mercredi 1 février 2017

Fillon soutenu par ses amis comme la corde le pendu ?

 


Le 01/02/2017
 
 
Peu à peu, l’étau se resserre autour de François Fillon.

Ce mardi, la maréchaussée est partie visiter les bureaux de l’Assemblée nationale, histoire de mettre la main sur les contrats de travail de la femme du candidat LR à la prochaine échéance présidentielle.
 Ces contrats que le couple Fillon est toujours incapable de produire devant les autorités judiciaires ; voilà ce qui arrive lorsqu’on n’est pas soigneux avec ses affaires.
Heureusement, on apprend dans la foulée, par la voix de Christian Jacob, chef du groupe Les Républicains au Parlement, que le groupe en question « soutient unanimement » ce parangon de rigueur et de probité qu’est François Fillon.
C’est Nicolas Sarkozy qui doit ricaner sous cape.
 Accessoirement, on notera que le groupe socialiste à l’Assemblée nationale assurait aussi un certain Jérôme Cahuzac de son « soutien unanime ».
Autre appui de poids, François Baroin : « François, tu es l’homme de la situation. […] Tu es le candidat de l’expérience et du courage, du mouvement et de la solidarité. »
 Beau comme de l’antique…
 Mais où diable va-t-il chercher tout cela ?
 Quelles sont les muses qui l’habitent ?
 Claire Chazal ? La mère Denis ? Nabilla ? Léa Salamé ?
Dans un registre à peine moins sérieux, Paul-Marie Coûteaux, souverainiste en rupture de banc, assure à son tour François Fillon de son « soutien unanime » ; c’est-à-dire l’alliance de Coûteaux et de Paul-Marie.
Paul-Marie Coûteaux qui, dans l’ordre, fut chevènementiste, séguiniste, villiériste, pasquaïen, mariniste tendance philippotiste avant de devenir anti-philippotien.

Comme disait le défunt Edgar Faure, « ce n’est pas la girouette qui tourne, mais le vent » !
Bref, tout roule pour le mieux dans le meilleur des mondes pour ce François Fillon qui, on ne saurait en douter, fait entière confiance en la justice de son pays.
« Soutien unanime », qu’on vous dit…
À l’exception, toutefois, du Nicolas Sarkozy plus haut évoqué, mais aussi d’un Alain Juppé inscrit aux abonnés absents ; sans même évoquer une Rachida Dati, furibarde d’avoir été écartée de sa circonscription du VIIe arrondissement parisien au profit d’une Nathalie Kosciusko-Morizet, revenue dans le giron fillonesque.

De manière moins anodine, d’autres rumeurs bruissent dans Paris, souvent contradictoires et parfois concordantes.
Aux origines de la « boule puante » lâchée par Le Canard enchaîné, les sarkozystes ?
Bien sûr.
 Les réseaux gay qui ne lui pardonnent pas le soutien que lui ont apporté les militants de Sens commun ?
 Envisageable également.

Il va sans dire qu’Antonin Lévy, avocat de François Fillon et, par ailleurs, fils de Bernard-Henri Lévy, le flamboyant philosophe que l’on sait, ne devrait pas tarder à faire la lumière sur toute cette affaire.

Ou alors, ce serait à désespérer des valeurs de la République.

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