lundi 13 février 2017

Bobigny s’enflamme en plein état d’urgence : silence du pouvoir

 
 

Le 13/02/2017


La manifestation de soutien au jeune Théo a gravement dégénéré : voitures incendiées, affrontements contre la police, plusieurs bâtiments vandalisés.

La manifestation de soutien au jeune Théo a donc gravement dégénéré : voitures incendiées (dont un camion de presse de RTL), affrontements contre la police, plusieurs bâtiments vandalisés.
Et si notre Président en exercice s’est rendu au chevet du pauvre Théo aussi vite que son parquet national financier s’est jeté sur Fillon, la réaction du pouvoir, après ces nouvelles violences, se fait longuement attendre.
On a comme le sentiment d’une vacance du pouvoir.
Un Président sortant nous envoyant des cartes postales récapitulatives de son quinquennat : cités en flammes, manifs de « nuideboutistes », police condamnée à se faire caillasser et insulter. M. Cazeneuve ?
Silence.
 M. Le Roux ?
 En train de jouer avec ses caméras embarquées.
M. Le Foll ?
 Peut-être en précampagne dans la Sarthe, sait-on jamais.
Quant à M. Macron, ses communicants n’ont pas fini d’analyser les requêtes Google pour savoir s’il doit se rendre ou non au chevet du jeune Théo ou embrasser une policière, ou les deux à la fois.
Vous aurez la réponse en mars, avec son programme économique.
Et, en face, une même vacance : aucune réaction de l’opposition ; même absence, même silence. M. Fillon s’est enfui à La Réunion en attendant la décision du PNF, qui devrait tomber cette semaine. N’y a-t-il plus aucun porte-parole à droite ?
 Plus de quoi faire un gouvernement ?
Plus d’ancien syndicaliste policier reconverti dans la politique ?
Ah, qu’elles sont loin, les grandes heures électriques d’un Chirac, d’un Sarkozy, qui n’auraient pas attendu longtemps avant de réagir, de dénoncer, de secouer ce pouvoir socialiste sur lequel il suffit de souffler pour qu’il tombe, comme un château de cartes.

L’impression qui se dégage de cette drôle de campagne électorale – drôle, comme on dirait « drôle de guerre » -, c’est que la vacance du pouvoir est totale.
Entre le gouvernement chargé de faire les cartons de M. Cazeneuve et une opposition qui avance sous la houlette de ce même pouvoir déliquescent, Marine Le Pen apparaît objectivement, quels qu’aient été nos choix politiques antérieurs, comme le seul responsable politique du moment capable d’assumer cette vacance, avec une sérénité et une crédibilité inédites.

Il faut, parfois, se pincer pour y croire.

 Mais les images de Bobigny, après tant d’autres, risquent d’être le pincement de trop.

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