dimanche 12 mars 2017

Les lycées seront-ils les champs de bataille de demain ?

 
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Le 12/03/2017

Au cours de la semaine écoulée, des lycées de Saint-Denis ont été les théâtres de scènes ultraviolentes.
 
Les lycéens de Paris et sa banlieue ont une curieuse tradition.
À l’arrivée du printemps, ils saisissent toutes les occasions qui s’offrent à eux pour « casser ».
Après les manifestations pour Leonarda, puis contre la loi Travail de Myriam El Khomri, ils se sont jetés sur l’affaire Théo pour exprimer leur violence.
 Il s’agirait de ne pas minorer ces faits d’une extrême gravité.
 Nous ne parlons pas de simples monômes, fussent-ils de zombies, mais bien d’actes de guerre contre des établissements scolaires, leur personnel et leurs élèves.
Au cours de la semaine écoulée, des lycées de Saint-Denis ont été le théâtre de scènes ultra-violentes, largement commentées sur les réseaux sociaux.
 Le cas du lycée Suger, notamment, a été particulièrement médiatisé.
Un commando armé, composé de plusieurs dizaines de racailles des environs, a littéralement pris d’assaut l’établissement scolaire : tirs de mortiers, jets de cocktails Molotov et de fumigènes dans les couloirs, projetant de détruire par le feu un bâtiment accueillant 1.300 personnes…
 Voilà qui rappellera des souvenirs à ceux qui ont fait leur collège, ou lycée, dans les années 1990. Exception faite qu’à l’époque, de tels événements restaient cantonnés aux paroles du groupe NTM qui demandait « Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? »
Peu après l’attaque, totalement gratuite, des « jeunes » – ainsi que les désignent complaisamment une partie des médias et de la classe politique – se sont précipités vers le centre-ville, poursuivant leur équipée sauvage en dégradant le mobilier urbain et en « caillassant » les policiers chargés de les appréhender…

Vous me direz que tout cela n’est guère surprenant.
Nous sommes habitués à ce que les forces vives des zones de non-droit s’expriment bruyamment, tant pour des causes « politisées » que pour des faits de droit commun plus classiques.
Si je prends la peine de revenir sur un cas désormais courant, c’est en raison des réactions hallucinantes qu’il a suscitées.

Le Premier ministre lui-même, monsieur Bernard Cazeneuve, a d’abord réagi en fustigeant l’instrumentalisation qu’aurait faite le Front national de cette affaire !

Qu’un lycéen soit attaqué à l’aide d’armes à feu ne semble pas le choquer.

 Idem du côté de l’inénarrable Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la victimisation nationale des « damnés de la terre ».

Pis : pour certains gauchistes, ces actes seraient une réponse aux terribles « discriminations » que subiraient les « jeunes ».

Mais qui voudrait embaucher pareils délinquants, prêts à brûler vifs des jeunes de leur âge et des professeurs ?
Quant aux parents de certains voyous interpellés, ils n’ont pas manqué de… dénoncer la police ! Fatou Diarassouba, mère de famille citée par France Bleu, dénonçant une arrestation « abusive », déclarait ainsi : « On est choqués, on ne comprend pas ce qui se passe. »

Tout individu à peu près cortiqué sait que la violence appelle la violence.
Aujourd’hui, ils jettent des cocktails Molotov.
Demain, ils tireront au fusil-mitrailleur sur les lycées.
Notons, par ailleurs, que le lycée Suger accueille une population variée, en raison de la nature de son enseignement.

Il devait servir d’exemple pour prouver que de bons établissements pouvaient être implantés en Seine-Saint-Denis…

Encore un raté…

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