jeudi 12 janvier 2017

HLM évacués à Compiègne. Et demain, c’est la France entière qui sera emmurée !

 


Le 12/01/2017


Bruno Le Roux est sans doute trop occupé à recompter les voitures brûlées pour intervenir…

Dans toute guerre, il y a ceux qui, lors de la bataille, choisissent une position offensive et ceux qui privilégient le côté statique, construisant une ligne de défense.
On a vu, ainsi, ce qu’il en était en 40.
D’un côté la percée de Sedan et la traversée des Ardennes par les Allemands, de l’autre les Français tapis derrière la ligne Maginot.
Quand il s’agit non d’un conflit mais de troubles à l’ordre public à l’intérieur d’un pays, la question ne se pose pas.
L’État doit impérativement riposter en envoyant la police déloger les agitateurs et occuper le terrain. Eh bien, figurez-vous qu’à Compiègne, l’État est aux abonnés absents.
La situation devenant ingérable face aux « dealers », l’office HLM a pris une mesure radicale : dès la semaine prochaine, les habitants seront priés de déménager.
L’office a, en effet, décidé de murer et évacuer une partie des immeubles dont des trafiquants de drogue ont pris le contrôle en détournant l’alimentation en électricité et en eau des bâtiments.
Vous ne rêvez pas, cela ne se passe pas à Alep ou à Mossoul mais dans l’Oise, à la cité du « Clos-des-Roses », un quartier où vivent environ 4.000 personnes.
Pascal Praud, chroniqueur, a commenté sur RTL :
« Depuis quinze ans, un trafic de drogue sévit dans ce quartier ; depuis quinze ans, une partie de la cité est aux mains des trafiquants de drogue ; et quand l’Office recrute des vigiles et des chiens en 2016 pour sécuriser le quartier, une soixantaine d’individus débarquent, caillassent, attaquent avec armes au poing et tirs de mortier. »
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Pour le maire (Les Républicains) Philippe Marini, c’est une mesure « complètement absurde » qui n’entrera pas en application : « C’est un coup de menton, pas plus. On ne peut pas déplacer les gens sans leur accord. »
 Mais comment un maire peut-il accepter une telle situation ?
Cet élu aurait dû, depuis longtemps, menacer de démissionner face à un État qui ne remplissait pas son rôle.
Mardi matin, les journalistes de TF1 ont voulu en avoir le cœur net et se sont rendus sur place. « Dans le cadre d’un reportage sur les trois immeubles HLM murés à cause de la présence de dealers, à Compiègne, l’équipe de tournage de la Une a été malmenée. On a essayé d’y tourner un reportage ce matin. Notre équipe a été attaquée et caillassée par des voyous qui ont volé notre caméra dans cette zone de non-droit d’un quartier qui a pourtant un joli nom, Le Clos des roses… »
a déclaré Jean-Pierre Pernaut avant de diffuser une courte interview du patron des HLM.
Ce dernier a confirmé l’existence de cet « État de non-droit absolu » contrôlé par « des prédateurs dont la détermination est proportionnelle à la somme d’argent colossale qu’ils engrangent chaque mois ».

Bruno Le Roux est sans doute trop occupé à recompter les voitures brûlées pour intervenir…

 Et puis, il a dû croire sur parole son ancien Premier ministre, Manuel Valls, qui affirmait encore en octobre dernier : il n’y a « pas de zones de non-droit » en France. Ben voyons !

Aujourd’hui, on ferme des HLM, demain on bouclera des quartiers que l’on placera en quarantaine et après-demain, c’est la France entière qui sera emmurée.


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