mercredi 8 mars 2017

Soupçons de favoritisme autour d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas

Le 08/03/2017 


Emmanuel Macron, lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Etats-Unis), le 7 janvier 2016.
 
Emmanuel Macron, lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Etats-Unis), le 7 janvier 2016. (ROBYN BECK / AFP)

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Alors ministre de l'Economie, il s'était rendu aux Etats-Unis en janvier 2016 pour rencontrer des entrepreneurs français. Dans son édition de mercredi, "Le Canard enchaîné" révèle que l'Inspection générale des finances (IGF) a mené son enquête.

 
C'était le 6 janvier 2016.
 Et ce jour-là, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 dirigeants français de start-up. Alors ministre de l'Economie, le voilà qui déambule dans les allées du Consumer Electronics Show (CES), à Las Vegas (Etats-Unis), la grand-messe mondiale de l'innovation technologique.
Mais Le Canard enchaîné révèle, dans son édition du mercredi 8 mars, que "cette opération de séduction, montée dans l'urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l'organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu'aucun appel d'offres ait été lancé". Ce qui est formellement interdit.

Selon les résultats de l'enquête de l'Inspection générale des finances (IGF), "la commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme".
Selon le journal satirique, la soirée aurait coûté "381 759 euros, dont 100 000 rien que pour l'hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit".


Macron "demande à vérifier les faits"
 
Le candidat d'En marche ! a réagi lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines), mardi 7 mars. "Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un évènement sans appel d'offres, s'est défendu Emmanuel Macron. Je pense que ça peut être des agents de l'Etat ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits".
Avant d'ajouter : "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics".

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