ? Pour Emmanuel Macron, La Rotonde est un lieu symboliquement très fort : c’est là qu’il a effectué sa première réunion En Marche ! C’est un lieu emblématique de tous ses combats et ce n’est en aucun cas une brasserie de luxe mais une brasserie de quartier. »
Ben oui, mais il y a quartier et quartier.
 D’accord, La Rotonde est moins chère que La Closerie des Lilas, autre point de chute de la gauche boulgour-kinoa, mais la formule la moins chère est à 39 euros, boisson non comprise.
 Pourtant, si l’on en croit Stéphane Bern, il n’y avait pas grand-chose à croquer : cette soirée n’était « qu’humilité », assure-t-il. La preuve, « il y avait des radis, des cacahuètes et des verres de champagne ».
Des radis et des cacahuètes, mais vu qui s’y pressait, pas mal d’oseille quand même…
Enfin, c’est encore Stéphane Bern qui le dit, « parler de polémique » à propos de cette soirée, comme l’a fait lundi Jean-Jacques Bourdin (ououh ! le vilain !), est indigne : « Cette controverse est vaine et fait, à mon sens, vraiment le jeu du Front national », conclut-il.
En attendant, ça fera de belles photos pour Paris Match et Closer.
En effet, le couple Macron étant désormais cornaqué par Mimi Marchand, la reine des potins et des paparazzi, on imagine que cette charmante sauterie de La Coupole aura été immortalisée pour la postérité.
 Elle figurera demain dans les livres d’histoire ainsi légendée : « Macron à La Rotonde », comme on peut lire « Napoléon au pont d’Arcole ».

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