samedi 28 janvier 2017

Pour Jean-Michel Ribes, Trump est un gros con qui ne l’intéresse pas

 
 
Baudruches de gauche
Le 28/01/2017

 
La clairvoyance politique de Jean-Mimi en a fait l’oracle recherché des grands médias.

Quand on voit la belle tête de cœlacanthe post-soixante-huitard de Jean-Michel Ribes apparaître à l’écran, on sait que l’intelligence de gauche va être portée à son point d’incandescence.
De la migrantophilie béate à la christianophobie rabique, le patron du théâtre du Rond-Point n’a laissé de côté aucune des facettes du gauchisme mondain.
 Certes, de mauvais esprits murmurent que les quatre millions d’euros annuels de subventions dont bénéficie sa boutique ne seraient pas étrangers à la podo-succion compulsive du personnage envers François Hollande.
Allez savoir… Certaines personnes ont cette chance que l’attitude qui leur profite le plus soit précisément celle qu’ils prennent sincèrement.
Comme ce jugement lorsqu’un journaliste lui demanda ce qu’il pensait de Valérie Trierweiler (après sa disgrâce) : « Je ne parle pas des poubelles. »
Beaucoup plus aimable, toutefois, avec Julie Gayet : « Je l’aime beaucoup, c’est une grande actrice, c’est quelqu’un qui se bat pour le cinéma d’auteur. »
N’est-ce pas une belle capacité reptatoire pour un homme de cet âge ?
 Et, il y a deux mois, le téteur de subsides nous avait une fois de plus gâtés en menant, entre Pelloux et Mazarine, la farandole des pétitionnaires anti-Hollande-bashing.
Beaucoup avaient d’abord cru à un gag, mais Grincheux était sincère, c’était « pour de vrai » : « C’est un homme d’État. […] Il a été nommé le meilleur homme d’État de la planète. »

 On ne saura pas par qui, ni quel type de champignon mexicain il faut consommer pour assener une telle énormité, mais l’effet fut immédiat sur le monarque, puisqu’il décida derechef de conserver à son quinquennat étincelant un caractère unique pour l’éternité, déposé au pavillon de Breteuil dans sa pureté de cristal, comme le mètre étalon.
Dès lors, la clairvoyance politique de Jean-Mimi en a fait l’oracle recherché des grands médias, qui ne manquent jamais de recueillir ses avis sur les questions planétaires majeures.
Comme l’élection de Donald Trump, par exemple, provoquant cette sentence définitive de l’augure : « Trump est un gros con qui ne m’intéresse pas et qui a été élu par des catégories humaines qui ne m’intéressent pas. »
 Étonnant de la part de celui qui, interrogé par un journaliste du Monde qui lui demandait quel était le mal de l’époque, répondit « le populisme, la simplification des idées et du langage ».

Comme aurait dit Jean de La Fontaine, « ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »

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