samedi 1 avril 2017

Danemark, l’identité apaisée


 


Le 01/04/2017


Pragmatiques, les Danois ont décidé de ne plus subir une immigration imposée à eux, renforçant chaque année un peu plus les conditions d’entrée.

Qui suspectera le Danemark d’être sorti du « cercle de la raison » ?
 Vieille monarchie parlementaire, la patrie d’Andersen est un modèle de social-démocratie libérale, souvent cité en exemple par notre paresseuse classe politique hexagonale.
Avant que l’islamisme ne prenne racine au Danemark, le royaume était une quasi-utopie beatnik.
Pas plus la xénophobie que le racisme haineux ou le sexisme n’y avaient leur place.
Pour tout dire, les Danois étaient même un peu naïfs.
 Il se sont brutalement réveillés en 2005, moment où des Pakistanais mettaient à prix les têtes des dessinateurs du quotidien danois Jyllands-Posten, pour des caricatures du prophète Mahomet jugées blasphématoires.
Progressivement, les tranquilles Scandinaves prirent conscience des problèmes posés par l’immigration massive sur leur mode de vie.
Kurt Westergaard, caricaturiste frappé d’une fatwa, a même manqué de perdre la vie à plusieurs reprises.
En 2008, trois hommes, dont un Danois d’origine marocaine et deux Tunisiens, étaient arrêtés avant de passer à l’acte.
 Deux ans plus tard, un Somalien armé d’une hache pénétrait au domicile de monsieur Westergaard, qui s’en sortait miraculeusement grâce à une alarme installée par la police.
 Puis tout s’est accéléré en 2015, tout juste un mois après l’attentat qui avait visé les locaux de Charlie Hebdo, date à laquelle une fusillade éclatait au centre culturel Krudttønden lors d’une conférence sur « l’art, le blasphème et la liberté d’expression », provoquant la mort d’un homme et trois blessés graves.
Pragmatiques, les Danois ont décidé de ne plus subir une immigration imposée à eux, renforçant chaque année un peu plus les conditions d’entrée.
Le Danemark demande aux immigrés une assimilation minimale : obligation d’apprendre la langue, respect des valeurs essentielles et des coutumes traditionnelles du pays…
 Une jeune génération d’hommes et de femmes politiques s’est, d’ailleurs, levée pour défendre fièrement l’identité danoise, sans jamais s’abandonner au chauvinisme stupide ou à un folklorisme stérile qui fait florès chez nous.
Citons, par exemple, Inger Støjberg, jeune ministre de l’Intégration devenue une véritable icône nationale.
Elle lutte pied à pied contre l’immigration massive, rompant avec l’ancienne tradition d’accueil aussi immodérée que suicidaire.
Soucieuse d’expulser les travailleurs clandestins, comme chaque pays devrait le faire, elle a déclaré, pleine de bon sens : « Je veux aussi appeler les Danois ordinaires, lorsqu’ils sont par exemple dans une pizzeria et qu’ils ont l’impression qu’il y a quelque chose de bizarre en cuisine, parce qu’il y a beaucoup de passage de gens qui ne parlent pas du tout danois, à eux-mêmes contacter les autorités, puisqu’il serait utopique de croire que la police peut venir dans toutes les cuisines du Danemark. »

Elle s’est aussi illustrée en faisant adopter un amendement qui supprimera les allocations aux immigrés ayant commis une infraction.
Quoi de plus logique ?

Le Danemark est bien la preuve que les nations européennes peuvent mener des politiques respectueuses de leurs identités respectives, tout en restant fidèles aux valeurs démocratiques et libérales.

 Car, n’en doutons pas, l’horizon ultime du multiculturalisme stérile n’est autre, paradoxalement, que la fin du pluralisme politique authentique.


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