jeudi 23 mars 2017

Décryptons le Macron !

 


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Le 23/03/2017
Gabriel Robin

 On est en droit de se demander si Emmanuel Macron n’appartiendrait pas au genre du cyborg, voire à celui du pur robot programmé et télécommandé.

À l’heure où les intelligences artificielles sont si développées que leurs réseaux de neurones sont capables de comprendre la structure grammaticale de textes complexes, on est en droit de se demander si Emmanuel Macron n’appartiendrait pas au genre du cyborg, voire à celui du pur robot programmé et télécommandé.
J’en veux pour preuve son ultime argumentaire lors du « Grand Débat », qui lui a valu les moqueries de Marine Le Pen.
 Oui, Emmanuel Macron parle parfois pour ne rien dire, dévoilant le « vide abyssal » de sa pensée.

Couché par écrit, le texte deviendrait presque incompréhensible.
Le problème ne tient d’ailleurs pas dans la difficulté du propos, assez simple au fond ; mais dans la nature même de cette longue phrase qui n’a que peu de rapports avec la langue française.

« La politique de la France, une indépendance de la France, non pas pour s’y fondre, non pas pour s’y confondre », disait ainsi Emmanuel Macron à la toute fin du « Grand Débat », faisant passer les phrases ampoulées de Christiane Taubira pour du Voltaire.
Celui que son épouse Brigitte qualifie de génie semble inapte à formuler une phrase intelligible.
 Tout de même étonnant, pour un garçon qui a préparé le concours d’entrée de l’École normale supérieure à trois reprises…
 En se frottant de trop près au lyrisme, Emmanuel Macron s’y est piqué.
La télévision est un juge aussi impartial que sévère.
Ce qui passait inaperçu en meeting a été, ici, vu par près de dix millions de Français.
Et ce qui devait arriver finit par arriver : le gentil Emmanuel s’est ridiculisé.
Il y a toutefois pire.
Le champ lexical de la campagne d’Emmanuel Macron, entièrement anglophone, ne laisse pas de nous surprendre et de nous amuser.
 Dans cette start-up qui s’est mise En Marche ! pour achever notre façon de faire de la politique depuis la plus haute antiquité – le combat d’Emmanuel Macron n’étant, au fond, que de renverser les ordres anciens, tri-fonctionnalité en tête -, point de « bénévoles » mais des « helpers » en lieu et place.
Tyrannique, la novlangue technico-commerciale pour faux geeks d’une Silicon Valley toute fantasmée s’est imposée dans les réunions militantes de l’ancien conseiller de François Hollande.
On ne fait plus de « retours d’expérience » mais des « feedbacks ».
On se « brainstorme » la tête entre deux infusions macrobiotiques.
On planche sur des « process ».
On est « proactifs ».
Peut-être ne s’y drague-t-on plus que par le biais d’applications pour « smartphones »…
Bref, on est déjà ringards avant même d’avoir été à la mode.

L’« open space » depuis lequel les fans d’Emmanuel Macron travaillent est une bulle hors du monde.

Futuriste, le Macron ?

 Non, car présentéiste.

 Il ferait plutôt penser à ces auteurs de science-fiction qui prédisaient que les automobiles de l’an 2000 voleraient, tout en n’imaginant pas un seul instant que les téléviseurs seraient plats…


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