mercredi 9 novembre 2016

Victoire de Donald Trump : un séisme politique ?

 
 
 
 
Le 09/1/2016
 
 
Nul ne saurait dire si l’arrivée de Donald Trump à la tête de l’État le plus puissant du monde sera ou non bénéfique.
 
C’est un séisme politique qui s’est produit cette nuit aux États-Unis. Donald Trump a remporté la Maison Blanche, contrairement à toutes les prévisions. Au moment où ces lignes sont écrites, l’agence Associated Press vient de l’annoncer et Hillary Clinton a téléphoné à son adversaire pour reconnaître sa défaite.
 Défaite qui n’est pas seulement celle d’Hillary Clinton, mais aussi celle des sondages, des médias qui, pour la plupart, avaient pris parti contre lui, des experts, qui se sont égarés dans leurs analyses.

François Hollande, lui-même, s’est trompé : « Il y a des élections qui vont se produire aux États-Unis, une présidente va être élue », a-t-il déclaré samedi, avec sa perspicacité habituelle, lors d’un discours sur l’Europe.

Mais il est probable que le futur président des États-Unis ne sera pas incommodé par les propos imprudents d’un homme en fin de règne, qui ne bat des records qu’en impopularité.
À moins de ne retenir que les excès de langage du candidat républicain, qui permettent d’en faire facilement la caricature, nul ne saurait dire si l’arrivée de Donald Trump à la tête de l’État le plus puissant du monde sera ou non bénéfique aux Américains et au reste du monde.
On peut, en revanche, faire quelques constats incontestables.
Les électeurs américains ont voté contre le système.
Ils ont choisi une véritable alternance.
La majorité silencieuse a décidé de prendre la parole : en déposant un bulletin, elle a crié haut et fort qu’elle voulait le changement.
La colère, notamment des classes moyennes, n’avait pas été pris en compte.
 Les majorités démocrates des grandes villes n’ont pas fait le poids par rapport à l’Amérique profonde.
Bien que la situation de la France ne soit pas comparable à celle des États-Unis, force est de constater, qu’on le regrette ou non, des facteurs similaires.
Marine Le Pen ne s’y est pas trompée, qui a twitté, sans attendre le résultat définitif : « Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre ! »
Les Français veulent le changement.
Les partis dits de gouvernement qui vont se disputer le pouvoir dans les prochains mois devraient s’interroger davantage sur la politique qu’ils ont menée, sur celle qu’ils proposent dans leurs programmes, et, surtout, se remettre en question.

Il est probable qu’ils vont utiliser ce résultat pour essayer de se présenter comme les vrais artisans du changement et alerter les Français contre l’aventure que représenterait Marine Le Pen.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste a déjà twitté : « La Gauche est prévenue ! Continuons nos enfantillages irresponsables et ça sera Marine Le Pen. »

Mais les condamnations verbales et les promesses électorales risquent bien de ne pas suffire à convaincre une France sur le chemin de la révolte, voire de la révolution.


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