mardi 10 janvier 2017

Agression sans réaction devant témoins : une lâcheté peut en cacher une autre !

 


Le 10/01/2017


Que s’est-il donc passé la semaine dernière à Brest ? La mère de la victime raconte.

Ouest-France a récemment rapporté un fait divers, de ceux qui nous font rougir de honte parce qu’ils sont l’expression d’une indéniable lâcheté.
Que s’est-il donc passé la semaine dernière à Brest ?
La mère de la victime raconte :
« Mercredi, vers 17 h 50, ma fille de 11 ans […] va se mettre au fond du bus. Dans le même temps, deux gamines d’une douzaine d’années rentrent par l’arrière. Elles réussissent à forcer les portes en donnant des coups de pied dedans. Dès que le bus commence à rouler, elles se dirigent vers ma fille et commencent à l’insulter. Ensuite, elles se mettent à la frapper. […] Pendant qu’elle se fait frapper, elle essaye de partir vers l’avant du bus mais n’y arrive pas. Pendant l’agression, personne n’a bougé dans le bus. Pourtant, à cette heure-là, il y a du monde ! Les gens sont restés avec leurs écouteurs sur les oreilles, ou à jouer avec leurs téléphones. […] Je suis en colère ! Elle serait restée sur le carreau, personne n’aurait bougé. »
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Oui, il y a de quoi être choqué, particulièrement si l’on est soi-même parent ; l’identification devient alors évidente.
Mais oublions un instant le recours instinctif à l’émotion – sentiment noble qui peut cependant s’avérer tyrannique en ce sens qu’il étouffe la raison – et demandons-nous pourquoi nul n’est intervenu à Brest, pas plus qu’à Lille, en 2014, lorsqu’une jeune femme a été violentée dans le métro sous le regard indifférent des voyageurs.
Si je ne dédouane pas ceux qui assistent sans broncher à ces violences tribales, j’admets toutefois qu’ils puissent être effrayés.
On pourrait presque parler d’individualisme de survie.
 Car la rage décomplexée, à laquelle les pédagogues du vivre ensemble répondent par une culture de l’excuse insupportable, ne connaît plus aucune limite en France : désormais, on peut mourir en photographiant un lampadaire, comme Jean-Claude Irvoas en 2005.
Pire : se rebeller contre ses agresseurs, c’est risquer le couperet de la justice, tel René Galinier, qui avait jadis tiré avec son fusil sur des cambrioleuses.
On ne lui avait pas accordé le droit à la légitime défense en le condamnant et – opprobre suprême – l’accusant dans les médias d’être un héros de la fachosphère !
 La justice joue bien un rôle prépondérant dans ce renoncement à agir.

Les agresseurs le savent, particulièrement ceux des minorités protégées !

Certes, Ouest-France ne dit pas quelle était l’origine ethnique – c’est, à présent, un tabou dans la presse ! – de celles qui ont frappé la jeune fille mais, signe des temps : « Les policiers [ont] dit qu’ils connaissaient l’agresseure (sic) principale et qu’elle n’avait même pas peur d’eux. »

La peur a en effet changé de camp, entretenue par une haine de soi savamment distillée dans les esprits depuis des décennies.
 Pour preuve la remarque de la mère, qui trouve le moyen de glisser, à propos de l’une des « sauvageonnes » : « Cette gamine doit être en souffrance pour faire ce qu’elle a fait. »

Ou comment conditionner un peuple à accepter l’inacceptable !

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